L.d * 120 MM 62 FAMILLE. — LABIACÉES
calice très-velu, à dents ciliées ; fl. d’un rose pâle, disposées en épis cylindriques, interrompus à la base. %. Juillet-août. Bord des murs. — Rh. Lyon, à la Cité-Nanoléon; Villeurbanne.
** Verlicilles des fleurs tous, ou au moins les supérieurs, rapprochés en tête globuleuse.
1454. M. AquATIcA (L.). M. AQUATIQUE.
Tige de 4-8 déc., plus ou moins velue, droite, rameuse, à rameaux étalés ; f. plus ou moins pétiolées, ovales, dentées en scie ; pédicelles hispides; calice hérissé, sillonné, à dents subulées, dressées; fL. d’un beau rose, à odeur forte. %. Juin-septembre.
b, M. hirsuta (L.). — M. dubia (Chaix in Vill.). Plante recouverte de poils grisätres plus abondants.
Marais, fossés, lieux humides. C. — Var. b. Bords du Rhône, au-dessus de Lyon. R.
— La M. citrala (Ehrl.), souvent cultivée, se trouve quelquefois subspontanée près des habitations (1).
1439. M. RAA (Weibe; Bor.). M. Es Faux Épi. — M. palustris (Desp. part.).
Tige de 3-6 déc., dressée ou étalée, parsemée de poils blancs, réfléchis ;f. pétiolées, planes, ovales, dentées en scie, velues, grisâtres et à nervures saillantes en dessous ; calice tubuleux-campanulé, à dents étalées, lancéolées-subulées, hérissé de poils étalés, ceux des pédicelles réfléchis; étamines saillantes; verticilles de fleurs axillaires, se rapprochant peu à peu, à la fin réunis en épis terminaux, munis de feuilles semblables à celles de la tige, diminuant insensiblement, passant à l’état de bractées dans les verticilles sup. ; fl. roses ou purpurines, à douce odeur. %. Aoûtseptembre.
>ords des eaux. — Rh. Entre Tassin et Saint-Genis-les-Ollières.
*** Verticilles des fleurs tous aæillaires el distants.
1436. M. rugrA (Sm.; Bor.; Gren. et Godr.). M. ROUGE.
Tige de 4-6 déc., droite, glabre ou presque glabre, rougeûtre, rameuse, à rameaux inf. étalés, quelquefois même couchés et radicants ; f. d’un vert foncé et luisant, outes péliolées, méme les florales, presque glabres excepté en dessous et sur les nervures, ovales, dentées en scie, à dents profondes et étalées, les florales ordinairement plus petites, en forme de bractées; pédicelles glabres ou à peu prés; calice fructifére oblong-campanulé, à dents lancéolées-acuminées, dressées ; fl. assez grandes, rosées, à odeur suave, citronnée. %. Août-septembre. d
Les chemins à Condrieu. R.
1437. M. sariva (L.). M. CULTIVÉE. | Plante tantôt plus ou moins velue, tantôt glabre ou presque
(4) Voyez tome III.
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glabre. Tige de 2-6 déc., dressée, simple ou rameuse; f. d’un vert gai, toutes pétiolées, même les florales, ovales ou elliptiques, aiguës, bordées dans leurs trois quarts sup. de grosses dents de scie élalées ; pédicelles hérissés de petits poils réfléchis ; élamines incluses; calice fructifère tubuleux-cylindracé, à dents lancéolées-subulées, dressées ; fl. roses ou lilacées. %. Juillet-septembre. (V. D.) 5
Lieux humides. — Rh. Lyon, à la Mouche; Sain-Fonds; la Mulatière; Saint- Jean-d’Ardières. — Ain. Thoissey; Saint-Didier; Garnerans; étang Genoud, prés Pont-de-Veyle. — Cultivée. Il y en a quelquefois dans les jardins une variété à f. crépues.
— La M. gentilis (L.}, cultivée sous le nom de Baume-à-salade, se trouve quelquefois subspontanée près des habitations (1).
