‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 803 sur 1009 · V. PROSTRATA (L.). V. COUCHÉE · texte numérisé non relu

V. PROSTRATA (L.). V. COUCHÉE

Tiges finement pubescentes, très-dures à la base, couchéesétalées; f. linéaires-lancéolées, entières, dentées ou incisées, atténuées à la base ; calice à 5 segments, le sup. très-court, semblable à une petite dent intermédiaire; capsule glabre, obcordée; fl. bleues, quelquefois blanches ou roses, disposées en grappes serrées. %. Mai-juin.

Pelouses sèches, coteaux pierreux. — Rh. Saint-Alban; le Mont-Cindre. —

Loire. Ruines du château de Couzan, près de Boën; Ecotay; Saint-Jodard. — Ain. La Valbonne; Meximieux, etc.

— On trouve des variétés qui paraissent intermédiaires entre cette espèce et la précédente.

1572. V. cuamæDrys (L.). V. PETIT-CHÈNE.

Tiges de 1-3 déc., couchées à la base, puis redressées, munies de deux lignes de poils parallèles et opposées ; Î. sessiles, ovaleslancéolées, fortement dentées en scie; corolle à lobes obtus; f1. d’un beau bleu de ciel, veinées, blanches au centre, disposées en grappes lâches, souvent penchées au sommet dans la partie non fleurie. %. Avril-mai. (V. D.)

Haies, bois, pâturages. C. C. C.

4573. V. urricæFoLiA (L.). V. A FEUILLES D'ORTIE.

Tige de 1-3 déc., droite, ferme, non rampante à la base; f. sessiles, ovales-lancéolées, acuminées, bordées de dents de scie inégales et très-aiguës; capsule arrondie, un peu échancrée au sommet; petites fl. roses, ou d’un bleu pâle veiné de rose, disposées en grappes lâches, effilées, portées sur des pédoncules filiformes. %. Mai-juillet. |

Bois des montagnes. — Ain. Pradon; les Neyrolles: Nantua; Pont-de- Vaux; Portes; Pierre-Châtel; le Jura. — 1s. La Grande-Chartreuse. — 5e trouve quelquefois sur les bords du Rhône, au-dessus de Lyon, où elle es} amenée par les eaux. n

63° FAMILLE. —— PERSONACÉES. A59

2574. V. oFriciNALIS (L.). V. 0FFICINALE. (Vulg. Thé d'Europe.)

Plante entièrement velue. Tiges couchées-radicantes et presque sous-ligneuses à la base; f. à court pétiole, ovales ou oblongues-elliptiques, finement dentées en scie; capsule triangulaireobcordée, à échancrure peu profonde, petites fl. d’un bleu clair ou d’un rose pâle, disposées en grappes étroites, portées sur des pédoncules raides et dressés. %. Maiï-juillet. (V. D.)

Bois, pâturages, bord des chemins. C.

1575. V. ArHyLLa (L.). V. A TIGE NUE.

Petite plante stolonifère, émettant une ou plusieurs rosettes de feuilles ovales-arrondes, velues, superficiellement dentées, à court pétiole; pédoncule axillaire, sans feuilles, pubescent, paraissant être la tige de la plante ; capsule obovale, peu ou point échancrée au sommet; fl. peu nombreuses (2-5), d’un beau bleu ou roses, à veines plus foncées, disposées en grappes très-courtes, accompagnées de petites bractées. %. Juin-juillet.

Pelouses et rocailles des hautes montagnes. — Ain. Le Colombier du Bugey ; sommités de la chaîne du Jura. — Js. La Grande-Chartreuse, au sommet du Grand-Som. R.

— On la trouve souvent, sur les rochers nus et exposés au soleil, avec une seule touffe de feuilles radicales; alors elle n’est pas stolonifère, mais c’est À cause de la sécheresse du sol où elle est venue. 3

** Fleurs en épis, grappes ou corymbes terminaux. 1576. V. spicaTA (L.). V. EN ÉPI.

Plante finement pubescente-grisâtre. Tige de 1-4 déc., ascendante, raide, dure surtout à la base, ordinairement simple; f. ovales ou oblongues, les inf. obtuses, très-finement créneléesdentées, les sup. aiguës, souvent entières ; fl. d’un bleu vif, trèsnombreuses, disposées en un long épi terminal et serré. %. Juillet-octobre. (V. D.)

b. var. polystachia (Coss. et Germ.). Epi terminal accompagné de 2-3 autres plus petits et latéraux.

Pelouses sèches. P. R.

4577. V. ALPINA (L.). V. DES ALPESs.

Tige de 4-10 cent., simple, pubescente, couchée, puis redressée, feuillée dans toute sa longueur ; f. sessiles ou à court pétiole, ovales ou elliptiques, obtuses ou un peu aiguës, crénelées ou entières, glabrescentes ou hérissées, les sup. quelquefois alternes, les autres toujours opposées; petites fl. bleuâtres, rayées de blanc, peu nombreuses, disposées en grappe corymbiforme, terminale, serrée, hérissée de poils non glanduleux. %. Juillet-août.

Pelouses et rocailles des hautes montagnes. — Ain. Le Colombier du Bugey;

le Reculet; le Sorgiaz, au sommet du Miroir. — Is. La Grande-Chartreuse, au sominet du Grand-Som.

1578. V. FRuTICULOSA (L.). V. A TIGE DURE.

Tiges très-dures, presque sous-ligneuses à la base, couchées, puis redressées, venant par touffes, feuillées dans toute leur lon-

460 65° FAMILLE. — PERSONACÉES.

queur ; f. glabres, quelquefois ciliées, obovales ou oblongues, obtuses où un peu aiguës, entières ou finement denticulées, atténuées à la base, toutes opposées; capsule ovale, légèrement échancrée; fl. d'un rose clair, veinées de rose plus foncé, peu nombreuses, disposées en grappe corymbiforme, terminale, serrée, hérissée de petits poils glanduleux. %. Juillet-août.

Rocailles des hautes montagnes. — Ain. Le Colombier du Jura; le Reculet; le Sorgiaz, — Îs. La Grande-Chartreuse, au Grand-Som. ,

4579. V. saxATILIS (Jacq.). V. DES ROCHERS.

Diffère de la précédente, dont plusieurs auteurs n’en font qu’une variété, 4° par l’absence de poils glanduleux sur les calices, les capsules et les pédoncules : les poils qui les recouvrent sont courts, un peu crépus et simplement articulés ; 2° par la capsule, qui est un peu atténuée au sommet ; 3 par la couleur des fleurs, qui sont d'un beau bleu, rougeûtres à la gorge. %. Juillet-août.

Pelouses, rocailles et rochers des hautes montagnes. — Ain. Le Colombier du Bugey; le Sorgiaz, au sommet du Miroir. R.

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