CONVOLYULUS (L.). LISERON
Calice à 5 segments si profonds qu’ils ressemblent à des sépales libres; corolle en entonnoir campanulé, entière, mais à 5 plis et à 5 angles formant des lobes obscurs; capsule indéhiscente, à graines anguleuses. Plantes herbacées, munies de feuilles.
* Fleurs munies à la base du calice de 2 larges bractées foliacées. — Calystegia (Rob. Br.).
1555. C. særrux (L.). L. pes uates. — Calystegia sepium (Rob. Br.).
Tige anguleuse, volubile, s’élevant très-haut en se roulant autour des plantes voisines ; f. pétiolées, largement ovales-sagittées, à oreillettes d’abord parallèles au pétiole, puis obliquement coupées, et souvent lobées-anguleuses ; calice entièrement recouvert par 2 bractées foliacées, larges, en cœur ; pédoncules quadrangu-
: 4, 396 58° FAMILLE, — CONVOLVULACÉES.
laires, axillaires, uniflores ; grandes fl. d’un beau blanc. %. Juinoctobre. (V. D.)
Haies ombragées. C.
** Braclées petites, placées sur le pédoneule et plus ou moins écartées de la fleur.
1356. C. ARvENSIS (L.). L. pes cHamps. (Vulg. Petite Vrillée.)
Tige couchée ou s'enroulant autour des plantes voisines ; f. pétiolées, sagittées, à oreilleltes ordinairement aiguës, quelquefois obtuses; pédoncules anguleux, axillaires, portant 1-3 fleurs ; f1. roses ou blanches, souvent tout à La fois roses et blanches. %. Juinseptembre. (V. D.)
Champs, chemins, etc. G. C. C.
— Les feuilles, toujours sagittées, sont tantôt ovales, tantôt oblongues, quelquefois même linéaires.
1357. C. CanTaBricA (L.). L. DE BISCAYE.
Plante hérissée de poils blanchâtres et soyeux. Tige de 1-6 déc., rameuse, dure à la base, ferme et se soutenant d'elle-même ; f. radicales ovales ou oblongues, obtuses, atténuées en long pétiole, les caulinaires lancéolées-linéaires ou oblongues-lancéolées, sessiles ou à peine pétiolées ; pédoncules portant 2-8 fleurs (rarement une seule); fl. roses ou blanches. %. Juin-juillet.
Coteaux secs et pierreux. — Rh. Saint-Alban. — Loire. Malleval ; Chavanay ; Pelussin, — Ain. La Pape; la Valbonne. — Is. Feyzin.
343, CuscuTA (Tournef.). CuscuTE.
Calice à 4-5 divisions; corolle campanulée ou en grelot, à 3-5 petits lobes ; 4-5 étamines insérées dans le tube de la corolle, audessus de petites écailles; capsule s'ouvrant comme une boîte à savonnette. Plantes herbacées, toujours parasites, grimpantes et dépourvues de feuilles.
* Fleurs sessiles ou à pédicelles plus courts que le calice.
1358. C. magor (D. C.). C. À crosses FLEURS. — C. Europæa a (L.).
Tiges rameuses, filiformes, d’un jaune verdâtre; calice charnu, à lobes ovales, obtus, égalant à peu près la moitié du tube de la corolle; corolle à lobes triangulaires, ohtus, étalés ou réfléchis, égalant à peu près la moitié de son tube ; écailles de la corolle laciniées, dressées et appliquées, très-petites, ne Sn son tube; étamines incluses ; styles plus courts que l’ovaire, divergents dès la base ; stigmates filiformes, aigus ; fl. blanchâtres ou rosées, sessiles, généralement tétramères, réunies en paquets globuleux. @. Juin-septembre. (V. D.)
Parasite sur l’Urtica dioica, sur le Robinia pseudo-acacia et autres plantes assez élevées. — Rh. Collonges: vallon d'Oullins, — Loire. Les Salles. — Is. La Grande-Chartreuse. R.
