ScroPHULARIA (Tournef.). SCROFULAIRE
Calice à 5 divisions; corolle globuleuse, à 2 lèvres inégales, la sup. à 2 lobes, l’inf. à 3; capsule ronde, acuminée, s’cuvrant par 2 valves, et divisée en 2 loges polyspermes. Plantes herbacées, à feuilles opposées.
1513. S. caniNa (Auct. et L. pro parte). $. DE CHIEN. — S$S. canina var, leucanthemifolia (Rehb.). (Vulg. Rue des chiens.)
Plante à odeur fétide. Tiges de 3-8 déc., dressées, souvent rameuses; f. glabres, pennatiséquées, à segments oblongs-lancéolés, inégalement incisés-dentés; calice à lobes arrondis, largement bordés d'une marge scarieuse-blanchâtre ; lèvre sup. de la corolle 3 fois plus courte que le tube; capsules très-courtement pédicellées ; fl. d’un rouge noirâtre, mêlé de blanc, disposées en petites cymes dont les rameaux sont glanduleux et forment par leur ensemble une panicule. %. Mai-juillet.
Terrains secs, lieux pierreux. C.
— La véritable S. canina (L.) est une plante méridionale qui ne se trouve pas dans le rayon que comprend notre Flore.
1514. S. Horpi1 (Koch). S. ne Horpe. — S. juratensis (Schl.).
Cetle espèce se rapproche beaucoup de la véritable Scrophularia canina de Linné, dont elle n’est, suivant plusieurs auteurs, qu'une simple variété. Elle diffère de la précédente 4° par son odeur moins fétide ; 2° par ses tiges moins élevées et toujours simples, quoique venant souvent par touffes; 3° par ses feuilles ordinairement 2 fois pennatiséquées, à segments plus étroits; 4° par la lèvre supérieure de la corolle, qui est de moitié plus longue que le tube ; 5° par les capsules de moitié plus grosses, portées sur des pédicelles plus allongés. %. Juillet-août.
Lieux pierreux, bord des torrents des montagnes. — Ain. Frès-commune de
Tenay à la Burbanche (abbé Chevrolat); fort de lEcluse; chaine du Jura, où elle est mêlée avec l’espèce précédente.
1515. S. noposa (L.). S. À RACINE NOUEUSE. (Vulg. Herbe aux écrouelies.) Plante à odeur repoussante. Racine renflée en tubercules
noueux; tige de 4-10 déc., droite, & 4 angles aigus, mais non
ailés; f. glabres, pétiolées, ovales-lancéolées, deniées en scie ;
calice à segments ovales, oblus, trés-étroitement membraneux
sur les bords; fl. d’un brun rougeûtre en dehors, olivâtres en
dedans, disposées en panicule terminale. %. Juin-août. (V. D.} Haies et bois humides, fossés. C.
444 65° FAMILLE. — PERSONACÉES.
4516. S. Bazpisir (Horn.). S. nE BALBis. — S. aquatica (Auct. et L. pro parte). (VNulg. Béloine d’eau.)
Plante à odeur fétide. Tige de 5-10 déc., droite, à 4 angles ailés ; f. d’un vert foncé, glabres, pétiolées, ovales-oblongues, obtuses, un peu en cœur, -crénelées-dentées, souvent munies à la base de deux oreillettes foliacées; calice & segments arrondis, largement membraneux-blanchätres sur les bords; corolle offrant en dedans, sous la lèvre sup., une écalle arrondie, spatulée ou réniforme, entière ou à peine échancrée ; fl. d’un pourpre noir sur la lèvre sup., olivâtres sur l’inf., disposées en panicule terminale. %. Juin-août. (V. D.)
Fossés aquatiques, bord des eaux, lieux humides. C.
1517. S. EnrarurTi (Stev.). S. D'EHRARUT. —S. aquatica (L. part.).
Diffère de la précédente 1° par ses tiges plus basses, plus rameuses; 2° par ses feuilles molles, d’un vert gai, ovales ou ovaiesoblongues, à peine en cœur à la base; 3° par l’écœille de l'intérieur de la corolle mamifestement bilobée, à 2 lobes divergents ; 4° par les fleurs moins grandes, d’un pourpre brun sur le dos, verdâtres sur le tube et à la lèvre inf., à odeur moins forte. %. Juin-septembre.
Bord des ruisseaux, haies humides. — Ain. Près de Thoiry, le long de la route, au-dessous du château (Reuter).