VacciniUM (L.). ATRELLE
Caractères de la famille.
* Feuilles tombant chaque année.
1282. V. uyrTirzus (L.). A. MYRTILLE,
Tige dressée, rameuse et anguleuse ; f. molles, glabres et d’un vert pâle, ovales-lancéolées et finement denticulées; corolle en grelot, à petites dents recourbées; baie d’un noir bleuâtre et à saveur acidulée ; fl. blanches ou rosées, solitaires sur des pédoncules axillaires. b. Fl. mai. Fr.-juillet-août. (V. D.)
Bois et bruyères des montagnes.
1283. V. uuiciNosux (L.). À. DES FANGES.
Tige dressée, rameuse, à rameaux cylindriques et non anguleux; f. glabres, fermes et coriaces, obovales-obtuses et parfaitement entières, glaucescentes et veinées en dessous; corolle en grelot ovale, à petites dents obluses et recourbées; baie d’un noir bleuûtre ; f1. blanches ou rosées, portées sur des pédoncules agrégés, formant par leur réunion de petites grappes penchées. b. F/. mai-juin. Fr. juillet-août. (V. D.)
Lieux tourbeux et marécageux des montagnes. — Loire, Picrre-sur-Haute,
entre Loule et Pierre-Sonnante. — Ain. Colliard; le Vély; le Jura. — Is. La Grande-Chartreuse, au Grand-Som.
** Feuilles persistantes.
1984. V. vinis-Inga (L.). A. ou Monr-Ipa. Tiges fermes, dressées ou ascendantes ; f. glabres, fermes, coriaces, obovales-obtuses, très-entières, d’un vert brillant et foncé
en dessus, pointillées, d’un vert blanchâtre et à bords roulés en dessous ; corolle campanulée, à lobes roulés en dehors; baie rouge; fl. blanches ou rosées, en grappes terminales. b. F1. mai-juin. Fr. août-septembre. (V. D.)
Pâturages et bois secs des montagnes. — Rh. Montagnes de Tarare. — Loire.
Pilat : Pierre-sur-Haute. — Ain. Le lac Silans; le Jura. — 1s. La Grande-Chartreuse,
1985. V. oxycoccos (L.). À. cANNEBERGE. — Oxycoccos palustris (Pers.).
Tiges filiformes, rameuses, rampantes et entrelacées ; f. petites, glabres, ovales-lancéolées et mucronulées, vertes en dessus, blanchâtres et à hords roulés en dessous; corolle en roue, à 4 segments réfléchis, si profonds qu’elle paraît polypétale ; baie rouge ; fl. roses, solitaires sur des pédoncules allongés, filiformes, munis de deux petites bractées vers leur milieu. 4. Fl. mai-juin. Fr. aoûtseptembre. (V. D.)
Marais tourbeux. — Loire. Pilat, à Praveille, dans le grand bois; les Salles, marais de la Prat (abbé Faye); Picrre-sur-Haute. — Ain. Marais de Colliard, du Vély et du Jura.
31° FAMILLE. — ÉRICACÉES.
C’est la Bruyère, en latin Erica, qui a donné son nom à celte élégante famille. Parmi les nombreuses espèces qui composent ce genre, nous n’en possédons qu’une seule, celle qui est répandue à peu près partout ; mais si elle est la plus commune, elle n’est ni Ja moins belle ni la moins intéressante. Vers la fin de l'été, elle jette sur nos collines arides son manteau de fleurs roses, qui repose agréablement les regards, et sur lequel le botaniste trouve, pour se délasser de ses fatigues, un siége plus riant et surtout plus sûr que le trône des rois. Les Bruyères ne sont pas les seuls membres de cette famille, on y rencontre encore le Raisin-d’ours aux graines de corail, le Rosage ferrugineux, qui rougit les flancs des Alpes de ses corolles empourprées, et les Rhododendron ses frères, venus de l’Asie et de l'Amérique, qui, avec les Azalées, sont l’une des plus magnifiques conquêtes de nos serres et de nos jardins.
Laïissons pour un moment ces beaux étrangers, et revenons à nos Ericacées indigènes pour les soumettre aux lois de lanalyse scientifique. Ce sont des sous-arbrisseaux ou des arbrisseaux à feuilles toujours sans stipules, alternes, éparses ou verticillées. Le calice, persistant, est monosépale, mais divisé quelquefois si profondément que les segments paraissent libres. La corolle, insérée à la base du calice, est monopétale, à 4-5 dents, lobes ou divisions. Les étamines, au nombre de 4-5 ou bien de 8-10, sont insérées sur le réceptacle ou à la base de la corolle; mais, toujours libres, elles ne lui adhérent jamais. L’ovaire, supére, terminé par un
54° FAMILLE. — ÉRICACÉES. 371
seul style à stigmate simple, devient un fruit tantôt charnu et indéhiscent, tantôt capsulaire et s’ouvrant de diverses manières. Les graines qu’il renferme sont toujours sans aile ni membrane.