‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 724 sur 1009 · GENTIANA (L.). GENTIANE · texte numérisé non relu

GENTIANA (L.). GENTIANE

Calice à 4-10 divisions plus ou moins profondes; corolle en entonnoir, en cloche ou en roue, à limbe partagé en 4-10 lobes; 4-5 étamines ; anthères quelquefois connées, ne se tordant pas en, spirale après l'émission du pollen ; stigmate bifide, sessile et persistant ; capsule uniloculaire; f. opposées, souvent un peu connées à la base.

*“ Corolle non ciliée, en cloche ou en roue, à 4-9 divisions. 4335. G. LuTEA (L.). G. saAUNE. (Vulg. Grande Gentiane,)

Racine épaisse et profonde; tige s’élevant à 1-2 m., droite, ferme, robuste ; f. d’un vert cendré, ovales, très-larges, marquées de nervures très-fortes et convergentes, les radicales atténuées en pétiole, les sup. sessiles et connées; calice membraneux, en forme de spathe fendue d’un seul côté; corolle en roue, à segments très-profonds, lancéolés-acuminés, ouverts en étoile; fl. jaunes, pédonculées et verticillées. %. Juin-juillet. (V. D.)

Bois et prairies des hautes montagnes. — Rh. Montagnes. de Tarare. — Loire. Marlhes, au pré Lager; Pierre-sur-Haute; Saint-Sauveur, au sommet

de Taillard. — Ain. Le Haut-Bugey; le Revermont; le Jura. — Îs. La Grande- Chartreuse; Chalais.

— Cette plante, dit Haller, est un géant parmi la troupe plébeienne des plantes dés Alpes.

1336. G. puncrara (L.). G. poncruée. — G. purpurea (Vill. non L.).

Racine grosse, souvent hors de terre; tige de 2-5 déc., droite, ferme, robuste ; f. d’un vert un peu cendré, assez larges quoique moins que dans Pespèce précédente, marquées de nervures trèsfortes et convergentes, les radicales ovales, atténuées en pétiole ailé, les caulinaires lancéolées, plus étroites, d’abord à pétioles courts et connés, à la fin sessiles et embrassantes; calice membraneux, coupé obliquement au sommet, fendu profondément d'un

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côté, divisé sur les autres en G-8 dents inégales ou presque égales ; corolle campanulée, à lobes arrondis, obtus, peu profonds ; fl. ponctuées de brun sur un fond jaunâtre, souvent d’un pourpre obscur à l'extérieur, sessiles et verticillées à l’aisselle des feuilles et au sommet de la tige. %. Juillet-août.

Pâturages des hautes montagnes. — Is. La Grande-Chartreuse, au Grand- Som, prés du sommet. R.

1337. G. PNEUMONANTHE (L.). G. PNEUMONANTHE.

Tige de 1-5 déc., dressée ou un peu courbée-ascendante; f. oblongues-lancéolées, marquées d’une seule nervure, connées à la base en une petite gaine, lesinf. réduites à de simples écailles; calice campanulé, à 5 segments linéaires-Jancéolés et dressés; corolle campanulée, à 5 lobes triangulaires; grandes fl. d'un beau bleu de rot, rarement blanches, avec 5 stries ponctuées de vert, les inf. pédonculées à l'aisselle des feuilles, les sup sessiles, quelquefois réduites à une seule terminale. %. Juillet-octobre.

b. var. humilior. Tiges ne s’élevant qu'à 1 déc., venant par touffes, les extérieures d’aberd étalées, puis ascendantes; f. trés-serrées, non enroulées sous les bords; fl. ordinairement unique et terminale.

Prés marécageux. — Rh. Vaux-en-Velin; l'Argentière; Saint-Martin-en- Haut. — Loire. Le mont Semioure, à Châtelneuf; Pierre-sur-Haute; les Salles. — Ain. Divonne; Pouzafol, près de Lagnieu; Bourg, à Boz et Chevroux;

étang Genoud, près de Pont-de-Veyle. — Is. Dessine; Meyzieu; Pont-Chéry. — Var. b. Abonde à Pilat, dans un pré avant le Bessat, au point où les routes s’entrecroisent.

1358. G. cruCIATA (L.). G. CROISETTE.

Tige de 1-6 déc., ferme, ascendante ; f. par paires croisées, oblongues-lancéulées, marquées de 3-5 nervures, connées à la base en une gaine blanchâtre qui est plus allongée dans les f. inf.; corolle tubuleuse, à & lobes souvent séparés par de petites dents; ft. d'un bleu pâle, sessiles et verticillées. %. Juillet-sep-

Coteaux secs, pelouses des bois, surtout des terrains calcaires. — Rh. Le Mont-Cindre; le Mont-Tout ; Couzon; Theizé. — Ain. La Chartreuse de Portes; Mont-Griffon et tout le Haut-Bugey; le Revermont. — Is. La Grande- Chartreuse. P. C.

1539. G. KocuranA (Perrier et Songeon). G. DE Kocn. — G. acaulis (L. part.). G. acaulis a latifolia (Gr. et Godr.). — G. excisa (Koch).

