Erica (L.). BRUYÈRE
Calice à 4 segments colorés ; corolle campanulée ou en grelot, partagée au sommet en 4 dents, lobes ou divisions, persistantes et se fiétrissant sur le fruit ; fruit capsulaire, à 4 loges et à 4 valves.
“ Corolle à 4 segments, plus courte que le calice.
1291. E. vuzcaris (L.). B. conmune. — Calluna vulgaris (Salisb.). — Calluna erica (D. C.).
Gous-arbrisseau très-rameux, à tiges tortueuses et rapprochées en touffes; f. petites, sagittées, opposées, imbriquées et disposées sur 4 rangs, ce qui fait paraître chaque petit rameau quadrangulaire; calice coloré, à 5 segments profonds, entouré à la base de petites écailles imbriquées qu'on pourrait d’abord prendre pour un calice ; capsule à 4 loges, à 4 valves, el à cloisons correspondant à l’entre-deux des valves ; fl. roses, rarement blanches, en petites grappes spiciformes. &. Juillet-septembre.
Lieux arides, bois découverts. C. C.
52° FAMILLE. — PYROLACÉES. JF ** Corolle à 4 dents ou lobes, dépassant longuement le calice.
4292. E. ciNEREA (L.). B°CENDRÉE.
Tige de 4-6 déc., rameuse, difluse, à rameaux dressés; écorce des jeunes rameaux finement pubérulente, à pubescence cendrée ; f. linéaires, glabres, d’un beau vert, verticillées 3 à 3, formant de petits faisceaux; calice à 4 sépales glabres, scarieux sur les bords ; corolle ovale-urcéolée, à 4 lobes courts ; éfamines incluses, à anthères aristées ; fl. rouges ou d’un rouge violacé, quelquefois blanches, disposées en grappes terminales. b. Juillet-octobre.
Lieux stériles, bruyères. — Loire. Les Salles, lieu dit Brissay, où elle est mêlée avec l'E. vulgaris; Saint-Martin-d'Estrau; abonde sur la colline où se trouve le château de Lalierre. — Is. Montfalcon, près de Roybon (abbé Boullu). 1993. E. vacans (L.). B. VAGABONDE.
Tige de 4-10 déc., rameuse, à rameaux allongés, ordinairement feuillés au-dessus de la grappe ; écorce des jeunes rameaux glabre; f. linéaires, glabres, verticillées par 4 ou 5; calice à lobes ovalesarrondis, beaucoup plus courts que la corolle ; corolle monopétale, campanulée; éfamines saillantes, à anthères mutiques ; f. roses, axillaires, pédicellées, en grappes feuillées. 5. Juin-septembre.
Bois sablonneux, landes. — Js. Bois de Chambaran, à Roybon (abbé Boullu).
52e FAMILLE. — PYROLACÉES.
Les deux genres dont nous avons formé cette petite famille faisaient autrefois partie de celle des Ericacées. Si nous avons jugé à propos de les réunir en un groupe séparé, c’est, d’une part, parce que les plantes qu’ils renferment diffèrent totalement des Ericacées par l’ensemble de leur port et de leur physionomie; c’est, de l’autre, parce qu’elles offrent dans leur fructification des caractères frappants de ressemblance.
Nous ne trouverons dans les Pyrolacées que des plantes herbacées, tandis que, dans la famille précédente, il n’y a que des arbustes ou des sous-arbrisseaux. Leurs fleurs ont un calice à 45 segments ou sépales persistants, et une corolle à 4 ou 5 pétales quelquefois un peu soudés à la base. Les étamines, en nombre double de celui des pétaies, sont insérées, comme eux, sous l’ovaire qu’elles entourent. L’ovaire, supére, terminé par un seul style, devient une capsule à 3 ou 5 loges renfermant des graines petites et nombreuses, entourées d'une membrane tubuleuse et réticulée.