PuzmonarrA (Tournef.). PULMONAIRE
Calice campanulé, à 5 lobes et à 5 angles qui le rendent prismatique ; corolle en entonnoir, à gorge barbue ; 4 carpelkes. Plantes herbacées.
1416. P, TuperosA (Schrk.). P. TuBÉREUsE. — P. longifolia (Bast.). — P, azurea (Auct.) — P. angustifolia (L. part.).
Souche épaisse, noueuse, émettant de longues fibres charnues ; tige de 4-3 déc., dressée, anguleuse, hérissée de poils blanchâtres, étalés, non articulés, non glanduleux, un peu rudes ; f. molles, quelquefois tachées de blanc en dessus, les radicales elliptiques- Tlancéolées, atténuées en un long pétiole ailé, acquérant de grandes dimensions après la floraison, les caulinaires plus étroites, sessiles, demi-amplexicaules, lancéolées ; carpelles glabres, luisants, un peu carénés sur les côtés ; fl. d’abord rouges, puis violettes, à la fin bleu de ciel, disposées en grappes courtes. %. Mars-avril. (V. D.)
b. var. albiflora. F1. toujours blanches.
Bois, près. C. C. — Var. b. Loire. Les Salles (abbé Faye).
— C’est la seule espèce que nous ayons autour de Lyon. Le tube de la corolle est tantôt glabre, tantôt poilu au-dessous des pinceaux de poils de Ja gorge. J'ai observe que les fleurs bleu de ciel ont ordinairement le tube poilu, et, comme c’est l’état correspondant à la fin de la floraison, il y a lieu de penser que les poils, d’abord latents, ne se développent qu’à ce moment, Les éramines sont tantôt insérées au milieu du tube de la corolle et entièrement incluses, tantôt insérées à la gorge et saillantes.
1417. P. Arrinis (Jord.). P. RAPPROCHÉE. — P. saccharata (Auct. non Mill).
Souche épaisse, garnie de fibres; tige de 1-4 déc., droite, h6rissée de poils rudes mélés de quelques autres plus courts et glanduleux; f. d’un vert foncé, toujours fortement marbrées de blanc, les radicales à limbe ovale, brusquement contracté en pétiole allongé, ailé au sommet,les eaulinaires plus petites, sessiles ; corolle à tube glabre en dedans au-dessous des faisceaux de poils de la gorge ; fl. d’abord roses, puis bleues. %. Avril-mai.
Bois, prés et broussailles humides. — Rh. Saint-Germain-sur-l’Arbresle ; bords de la Brevenne, à Sain-Bel; Bessenay. — Loire. Environs de Montbrison, sur les bords du Vizézy; Chalmazelle, autour du bourg; les Salles.
— C'est celte espèce que beaucoup de nos anciens auteurs français ont prise pour la P. officinalis (L.). Gelle-ei se reconnaît à ses feuilles radicales ovales et en cœur.
1418. P. mozzis (Wolf.;, Rchb. fils, ic. 117, n° 1). P. mouse.
Souche écailleuse, garnie de fibres allongées ; tige de 2-3 déc., couverte d’un duvet court, soyeux, glanduleux ; f. ordinairement non marbrées de blanc, couvertes d'un duvet serré, soyeux, brillant et doux au toucher, les radicales à limbe lancéolé, longuement rétrécies en pétiole, les caulinaires sup. sessiles et demiembrassantes ; carpelles pubescents, aussi larges que longs, arrondis au sommet; fl. petites, d’abord rouges, puis violettes. %. Avril-mai.
Rives de l’Ardière, dans le Beaujolais. R.
61% FAMILLE. — VERBÉNACÉES. 415