CYCLAMEN (L.). CYCLAME
Calice à 5 lobes; corolle à tube court, renflé en forme de demisphère, et à 5 segments relevés; 5 étamines conniventes par les anthères; 1 style fiiforme; capsule globuleuse, s’ouvrant par 5 valves. Plantes à racine tuberculeuse, à feuilles toutes radicales et à hampes uniflores, se roulant en spirale aprés la floraison.
380 53° FAMILLE. — PRIMULACÉEÉS.
1509. C. Europæux (L.). C. D'EUROPE.
Hampes de 5-10 cent., pubescentes; f. un peu épaisses et charnues, ovales ou arrondies, en cœur à la base, sinuées-crénelées sur les bords, vertes et souvent marbrées de blanc en dessus, ordinairement rouges en dessous; corolle à gorge entière, trèsouverte, d’une couleur plas foncée que les segments; segments n'étant que 1-2 fois plus longs que larges ; fl. ordinairement rouges, rarement roses ou blanches, exhalant une suave odeur. %. Août-octobre. (V. P.)
Bois couverts des montagnes. — Ain. Bords de l’Ain, sous Serriéres; chemin de la Serpentouse, en allant de Confort à Chézery;.Dortan ; Ovonnax. — Parterres.
— Dans la var. à fl. blanches, les feuilles ne sont pas rouges en dessous. 325. PRIMULA (L.). PRIMEVÈRE.
Calice à 5 lobes; corolle en entonnoir ou en coupe, à tube allongé, dilaté au point d'insertion des élamines qu'il renferme, à gorge tantôt munie, tantôt dépourvue d’appendices, et à limbe partagé en 5 lobes; capsule à graines trés-nombreuses, à $ valves souveut bifides, ne s'ouvrant qu'au sommet. Plantes à f. toutes radicales.
1310. P. crAnpirLorA (Lamk.). P. A GRANDES FLEURS. — P. acaulis (Jacq.).
(Vulg. Coucoumelle.)
Hampe communément uniflore, hérissée de poils étalés; f. obovales ou oblongues, ridées, inégalement denticulées, atténuées en pétiole ailé; calice tubuleux, profondément divisé en segments lancéolés et longuement acuminés ; limbe de la corolle plan, à diamètre presque deux fois plus grand que la longueur du tube ; capsule dépassant à la maturité le tube du calice, qui est alors exactement appliqué sur elle; fl. grandes, ordinairement d’un jaune clair, avec 5 taches orangées à la gorge (manquant queiquefois), rarement à fl. blanches ou d’un lilas pâle à l’état spontané. %. Mars-mai. (V. D.)
b. var. caulescens (Koch). Hampes multiflores (1); fl. en ombelles dressées. Bois, prairies. — Cultivée à fl. doubles, blanches, roses ou d’un beau lilas. — La var. b diffère de l’espèce suivante par les fleurs plus grandes et d’un
jaune plus pâle.
4511 P. varragiLis (Goup.). P. VARIABLE.
Hampes ordinairement multiflores, les premières cependant quelquefois uniflores; f. oblongues ou obovales, ridées, insensiblement atténuées en pétiole ailé, finement pubescentes sur la page inf.; calice campanulé, divisé en lobes lancéolés, aigus, n'atteignant pas tout à fait la moitié du tube ; limbe de la corolle plan, à diamètre n'étant pas une fois et demie plus grand que la longueur du tube; capsule beaucoup plus courte que le calice, ce-
(1) Les premières hampes sont quelquefois uniflores.
55° FAMILLE. — PRIMULACÉES. 381
lui-ci évasé et non appliqué sur elle à la maturité; fl. faiblement odorantes, jaunes, marquées de 5 taches orangées, plus foncées à la gorge, disposées en ombelles terminales dressées. %. Marsmai. (V. D.)
Prairies, bois. A. C. — Parterres.
— Cette plante est ordinairement mélangée avec les P. grandiflora et officinalis, dont elle n’est qu’une hybride. On trouve des individus qui sont plus voisins de la P. grandiflora et d'autres qui se rapprochent davantage de la P. officinalis. Les nombreuses et élégantes variétés qu’on cultive dans les jardins ont des fl. à reflets veloutés, offrant toutes les nuances du rouge, du marron, du violet, du lilas, ete., mélangées de blanc, de jauve et d’orangé. Quelquefois la fl. devient double, mais d’une maniére singulière; le calice se change ea corolle, de telle sorte qu’on dirait que chaque fleur en porte une autre dont on aurait enfilé le tube dans le sien.