1458. M. PpazuDosA (Schreb.; Bor.). M. DES MARÉCAGES.
Tige de 3-6 déc., grêle, dressée, rameuse, velue; f. petites, toutes pétiolées, ovales-oblongues, presque obtuses,. dentées en scie ; pédicelles rougeâtres, hérissés ; calice tubuleux-cylindracé, à dents lancéolées-subulées, dressées; fl. rouges, velues, assez grandes. %. Juillet-septembre.
Marais, étangs. — Is. Charvieux (abbé Boullu),
— Très-voisine de la précédente, elle en différe par sa tige plus grêle, ses f. plus petites et moins aiguës, ses fl. plus grandes et plus rouges, et la villosité plus prononcée de toutes ses parties.
1459. M. Ausrriaca (Jaeq. non All.). M. D'AuTRICHE. — M. sativa var. parviflora (Koch).
Tige de 1-2 déc., grêle, droite, simple ou rameuse ; f, petites, toutes pétiolées, ovales-lancéolées, dentées en scie, à dents écartées, les florales ordinairement plus petites, én forme de bractées; pédicelles glabres ou à peu prés; calice fructifére tubuleuxcylindracé, à dents courtes, un peu aiguës; corolle un peu velue, très-petite, à peine plus longue que le calice; fl. rouges, en verticilles très-petits. %. Juillet-septembre.
tie) des eaux en Bresse, mêlée avec la M. aguatica (Du Marché); les Echeyx
ortet).
1440. M. oRIGANIFOLIA (Host; Bor.). M. À FEUILLES D’ORIGAN.
Tige de 1-6 déc., rougeâtre, radicante à la base, munie de rejets feuillés, à rameaux dressés; f. pétiolées, les inf. ovales-obtuses et entières, les autres ovales-aiguès, dentées en scie à partir de leur milieu, souvent pliées, rouges surtout aux bords et sur les nervures, hispides surtout sur les nervures qui sont saillan- tes ; calice tubuleux-campanulé, rougeûtre, hérissé, à dents courtes, ciliées; corolle un peu velue, à gorge poilue, à lobe sup. échancré ; pédicelles hérissés; fl. purpurines, assez grandes, en
(4) Voyez tome Il.
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faisceaux Maires un peu pédonculés, à odeur forte. %. Aoûtseptembre.
Lieux humides. — Loire. Chalmazelle, où elle est très-commune (abbé Peyron). :
1441. M. ArvEnsis (L.). M. DES camps.
Tige de 1-5 déc., d’abord couchée, puis redressée, ordinairement très-rameuse, même dès la base; f. velues ow hérissées, toutes pétiolées, ovales ou elliptiques, bordées de grosses dents de scie dans leurs deux tiers sup. ; calice fructifére à peu prés globuleux, à dents triangulaires, presque aussi larges que longues, aiguës, mais non acuminées; pédicelles glabres ou hispides; fl. roses ou lilacées, rarement blanches. %. Juiller-septembre.
Champs après la moisson. C.
1442. M. PARIETARIÆFOLIA (Rchb.). M. À FEUILLES DE PARIÉTAIRE.
Tige de 5-10 déc., droite ou ascendante, élancée; f. d’un vert clair, presque glabres, grandes, toutes pétiolées, rhomboïdaleslancéolées, atténuées en coin et très-entières à la base, créneléesdentées seulement vers le sommet; calice campanulé, velu, à dents ciliées; pédicelles glabres ou à peu près; fl. grandes, velues en dehors, purpurines. %. Juillet-septembre.
Rh. Iles à Pierre-Bénite.
1443. M. puLEGIUM (L.). M. PouL1oT. — Pulegium vulgare (Mill.).
Tige de 2-5 déc., couchée et radicante à la base, ordinairement velue ou hérissée; f. très-courtement pétiolées, ovales, obtuses, à dents peu prononcées et écartées; calice fermé par un anneau de poils aprés la floraison ; corolle à lobe sup. ordinairement entier ; fl. d'un rouge lilacé, rarement blanches. %. Juilletseptembre.
Lieux humides, fossés desséchés, bords des rivières. À. C.
Il: TRIBU : THYMÉES. — Corolle à 2 levres bien marquées ; 4 etamines droites, divergentes, les deux extérieures les plus longues.