VERBASCUM (L.). MOLÈNE
Calice à 5 divisions ; corolle en roue, à 5 segments un peu in°gaux ; D étamines inégales, penchées, à filets souvent velus à la base, dilatés à leur sommet, qui porte les anthères insérées transversalement et obliquement ; capsule ovale, à 2 loges polyspermes. Plantes herbacées.
* Feuilles caulinaires plus ou moins décurrentes.
1:65. Y. 0 M. orriciNALE. — V. Schraderi (Mey.). (Vulg. Bouillonanc.
Plante entièrement recouverte d’un duvet court, laineux, un peu rude, d’un blanc jaunâtre. Tige de 1-2 m., droite, robuste, simple; f. épaisses, crénelées-dentées, les radicales et les inf. très-grandes, atténuées en un pétiole ailé, Les autres sessiles et entièrement décurrentes de l’une à l'autre, d'autant plus étroites et plus courtes qu’on se rapproche davantage du sommet ; étamines sup. plus courtes, à filets laineux-blanchâtres, les 2 inf. plus longuss, à filets glabres, ou munis seulement de quelques poils épars ; corolle concave ; fl. ordinairement jaunes, réunies par pelits paquets.sessiles, disposés en un long épi terminal. ©. Juillet-septembre. (Y. D.)
b, var. alba. F1. blanches.
c. var. ramosa. Tige rameuse, à plusieurs épis.
Bords des chemins, bois pierreux. C. — Les variétés plus rares. 1366. V. cAnEscENS (Jord.). M. BLANCHATRE.
Plante entièrement recouverte d'un duvet blanc, floconneurx, s'enlevant sous les doigts. Tige de 5-10 déc., droite, simple; f. épaisses, crénelées, les inf. ovales, atténuées en pétiole, les intermédiaires longuement décurrentes, les sup. ovales, brusquement acuminées; étamines sup. garnies de poils blanchâtres, les 2 inf. plus longues, presque glabres; corolle plane, large de
400 59€ FAMILLE. — SOLANACÉES.
2 cent. ou plus ; fl. jaunes, comme noyées dans le duvet, en épis. grêles, serrés ou peu interrompus. @). Juillet-août. Lieux sablonneux. — Rh. Lyon, au Grand-Camp. R,
1567. V. THAPSIFORME (Schrad.). M. FAUX THAPSUS. à
Plante couverte d'un duvet épais, luineux, persistant. Tige de 1-2 m., droite, robuste, ordinairement simple ; f. épaisses, crénelées, toutes sessiles, les radicales oblongues, les caulinaires ovales, acuminées, longuement décurrentes ; étamines sup. à filets garnis de poils blancs ou jaunâtres, les 2 inf. plus longues, glabres ou peu velues ; anthères longuement décurrentes ; corolle plane, large de 2 cent. ou plus; fl. ordinairement d’un beau jaune, en épis gros, serrés. (2). Juin-septembre.
b. var. alba. FI. blanches.
c var. ramosa. Tige rameuse, à plusieurs épis. Lieux pierreux ou sablonneux. — Ain. Pont-de-Vaux; Arbigny (Du Marché).
1558. V. crassirozium (D. G.). M. À FEUILLES ÉPAISSES. — V. montanum (Lois. non Schrad.).
Tige de 8-15 dée., le plus souvent simple ; f. épaisses, fortement tomenteuses, ovales-oblongues, entières ou à peine crénelées, les radicales pétiolées, les caulinaires longuement décurrentes; étamines toutes à filets glabres ; fl. jaunes, assez grandes, en épi gros et serré. (2). duillet-septembre.
Lieux secs. — Rh. Saint-Bonnet-le-Froid. — Loire. Le Planit, en montant à Pilat. — Ain. Au-dessus de Thoiry. R.
1369, V. PHLomo1nes (L.). M. FAUSSE PHLOMIDE.
Plante entièrement couverte d’un duvet laineux et jaunûtre. Tige de 4-12 déc., droite, ordinairement simple ; f. épaisses, crénelées-dentées, les radicales pétiolées, à limbe elliptique-lancéolé, beaucoup plus long que le pétiole, Les caulinaires sup. obovales, sessiles, courtement décurrentes ; étamines sup. à filets laineuxblanchâtres, les 2 inf. plus longues, gläbres ou peu velues, à anthère longuement décurrente, à peu près 2 fois plus courte que le filet; fl. jaunes, en épi grèle, un peu lâche, mais non interrompu. @. Juillet-septembre. &
Lieux sablonneux. — Rh. Lyon, à Perrache. — Ain. De Belley à Muzin; Bourg. — 1s. De Meyzieu à Pont-Chéry. R.