Souche épaisse, courte, tronquée, ordinairement sans stolons souterrains ; tige peu élevée, à angles un peu saillants; f. vertes, molles, non marcescentes, peu luisantes à la face supérieure, les radicales étalées en rosette, grandes, planes, largement oblongues ou elliptiques, les caulinaires, au uombre ordinairement de 2 paires, elliptiques ou oblongues, aiguës ou acuminées ; calice à divisions oblongues ou ovales-oblongues, lâches, non appliquées, un peu rétrécies à la base, réunies par une membrane et formant des sinus ironqués; fl. grande, d’un bleu foncé avec une teinte pourprée, marquée à la gorge de taches d’un vert noirâtre, prenant une teinte plus foncée par la dessiccation. %. Juin-juillet.

Pelouses des hautes montagnes. — Ain. Arvières; le Poizat; Retord; Hauteville; le Jura. |

bé 5? FAMILLE. — GENTIANACÉES. 391 4340. G. azriNA (Vill.). G. DES ALFES. . €

Souche peu épaisse, non tronquée, à stoions souterrains allongés et filiformes, éparpillant sur le sol des rosettes stériles ou florifères ; tige toujours très-courte ou presque nulle, à angles peu saillants; f. charnues, souvent marcescentes, ‘un peu luisantes, d'un vert très-pâle et glauque, les radicales étalées en rosette serrée, petites, Mr à peine plus longues que larges, les caulinaires au nombre de "paire, elliptiques, aiguës, un peu carénées ; calice à divisions ovales ou ovales-oblongues, lancéolées, presque pas rétrécies à la base; fl. de moitié plus petite que dans la précédente (2-4 cent. au plus), d’un hleu foncé, marquée à la gorge de taches d’un vert obscur, à tube jaunissant par la dessiccation. %. Juillet-août.

Prairies sèches des hautes montagnes. —- Ain. Le Vély; sommets du Jura.

4541. G. CLustr (Perrier et Songeon). G. pe CLusius. — G. acaulis (L. part.).

Souche presque sous-ligneuse, assez épaisse, tronquée, à divisions souvent assez nombreuses, terminées par des rosettes formant un gazon serré; tige de 5-15 cent., à angles saillants; f. coriaces, raides, non luisantes, à bords rudes, très-finement denticulées (à la loupe), les radicales en roselte, nombreuses, étalées ou étalées-dressées, ordinairement marcescentes, lancéolées ow elliptiques-lancéolées, terminées par une pointe cartilagineuse très-aiquë, planes, marquées en dessus, depuis la base jusqu’à la moitié du limbe, d’un sillon profond, à 3 nervures, les caulinaires 1-2 paires, elliptiques-lancéolées ; calice à divisions dressées, denticulées (à la loupe), appliquées sur le tube de la corolle, et formant entre elles des sinus très-aigus, lancéolées, atténuées insensiblement de la base au sommet ; ft. d’un bleu foncé, & gorge non tachée de vert, à tube ne jaunissant pas par la dessiccation. %. Juin-juillet. :

Lieux rocailleux des hautes montagnes calcaires. — Ain. Le Reculet (Reuter). 4542. G. AnNGustiFoLtA (Vill.). G. A FEUILLES ÉTROITES. — G. acaulis var. lon-

gifolia (Billot).

Souche assez grêle, émettant de noïinbreux rhizômes souterrains très-grêles, terminés par les roseites formant un gazon làche et étendu ; tige de 3-10 cent., à angles saillants ; f. charnues, très-luisanies et comme vernissées à la face sup., les radicales en rosette, élalées, à peine marcescentes, à 3 nervures dont les 2 latérales peu visibles, oblongues ou linéaires-oblongues, longuement atlénuées vers la base, les caulinaires au nombre de 2 paires ; calice à divisions étalées ou étalées-dressées, ovales ou ovales-oblongues, rétrécies à la base, brusquement acuminées-mucronées, à bords érodés-denticulés (à la loupe) ; fl. à limbe d’un bleu d'azur, sans teinte purpurine, marquée à la gorge de taches d’un

-vert gai, à tube ne jaunissant pas par la dessiccation. %. Mai-juiilet.

Pelouses sèches, rocailles des hautes montagnes calcaires. — Is. La Grande- Chartreuse; Chalais,

é 392 57° FAMILLE. — GENTIANACÉES. |

1345. G. Frœruicuit (Hladnik.). G. DE Frœricn. F

Tige uniflore, très-courte, presque nulle; f. radicales, linéaireslancéolées, courbées en gouttière, arquées vers. la terre, et non pas étalées en rosette plane; calice à divisions linéaires-lancéolées, étalées-dressées ; corolle campanulée, à 5 lobes triangulaires et obtus ; fl. grandes, d'un bleu clair, non ponctuées intérieurement. %. Juin-juillet.

Le Grand-Som, à la Grande-Chartreuse, M: les rochers au niveau de Bovinant. R. R. R.

— Cette espèce rare, déjà indiquée par de Candolle, m’a été communiquéeen 1850 par feu M. le docteur Romme, de Voreppe, dont le savoir ne pouvait être égalé que par sa modestie et ses vertus, Je ne sais si d’autres botanistes l’ont retrouvée depuis cette époque.

** Corolle en coupe, à tube cylindrique, n’étant ni barbue à la gorge, ni ciliée sur les bords des lobes.

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