EupgrasrA (Tournef.). EUPHRAISE
Calice tubuleux ou campanulé, à 4 dents égales, plus ou moins profondes ; corolle à 2 lèvres, la sup. en casque, Pinf. à 3 lobes ; anthères prolongées en pointe ; capsule ovale-oblongue, obtuse ou échancrée ; graines marquées de stries égales. Plantes herbacées.
“ Lobes de la lèvre inférieure de la corolle échancrés ou bilobés. — Luphraises.
+ Calice glanduleux.
1539 E. orricinaLts (L.). E. oFFICINALE.
Tige de 5-15 cent., dressée, ordinairement très-rameuse ; rameaux grèles, dressés, finement pubescents, glanduleux au sommet; f. pubescentes, ovales, nervées, les inf. un peu atténuées à Ja base, les autres sessiles, munies de chaque côté de 3-5 denis étalées, obluses dans les f. inf., aiguës dans les f. sup.; calice fructifère plus court que la feuille qui lui sert de bractée ; capsule tronquée, à peine échancrée, à style dépassant un peu les lobes de l'échancrure; fl. à lèvre sup. blanchâtre ou violetée, striée de lignes purpurines, et à lèvre inf. tachée de jaune à la gorge. @. Juin-septembre.
Prés et pelouses. P. C.
4549. E. monTANA (Jord.). E. DE MONTAGNE.
Tige droite, flexueuse, ordinairement peu rameuse; rameaux dressés-étalés, pubescents, glanduleux au sommet ; f. pubescentesclanduleuses, ovales, courtement atténuées à la base, munie: de chaque côté de 3-4 dents profondes, obtuses dans les f. inf., acuminées dans les f. sup.; calice fructifère plus court que la fewil'e qui lui sert de bractée ; capsule évidemment échancrée, à style dépassant à peine les lobes de l’échancrure ; fl. d’un blane lilas, striées de violet, en grappes à Ja fin très-làches. @. Juillet-août.
Pâturages des montagnes. — Loire. Pilat (Jordan).
1541. E. caupestris (Jord.). E. CHAMPÊTRE.
Tige droite, flexueuse, très-rameuse, à rameaux élalés, un peu arqués, pubescents, glanduleux au sommet; f. petites, finement pubescentes, souvent glanduleuses, ovales-oblongues, courtement atténuées à Ja base, munies de chaque côté de 4 dents profondes,
63° FAMILLE. — PERSONACÉES. 451
toutes aiguës, acuminées dans les f. sup. ; calice fructifère plus long que la feuille qui lui sert de bractée ; capsule oblongue, tronquée et à peine échancrée au sommet, à style à peine saillant; fl. à lèvre sup. lilas, striée de violet, ponctuée de noir inférieurement, et à lèvre inf. blanchâtre, tachée de jaune à la gorge. @. Août-octobre.
Pelouses, pâturages, bruyères. C.
+ + Calice non glanduleux.
A. Calice presque glabre ou à peine velu.
4542. E. ricrpuLA (Jord.). E. RAIDE.
Tige droite, raide, simple ou peu rameuse, finement pubescente, mais non glanduleuse; f. d’un vert sombre, giabres ou presque glabres, courtement atténuées à la base, ovales, les inf. munies de chaque côté de dents presque obtuses, les sup. à dents courtement acuminées ; corolle à tube court, recourbé ; capsule ovaleoblongue, échancrée au sommet, ne dépassant pas la feuille qui lui sert de bractée; fl. tantôt d’un lilas rougeûtre, striées de ligves plus foncées, à gorge jaune, tantôt blanches, striées de lilas et de jaune, d’autres fois commençant par être blanches et finissant par être d’un lilas rougeâtre, disposées en grappes terminales peu allongées. @. Août-septembre.
Pâturages et bois des montagnes. — Rh. Yzeron. — Loire. Pilat. — Ain. Marais de Cormaranche. — La plante est quelquefois d’un vert bronzé noirâtre. 1543. E. ertceToRuA (Jord.). E. DES BRUYÈRES. — E, condensata (Jord. non
Lebel).
Tige droite, ordinairement très-rameuse, à rameaux arqué:ascendants, finement pubescents, non glanduleux; f. vertes, presque glabres, les inf. oblongues, atténuées à la base, munies de chaque côté de 2 dents aiguës, les sup. ovales, munies de chaque côté de dents cuspidées; corolle à iube court, non owä peine courbé ; capsule oblongue, arrondie au sommet, beaucoup plus courte que la bractée ; fl. lilas, striées de violet, à lèvre sup. pointillée de noir, disposées en grappes allongées. ©. Août-septembre.
Bruyères, pâturages. — Rh. Chaponost: le Mont-Verdun; Echallas; Yzeron, elc. — Ain. Entre Poncin et Ménestruel, etc.
1544. E. SazisBurGENsIs (Funk). E. DE SALTZBOURG.
Tige de 4-10 cent, droite, rameuse, couverte de petits pails crépus, non glanduleux au sommet; f. oblongues ou lancéolées. sensiblement atténuées à la base, toutes profondément dentées, à dents régulières, cuspidées, surtout dans les f, sup. ; calice à lobes aristés ; fl. blanches, lavées de lilas, à gorge jaune. @. Juilletaoû.
Pelouses et rocailles. — Rh. Ecully ; Charbonnières; Couzon, au-dessus des carrières; Liergues; Ecballas, etc. — Loire. Pierre-sur-Haute; les Salles. — Ain Chaine du Jura. — Js. La Boucherette, près de Génas.
452 65° FAMILLE. — PERSONACÉES.