39€ FAMILLE. — SOLANACÉES. 397
1559. C. mivor (D. C.). C. À PETITES FLEURS. — C. epithbymum (L.). (Vulg. Teigne.)
Tiges rameuses, filiformes, ordinairement rougeâtres ; calice en soucoupe, à segments ovales, brusquement aäcuminés, presque égaux au tube de la corolle; corolle à lobes acuminés, d’abord étalés, puis réfléchis, égalant à peu près son tube ; écailles de la corolle simples ou frangées, s'arrondissant en voüte au-dessus de l'ovaire, et fermant le tube de la corolle; élamines saillantes ; styles dressés, rapprochés à la base ; stigmates filiformes, aigus ; fl. petites, d’un blauc rosé ou rougeâtre, sessiles ou très-courtement pédicellées, généralement pentamères, réunies en petits paquets globuleux, beaucoup moins gros que dans l'espèce précédente. @. Juin-septembre.
Parasite sur les Thymus serpyllum, Medicago saliva, Erica vulgaris et autres plantes peu élevées.
1560. C. rrirozrt (Babingt.). C. DU TRÈFLE.
Tiges rameuses, filiformes, d’un blanc jaunâtre, croissant par cercles réguliers qui étreignent le Trèfle et le font périr; calice à lobes triangulaires, non acuminés, non imbriqués, égalant à peu près la moitié du tube de la corolle; corolle cylindracée, à lobes triangulaires, acuminés, souvent dressés; écailles de la corolle simpies, courtement fimbriées, un peu convergentes, mais ne fermant pas son tube et ne recouvrant pas entièrement l'ovaire ; étamines saillantes ; styles divergents dès la base ; fl. blanches ou à peine rosées, courtement pédicellées, réunies en paquets serrés, plus gros que ceux de l’espèce précédente. @. Juin-septembre.
Parasite sur le Trifolium pratense. — Rh. Saint-Genis-Laval. — Loire, Le Sail-sous-Couzan. — Ain. Reyrieux; Misérieux. R.
— Elle doit se rencontrer ailleurs. Schültz pense qu’elle n’est pas indigène, et que nous la recevons quelquefois mêlée avec la graine du Trèfle. Engelmann ne la regarde que comme une variété de la C. minor.
** Fleurs à pédicelles plus longs que le calice.
1351. C. suaveoLENs (Seringe). C. À SUAVE ODEUR, — C. corymbosa (D. C. part., non Ruys et Pavon). — Engelmannia suaveolens (Pfeiffer).
Tiges rameuses, filiformes, jaunâtres ou un peu orangées ; corolle campanulée, beaucoup plus longue que le calice, à lobes ovales, réfléchis au sommet, égalant à peu près le tube; corolle à tube fermé par des écailles dentées; styles divergents, plus longs
ue l'ovaire; stigmates en tête ; capsules et graines très-grosses ; . blanches ou jaunâtres, à suave odeur, pédicellées, réunies par petits corymbes latéraux et très-lâches. @. Juillet-septembre.
Parasite sur le Medicago sativa. — Rh. Lyon, à la Mouche, R. n
39° FAMILLE. — SOLANACÉES.
C’est moins par sa beauté que par son utilité que cette famille se recommande à notre attention. Pour se convaincre de son im-
398 59° FAMILLE. — SOLANACÉES.
portance, il suffit de savoir qu’elle renferme la Jusquiame et la Belladone, le Bouillon-blanc et le Tabac, le Piment et lAubergine, la Tomate et la Pomme de terre. Si donc, en cueillant les Solanacées, nos yeux ne sont point toujours charmés par l'éclat de leurs couleurs, si notre odorat n’est pas attiré pâr la suavité de leurs parfums, bénissons au moins la bonté de la Providence, qui nous à ménagé dans les unes un remède pour nos maladies, dans les autres une nourriture bienfaisante ou un assaisonnement précieux.
Les Solanacées sont presque toutes des plantes herbacées. Leurs feuilles, toujours alternes, sont tantôt simples, dentées, sinuéeslobées ou pennatifides, tantôt pennées. Leurs fleurs, communément axillaires, mais naissant un peu au-dessus de laisselle des feuilles, ont un calice monosépale, à 5 divisions plus ou moins profondes, et un corolle monopétale, ordinairement à 5 lobes, et offrant les diverses formes de roue, de cloche, de coupe ou d’entonnoir ; 5 étamines, insérées à la base de la corolle, alternent avec ses divisions ; À seul style, portant un siigmate simple, termine un ovaire unique, qui devient tantôt une baie, tantôt une capsule, mais.se divise toujours au moins en à loges polyspermes.
1" TRIBU : VERBASCÉES. — Fruit capsulaire.