‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 857 sur 1009 · DEUXIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CLASSE

Rionocotylédones ou Endogènes.

Les plantes de cette classe sont beaucoup moins nombreuses et d’une organisation plus simple en apparence que celles de la classe précédente. Leur germe ne se développe qu'en un seul cotylédon engaïnant; leur tige, dépourvue de véritables rameaux, n'offre plus de canal médullaire, d’étui fibreux, de véritable écorce; elle ne croît plus par des couches de sève descendante superposées aux premiers anneaux ; sa contexture ne présente qu’une masse homogène de tissu cellulaire, traversé dans sa longueur par des faisceaux de fibres éparses ; elle ne s’accroit que par le dedans, ne se développe que par le sommet, et n'acquiert jamais dans nos climats une consistance ferme et durable.

Les feuilles des Monocotylédones, très-remarquabies par le parallélisme de leurs nervures, sont presque toujours glabres, simples, entières, sessiles et engaînantes ; elles ne sont jamais articulées sur la tige, mais se fanent ordinairement et périssent avec elle. Leurs racines, au contraire, souvent fasciculées, bulbeuses ou charnues, conservent en dépôt le tissu cellulaire qui doit, au printemps, se développer avec activité dans leur tige, leurs feuilles et leurs fleurs. Celles-ci n’offrent jamais qu’un seul périanthe, dont les divisions affectent ordinairement le nombre ternaire (3, 6 ou 9).

Nous partagerons la classe des Monocotylédones en deux sections : la première renfermera les Monocotylédones phanérogames, et la seconde contiendra les Monocotylédones cryptogames.

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