1545. E. wir (Schleich.). E. NAINE.
Plante naine (4-8 cent.). Tige droite, grêle, simple ou peu rameuse, parsemée de poils très-courts, crépus, non glanduleux ; f. petites, atténuées à la base, ovales, bordées de chaque côté de 4-5 dents obtuses dans lesf. inf., mucronées dans les sup.; bractées serrées, imbriquées; fl. petites, jaunes, à lèvre sup. souvent lilas. ©. Juillet-août.
Pelouses et rocailles des hautes montagnes calcaires. — Loire. Chaine du Forez (ecoq et Lam.). — Ain. Sommet du Jura. — s. La Grande-Chartreuse, à Bovinant et au col de la Ruchère.
B. Calice chargé de poils sur les nervures.
1546. E. maraLis (Jord.). E. DE mal.
Tige droite, ferme, simple ou à rameaux dressés, finement pubescente; f. vertes, presque glabres, finement ciliées, ovates ou ovales-oblongues, peu atténuées à la base, munies de chaque côté de 35 dents éialées, un peu aiguës dans les f, inf., subulées-aristées dans les f. sup. ; capsule à peine échancrée au sommet, beaucoup plus courte que la feuille qui lui sert de bractée; fl. lilas, striées de violet. (D. Mai-juin.
Prairies, pâturages. C.
4547. E. cupræa (Jord.). E. cu1vRÉE.
Tige d’un brun noirâtre, grêle, raide, rameuse; rameaux gréles, étalés-ascendants, couverts d’une pubescence très-courte et réfléchie; f. petites, d'un vert cuivré, oblongues ou ovales-oblonques, atténuées en coin à la base, bordées de 3-5 dents dirigées en avant, cuspidées-aristées dans les f. sup.; capsule oblongue-linéaire, tronquée et à peine échancrée au sommet, un peu plus courte que la bractée ; fl. petites, d’un rose lilas, striées de lignes purpurimes. @. Juillet-août.
Pelouses, friches. — Rh. Yvour; Vaugneray, — Ain. Poncin; au-dessus de Thoiry. R..
Pa
** Lobes de la lèvre inférieure de la corolle entiers. — Odontites. 1548. E. verxa (Bell). E. PRINTANIÈRE. — E. odontites & (L.). — Odonuites verna (Rchb.). — O. rubra (Pers.).
Tige de 1-5 déc., droite, rameuse, à rameaux ascendants, couverte d’une pubescence courte et un peu rude; f. sessiles, puhescentes et rudes au toucher, lancéolées, un peu élargies à la base, munies de quelques dents écartées; bractées plus longues quêé les fleurs ; corolle pubescente, à lèvres divariquées ; fl. rougeûtres, rarement blanches, disposées en grappes feuillées et unilatérales. ©. Mai-juillet.
Blés, champs cultivés. C.
— L'époque de sa floraison a lieu bien avant la moisson.
1549. E. seroTINA (Lamk ). E. TARDIVE. — O. serotina (Rchb.). Tige de 2-5 déc., droite, rameuse, à rameaux ascendants, un
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peu plus étalés que dans l’espèce précédente ; f. sessiles, pubescentes, lancéolées, rétrécies à la base, munies de quelques dents écartées ; bractées lancéolées, dentées, plus courtes que les fleurs, ou au moius ne les dépassant pas; calice à dents un peu ouvertes, non appliquées sur la capsule ; stigmate vert; capsule rétrécie à la base, un peu échancrée au sommet; fl. rougeûtres, rarement blanches. en grappes feuillées et unilatérales. (D. Août-octobre.
Blés, champs cultivés. C.
— La floraison ne commence que longtemps après la moisson et se prolonge jusqu’à la fin de l’automne.
1550. E. piverGens (Jord.). E. DIVERGENTE.
Très-voisine de la précédente. En diffère 4° par la tige plus rameuse, à rameaux plus divergents, à la fin étalés à angle droit ou même défléchis, arqués et redressés au sommet ; 2° par le calice à dents appliquées sur le jeune fruit ; 3° par le stigmate rougeâtre; 4° par la capsule ovale-oblongue. non rétrécie à la base, arrondie et comme tronquée, mais non échancrée au sommet. ®. Août-septembre.
Champs, lieux incultes. — Rh. Tassin ; Villeurbanne; Vaux-en-Velin. — Js. Le Molard. | 1551. E. zutea (L.). E. sAuNE. — E. linifolia (D. C.). — O. iutea (Rchb.).
Plente noircissant par la dessiccation. Tige de 1-5 déc., très-{inement pubescente, raide, rameuse, à rameaux élalés-ascendants ; [. linéaires-lancéolées, entières ou n'ayant que 1-2 ds peu marquées ; bractées toujours très-entières ; étamines longuement saillantes ; fl. jaunes, pédicellées, disposées en grappes feuillées et unilatérales. @©. Aoùût-septembre.
Pelouses sèches, rocailles. — Rh. Ecully, à Randin ; Beaunant; Roche-Cardon.
— Ain. La Pape; le Bugey; la Bresse et le Jura; Saint-Rambert; Muzin; Trévoux; Reyrieux; en montant au Reculet, au-dessus des Carrières (Reuter).
1552. E. LancEoLaATA (Gaud.). E. À FEUILLES LANCÉOLÉES. — ©. lanceolata (Rchb.).
Tige de 1-3 déc., droite, rameuse, à rameaux ascendants, couverte, ainsi que les feuilles, d’une pubescence un peu rude; f. toutes oblongues-lancéolées, dentées en scie, ainsi que les bractées ; étamines égalant la lèvre sup. de la corolle ou la dépassant peu; fl. jaunes, courtement pédicellées, disposées en grappes fewllées, serrées, unilatérales. ©. Juin-août. msg et le Saint-Evnard, en allant de la Grande-Chartreuse à Greno-
— Cette plante a la tige et les feuilles de l’Euphrasia verna, avec les fleurs de l'E. lutea.