1570. V. AUSTRALE (Schrad.). M. MÉRIDIONALE, — V. phlomoides var. 2 (Koch).
Diffère de la précédente 1° par la couleur du duvet qui la recouvre : ce duvet est verdätre et non jaunâtre; 2° par les feuilles : les inf. sont oblongues ou ovales-lancéolées, les sup. sont plus larges, ovales, cuspidées, fortement veinées ; 3° par la disposition des fleurs : elles sont en long épi interrompu dans toute sa longueur. @). Juillet-septembre.
Lieux sablonneux. — Le long de la Saône, depuis Lyon jusqu'à Montmerle; de Meyzieu à Pont-Chéry.
59° FAMILLE. — SOLANACÉES. A01
311. V. Neworosux (Schrad.). M. Des Bois. — V. phlomoides var 5 (Koch).
Tige de 4-8 déc., droite, simple; f. d'un vert grisûtre, finement tomenteuses, les radicales longuement pétiolées, à limbe oblong, à peine plus long que le pétiole, les caulinaires sup. oblongues-lancéolées, légèrement décurrentes; élamines sup. à filet garni de poils blanes, les 2 inf. plus courtes, glabres, à anthères décurrentes ; fl. jaunes, de moitié plus petites que dans les deux espèces précédentes, en épi grêle, serré et interrompu à la base. ©). Juillet-septembre.
Bois secs, bords des chemins, cà et là.
** Feuilles caulinaires sessiles, mais non décurrentes (1).
1372. V. siNuATUM (L.). M. SINUÉE.
Plante munie d’un duvet jaunûtre et étoilé. Tige de 4-10 déc., dressée, arrondie ; f. inf. pétiolées, oblongues-lancéolées, sinuées ou sinuées-pennatifides, à lobes un peu ondulés, dentés ou incisés, les caulinaïres sup. lancéolées, sessiles, très-courtement décurrentes, les raméales en cœur, embrassantes ; étamines à filets munis de poils violets et à anthères toutes égales; fl. petites, jaunes, fasciculées, formant une grande panicule pyramidales@®. juillet-août.
Lieux incultes. — Rh. Lyon, sur Ja digue du Grand-Camp (Lertet}.
1373. V. zycunirTis (L.). M. LYCHNITE. |
Plante couverte d'une espèce de poudre blanchâtre qui se détache-sous les doigts. Tige de 3 8 déc., droite, simple ou rameuse au sommet; f. crénelées, vertes et un peu pubescentes en dessus, blanchâtres et tomenteuses-pubérulentes en dessous, les inf. oblongues, atténuées en pétiole, les sup. ovales, sessiles, non amplexicaules; étamines toutes à filets munis de poils blancs ou jaunâtres; fl. ordinairement jaunes, petites, pédicellées, réunies par petits paquets disposés en grappe serrée. @). Juilletseptembre.
b. var. alba. F. blanches. É
c. var. ramosa. Tige rameuse, à rameaux redressés contre la tige et formant par leur réunion une panicule contractée.
Bordsides bois et des chemins. C.
1374 V. puLviNATUM (Thuill.). M. pouDREUSE. — V. pulverulentum {Auct. non Vill.).
Plante plus ou moins couverte d'un duvet blanc, floconneux, s’enlevant facilement sous les doigts. Tige de 3-10 dée., droite, rameuse ; Î. crénelées, vertes et un peu floconneuses en dessus, tomenteuses en dessous, les inf. oblongues, atténuées en pétiale, les caulinaires demi-amplexicaules, les sup. ovales-arrondies. brusquement rétrécies en pointe oblique ; étamines toutes à filets
(1) Il n’y a exception que pour le seul V. Bastardii, que nous avons dù laisser dans cette section à cause de ses rapports avec ceux qui l’avoisinent.
402 59° FAMILLE. — SOLANACÉES.
munis de poils blanchätres ; fl. jaunes, petites, pédicellées, noyées dans le duvet avant leur épanouissement, réunies par petits paquets sur les rameaux, qui forment par leur réunion une panicule ouverte au sommet. @). Juillet-septembre. L
Lieux incultes. — Rh. Ecully, à Randin; Sainte-Foy-lez-Lyon, Pierre-Bénite, etc. — Loire. Les Salles; Chalmazelle, etc. — Ain. Trévoux; Reyrieux; Bourg, etc. — 1s. Dessine, au Moiard; les Balmes-Viennoises, etc. P. R 1375. V. rLoccosum (Waldst, et Kit.). M. FLOCONNEUSE.
Diffère de la précédente 1° par le duvet beaucoup plus épais et plus floconneux qui la recouvre, surtout dans sa jeunesse ; 29 par les f. caulinaires oblongues-lancéolées, acuminées. Les f. offrent la même disposition. @). Juillet-septembre.
Lieux incultes, bords des chemins. A. R.