1512. P. ELATIOR (Jacq.). P. ÉLEVÉE.
Hampe mulliflore, hérissée ainsi que les pédicelles de poils blancs, un peu flexueux, étalés; f. ovales ou oblongues, ridées, inégalement sinuées-denticulées, à pétiole ailé; calice tubuleux, à lobes acuminés, atteignant à peusprès le tiers de son tube ; corolle à limbe d’abord un peu coneave, & la fin plan ; capsule oblongue, dépassant le tube du calice qui est étroitement applhqué sur elle; f. d’un jaune pâle, offrant une couronne plus foncée à la gorge, mais non marquées de taches orangées disposées en étoile, comme dans les espèces précédentes, réunies en ombelle terminale, penchée, unilatérale, ne se dressant qu'après la floraison. %. Mars-mai, juillet-août sur les montagnes.
Prairies, pâturages, — Rh. Le Beaujolais, où elle est assez commune. — Loire. Chalmazelle; les Salles; Champoly. — Ain. Mognencins; Thoissey et ses environs, où elle est le plus commune; le Reculet; la Dôle. — 1s. Corbelin, prés les Avenières; la Grande-Chartreuse, au Grand-Som. R.
— Au Grand-Som, les f. sont insensiblement atténuées à Ja base; à Corbelin, elles sont arrondies et brusquement contractées en pétiole.
1513. P. orriciNazis (Jacq.). P. oFFiciNALE. — P. veris (Willd.). (Vulg. Coucou.)
Hampe multiflore; f. ovales, ridées, inégalement onduléescrénelées, finement tomenteuses-grisâtres en dessus, brusquement contractées en un pétiole ailé et denticulé; calice pubescent-tomenteux, à tube fortement renflé, divisé en lobes triangulaires, courts, larges, mucronulés ; corolle à limbe concave, ce qui la rend infandibuliforme ; capsule ovale, beaucoup plus courte que le calice, celui-ci évasé, non appliqué sur elle; fl. odorantes, d’un jaune foncé, marquées de 5 taches orangées à la gorge, disposées en ombelle lerminale, penchée, unilatérale, ne se dressant qu’après la floraison. %. Avril-mai. (V. D.)
Prairies, bois. C. C. C. — Culiivée quelquefois dans les jardins, où elle
offre des variétés à fl. rouges ou d’un jaune orangé; elle devient double de la même manière que la P. variabilis,
1514. P. suaveoLENs (Bert.). P. À SUAVE ODEUR.
Dilfère de la précédente 4° parce que toutes ses parties sont recouvertes d’un duvet velouté plus long, plus abondant, tomen-
332 55° FAMILLE. —— PRIMULACÉES.
teux-blanchâtre à la face inf. des feuilles ; 2 par les feuilles plus décidément en cœur.à la base et à pétiole plus long; 3° par le calice plus enflé, presque vésiculeux, à dents plus longues; 4° par la corolle plus grande, moins concave, plus ouverte, à tube dépassant à peine le calice. %. Avril-mai.
Rocailles des hautes montagnes calcaires. — Ain. Le Jura, au-dessus de Thoiry (Reuter).
1315. P. AuricuLA (L.). P. AurICULE.
Hampe multiflore, munie d’une pubescence farineuse, qui se retrouve sur les pédoncules, sur les calices et sous les feuilles pendant leur jeunesse; f. épaisses, charnues, lisses et non ridées, obovales, entières où légèrement ondulées-dentées, atténuées en pétiole ailé; calice à tube arrondi, non anguleux, plissé en travers, et & segments ovales, obtus, 2-3 fois moins long que le tube de la corolle; corolle à gorge munie d’une couronne blanchefarineuse ; fl. à suave odeur, jaunes à l’état spontané, disposées en ombelles dressées. %. Mai-juin, (V. D.)
Rochers des montagnes calcaïfes. — Savoie. Route de Pierre-Châtel à Yenne, à dix minutes du pont (1). {s. La Grande-Chartireuse. — On en cultive, sous le noi d’Auricules, de superbes variétés, dont les fleurs veloutées offrent les plus riches nuances du rouge, du violet, du bleu, du jaune et du blanc.
1316. P. FARINOSA (L.). P. FARINEUSE.
Hampe multiflore, grêle, pubérulente au sommet ; f. plus petites que dans les autres espèces, obovales-oblongues, un peu ridées, lésèrement crénelées, atténuées en un pétiole ailé, couvertes en dessous, dans leur jeunesse, d’une fine poudre farineuse qui se retrouve sur le calice; calice arrondi, non anguleux, égalant à peu près le tube de la corolle ; petites fl. roses ou lilacées, rarement blanches, jaunes à la gorge, en ombelles dressées, entourées à la base de bractées réunies en forme d’involucre. %. Mai-août.
Prés humides autour du lac de Joux, près des Rousses, dans le Jura (2). R.R.