Linaria (Tournef.). LINAIRE
Calice à 5 divisions profondes; corolle personnée, à 2 lèvres ordinairement fermées, et prolongée à sa base en un éperon saillant; capsule ovale ou giobuleuse, à 2 loges s’ouvrant chacune par 3-5 valves plus ou moins profondes, plus rarement par un trou. Plantes herbacées.
* Corolle à gorge entièrement fermée.
+ Feuilles pétiolées, non linéaires.
1521. L. cymsacanrta (Mill.). L. cymBALAIRE, (Vulgz. Cymbalaire.)
Plante glabre. Tiges couchées et radieantes, très-rameuses ; f. vertes en dessus, souvent rougeâtres en dessous, la plupart alterues, toutes longuement pétiolées, réniformes, en cœur, à 5-7 lobes arrondis et mucronulés ; éperon obtus, plus court que la corolle; fl. violettes, rarement bianches, à palais marqué de taches jaunes, longuement pédonculées à laisselle des feuilles. %. Maioctobre. (V. D.)
Vieurs murs et rochers humides. — Ah. Lyon, aux Etroits, à Saint-Irénée, à Saint-Just, à Fourvières et à la Croix-Rousse, sur le versant du Rhône; Sainte-Foy, à Fontanières; Saint-Didier-au-Mont-d'Or. — Ain. Trévoux ; Reyrieux. — 1s. La Grande-Chartreuse, contre un des murs extérieurs du couvent.
1522. L. ELATINE (Mill.). L. ÉLATINE. (Vulg. Elatinée.)
Plante velue. Tiges de 2-6 déc., couchées, rameuses ; f. à court pétiole, les inf. ovales et opposées, les sup. hastées et alternes ; éperon aigu, assez long, droit ou légèrement arqué ; fl. d'un jaune pâle, à lèvre sup. d'un beau violet, portées sur de longs pédoncules presque glabres, filiformes et axillaires. @. Juillet-octobre.
Champs cultivés. C.
1525. L. spuria (Mill.). L. BATARDE. (Vulg. Velvole.) |
Plante velue. Tiges de 2-6 déc.. couchées, rameuses; f. à court pétiole, toutes ovules-arrondies et ordinairement alternes, les inf. cependant quelquefais opposées ; éperon aigu et recourbé; Îl. jaunes, à lèvre sup. d’un pourpre noir et velouté, portées sur de longs pédoncules velus, filiformes et axillaires. ©. Juin-octobre. (Ÿ. D.) 0
Champs cultivés. C.
+ 416 63° FAMILLE. — PERSONACÉES.
++ Feuilles linéaires el sessiles.
1524. L. supina (Desf.). L. coucuée.
Plante glauque, finement pubescente-glanduleuse au sommet, glabre dans le reste. Tige de 5-20 cent., rameuse dès la base, à rameaux florifères couchés, puis redressés; f. linéaires, un peu charnues, glauques et glabres, les inf. verticillées, les sup. éparses; éperon aigu, à peu près droit ou un peu courbé, égal à la corolle ; graines planes, noiràtres, entourées d’un bord aminci et un peu relevé ; fl. grandes (2 centimètres avec léperon), jaunes, à palais orangé, striées en dehors sur le tube et sur l’éperon. ©. Juin-septembre.
Lieux sablonneux. — Ain. Plaine d’Ambérieux; Culloz. — Is. Janeyriat; Pusignan ; chemin de Pont-Chéry à Loyettes. R.
1525. L. simpLex (D. C.). L. À TIGE SIMPLE.
Plante glauque, finement pubescente-glanduleuse au sommet, glabre dans le reste. Tige de 1-4 déc., droîte, simple ou peu rameuse ; f. linéaires, les inf. verticillées, les sup. alternes; éperon linéaire, aigu, à peu près droit; graines planes, entourées d’une aile membraneuse; trés-petiles fl. (5-6 millimètres) jaunes, disposées en petites têtes d’abord serrées, s’allongeant ensuite en grappe lâche et interrompue. @. Juillet-septembre.
Lieux sablonneux, champs arides. — Rh. Ecully; Francheville; Chaponost; Villeurbanne, etc. — Ain. Belley; Virignin, etc. P. C
1526. L. anvexsis (Desf.). L. DES cars.
Plante glauque, finement pubescente-glanduleuse au sommet, glabre dans le reste. Tige de 1-4 dée., droîte, ordinairement rameuse dès la base ; f. linéaires, les inf. verticillées, les sup. alternes; éperon aigu, linéaire, fortement recourbé; graines planes, entourées d’une aile membraneuse ; très-pettes fl. bleuâtres ou violacées, disposées en petiles têtes d’abord serrées, puis s’allongeant en grappe lâche et interrompue. @. Juiliet-septembre.
Champs sablonneux. — Rh. Sainte-Foy-lez-Lyon: Chaponost; Saïint-Alban ; Chiroubles, — Loire. Rive-de-Gier ; Saint-Julien-Molin-Molette; Chantemerle, près de Montbrison. — Ain. Pierre-Châtel; Châtillon-les-Dombes. À. R.
1527. L. AzpINA (Mill). L. DES ALPES.
Plante entièrement glauque et glabre. Tiges couchées, venant par touffes, à rameaux fleuris redressés ; f. linéaires, un peu charnues, rapprochées, les inf. verticillées 4 à 4, les sup. éparses ; éperon allongé, un peu recourbé, égal à la corolle ; grappes fruclifères courtes et serrées ; fl. grandes, d'un beau violet, à palais ordinairement d'un jaune orangé, quelquefois seulement blanchâtre etstrié. © ou @). Juin-août.