1376. V. Nicruu (L.). M. NOIRE.
Tige de 5-10 déc. droite, ferme, d’un rouge noirâtre, cotonneuse, anguleuse au sommet; f. crénelées, d’un vert sombre et presque glabres en dessus, grisâtres et tomenteuses en dessous, les radicales et les inf. en cœur et portées sur de longs pétioles rougeûtres, les Sup. ovales-oblongues, sessiles ou presque sessiles ; filets des étamines tous garnis de poils violets ou rougeûtres ; 1. jaunes, pédicellées, réunies par peuts paquets formant une longue grappe terminale. @). Juillet-septembre. ,
Bois, bords des chemins. — Zh. Villeurbanne; Saint-Alban; Givors. — Loire. Chalmazelle. — Ain. Saint-Germain-de-Joux; Chézery et tout le Haut-Bugey. — Is. La Grande-Chartreuse. !
4377. V. Caaixi (Vill.). M. DE Cmarx. — V. Gallicum (Willd.).
Cette plante, distinguée par Villars de l’espèce précédente, en diffère 4° par sa tige arrondie, toujours ramifiée au sommet, à rameaux formant un angle très-ouvert avec l'axe principal; 20 par ses f. plus velues-tomenteuses, plus profondément lobuléesdentées, ordinairement incisées-lyrées à la base; 3° par ses fi. plus petites, portées sur des pédicelles moins longs. ©. Juilletaoût.
Bords des prés, hois pierreux, à la Grande-Chartreuse. R.
1578. V. uixTum (Ram.). M. mIxTE. — V. nigro-pulverulentum (Sm.). — V. nigro-floccosum (Koch). — V. Orientale (Bieb.) ? :
Tige de 5-10 déc., cotonneuse, droite, anguleuse et ramifiée au sommet ; rameaux grêles, dressés ; f. vertes et’ glabres ou à peine pubescentes en dessus, tomenteuses-cendrées en dessous, irrégulièrement sinuées-dentécs, les radicales elliptiques, pétiolées, atténuées à la base sur le péliole et non en cœur, les caulinaires ovales-ablongues, sessiles; étamines à filets munis de poils rougeâtres, quelquefois entremèêlés de poils blanchâtres ; fl. jaunes, petites, plongées avant leur épanouissement dans un duvet trèsépais, sessiles, réunies en paquets disposés en épis grêles formant par leur réunion une panicule terminale. ©. Juillet-septembre.
Lieux secs. — Rh. Mont-Chat, prés de la Guillotiére. — Is. Les Balmes- Viennoises; Pusignan. R.
59° FAMILLE. — SOLANACÉES. 493
— Cette plante n’est qu’une hybride, suivant les uns des V. nigrum et pulvinatum, suivant les autres des V. nigrum et floccosum. 1379. V. BLATTARIA (L.). M. BLATTAIRE. (Vuls. Herbe-aux-miles.)
Tige de 4-12 déc., droite, simple ou rameuse, hérissée au sommet de petits poils blanchâtreset glanduleux ; f. vertes, glabres, crénelées ou sinuées, les inf. oblongues, obtuses, rétrécies à la base, les caulinaires sessiles et demi-amplexicaules, devenant de plus en plus petites ; éfamines à filets hérissés de poils violets ; fl. jaunes, quelquefois blanches, un peu violacées à la gorge, ordinairement solitaires, portées sur des pédicelles 1-2 fois plus longs que la bractée, surtout à la maturité, disposées en grappe terminale effilée. @. Juillet-septembre. (V. D.)
Bords des chemins. P. R.
13580. .V. BasrarDit (Rœm. et Sch.). M. DE Basrarp.
Diffère du précédent 4° par sa lige plus élevée; 2° par Îles f. toutes finement tomenteuses, au moins en dessous, les caulinaires un peu décurrentes; 3° par les fl. toujours fasciculées par 2-T, à pédicelles inégaux, les uns plus courts, les autres plus longs que ja bractée. ©. Juillet-septembre.
Bords des chemins. — Rh. Sainte-Foy-lez-Lyon; Ecully, et probablement ailleurs. — Ain. Reyrieux.
— Cette espèce, probablement hybride, est intermédiaire entre la précédente et la suivante.
1581. V.BLATTARIOIDES (Lamk.). M. FAUSSE BLATTAIRE. — V. virgatum (With.).
Tige de 3-10 déc., pubescente-glanduleuse au sommet, ordinairement simple; f. pubescentes, crénelées, les inf. oblongues, rétrécies en pétiole, les sup. amplexicaules, ovales, acuminées; étamines à filets hérissés de pouls violets; pédicelles tous et toujours plus couris que la bractée et que le calice ; fl. jaunes, solitaires ou fasciculées, en longue grappe terminale. ©. Juilletseptembre. ;
Lieux incultes. — Jh. Lyon, à Perrache: Quincieu, — Ain. Bords de la Saône, à Trévoux; autour du bois des Volières, aux Echeyx. R.
lie TRIBU : DULCAMARÉES. — Fruit en baie. #