Graviers, débris des rochers des hautes montagñes. — Rh. Graviers du Rhône, au-dessus de Lyon, où elle est amenée par les eaux du fleuve. — Ain. Îles du
Rhône, sous Anglefort; le Reculet.— Is. La Grande-Chartreuse, sous le Grand- SO.
. 65° FAMILLE. — PERSONACÉES. 447
1528. L. ds pu (Jord.). L. pes PIERRES. — L. alpina b caule erecto (D. C. F1. r°).
Se distingue de la précédente 1° par ses tiges ascendantes-dressées, plus longues ; 2 par ses feuiiles plus étroites, plus longues, moins glauques, en verticilles plus distants ; 3° par la corolle à Jobes plus étroits et plus longs, et à éperon presque droit et plus mince ; 4° par les bosses du palais non veinées, séparées par un sillon plus étroit ; 5° par les grappes fructifères s’allongeant et devenant irrégulières et plus lâches ; 6° par les graines plus petites et étroitement bordées. ® ou @). Juin-septembre.
Pierres mouvantes des éboulements calcaires. — Ain. Le Reculet, au vallon d’Ardran ; la Faucille, au creux de Pranciaux (Reuter). +
1529. L. PELLICERIANA. L DE PELLICIER.
Plante entièrement glabre et un peu glauque. Tiges de 2-5 déc., droites, simples ou rameuses, munies à la base de rejets stériles ; f. linéaires-lancéolées, les inf. verticillées, les sup. éparses ; éperon linéaire, aigu, un peu courbé, au moins aussi long que la corolle ; graines entourées d'un rebord cihié ; fl. violettes, à palais blanchâtre, disposées en grappes d’abord serrées, puis allongées et lâches. ©. Mai-septembre.
Champs sablonneux. — Rh. Beaunant; Charbonnières, dans le vallon du Poirier; Saint-Denis-de-Bron. — Ain. Plateau de la Dombes, à Trévoux, Ars, Châtillon-les-Dombes, etc. — Is. Dessine. A. R.
4550. L. sTRIATA (D. C.). L. À FLEURS RAYÉES.
Plante entièrement glabre et glauque. Tiges de 1-8 déc., dressées, simples ou rameuses, munies ordinairement à la base de rejets stériles; f. linéaires-lancéolées, les inf. verticillées, les sup. éparses ; éperon droit, obtus, plus court que la corolle ; graines triangulaires, ridées en réseau, non entourées d’un rebord; fl. d'un blanc lilas, rayées de violet, disposées en grappes terminales. %. Juin-septembre.
b. var. albiflora. Fleurs entièrement blanches, sans stries.
Lieux pierreux, haies, bois. C. — Var. b. Beaunant.
1531. L. vuzcarts (Mill.). L. comuuxe.
Plante glauque, finement pubescente-glanduleuse au sommet, glabre dans le reste. Tige de 2-5 déc., dressée ; f. linéaires-lancéolées, aiguës, trinervées, toutes éparses, très-rapprochées ; éperon conique, droit ou un peu courbé, aussi long que la corolle ; graines planes, tuberculeuses au sommet, entourées d’un rebord; fl. les plus grandes du genre, jaunes, à palais orangé, disposées en grappes terminales très-serrées. %. Juillet-septembre.
b. var. supina. Tige couchée ; épis courts.
Bord des chemins, champs arides. C. C. — Var. b. Is. Mont-Carrat, près du château de M. du Vivier (Chabert).
— On trouve quelquefois une monstruosité dont Ja corolle régulière offre 5 lobes et 5 éperons. Linné la nomme Peloria,
448 63° FAMILLE. -— PERSONACÉES.
1552. L ocurorEeucA (Bréb.). L. BLANC-JAUNATRE. — L siriata b ochroleuca (Goss. et Germ ). — L. siriata g grandiflora (Gr. et Godr.). — Antirrhinum dubium (Vill.). ;
Tige de 4-6 déc., droite; f. glauques, linéaires, les inf. plus larges, verticillées; éperon allongé, conique, droit ou presque droit, 2-3 fois plus long que le pédicelle de la fleur; graines la plupart bordées, quelques unes triangulaires ; fl. assez grandes, d'un jaune pâle sur la lèvre supérieure, striées sur la lèvre inférieure. %. Août-septembre.
Champs cultivés. — Rh. Saint-Genis-Laval, à Pressins; Villié (Aubert).
— Cette plante remarquable est très-probablement une hybride entre les L. striata et vulgaris. Les fleurs, plus grandes que dans la première de ces deux espèces, lesont moins que dans la seconde, Elle offre assez souvent des Pélories, comme la L, vulgaris.
** Corolle à gorge un peu ouverte.
1533. L. minor (Desf.). L. FLUETTE, — Chœnorrhinum minus (Duby).
Plante entièrement couverte de poils glanduleux. Tige de 1-3 déc., droite, très-rameuse, à rameaux dressés ; f. lancéolées, obuses, atténuées à Ja base, la plupart alternes ; éperon obtus, beaucoup plus court que la corolle; petites fl. d’un blanc violet, à palais jaunâtre, portées sur des pédoncules solitaires à lPaisselle des feuilles. @. Juin-octobre.
Lieux cultivés, champs. C.