‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 870 sur 1009 · GALANTHUS (L.). GALANTHINE · texte numérisé non relu

GALANTHUS (L.). GALANTHINE

Périanthe canpanulé, à G pétales inégaux et de forme diffé-

‘1) Elle n’est jamais plus courte que Ja moitié des segments ct n'en dépasse jamais les deux tiers.

84° FAMILLE. — LILYACÉES. 533

rente, les à extérieurs plus longs et lancéolés, les 3 intérieurs plus courts et échancrés en cœur au sommet ; 6 étamines; 1 style à stigmate simple ; capsule ovale-globuleuse ; bulbe à tuniques.

1801. G. NivaLis (L.). G. PERCE-NEIGE.

Hampe de 1-2 déc., uniflore; f. glaucescentes, oblongues-linéaires, obtuses, planes ; spathe dressée, un peu arquée ; pétales . extérieurs blancs, les intérieurs verdâtres; fl. pendante, portée sur un pédoncule filiforme. %. Mai sur les hautes montagnes ; février-mars dans nos jardins. (V. D.)

Sur le Jura (herb. Auger). — Cultivé à fl. simples et à fl. doubles.

— L'Amaryllis lutea (L.), fréquemment cultivée dans les jardins, se trouve subspontanée dans les prairies de la Saône, à Saint-Germain-au-Mont-{'Or. Quincieux, Parcieux, Reyrieux, Trévoux. Elle y a probablement été amenée par les eaux (1).

84° Famizze. — LILIACÉES.

« Cansidérez les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne « filent point; et cependant je vous déclare que Salomon même, « dans toute sa gloire, n’a jamais été vêtu avec autant de magni- « ficence que l’un d’eux (2). » Cet éloge du Lis, sorti de la bouche du Fils de Dieu lui-même, surpasse tout ce que le langage humain pourrait inventer à sa louange. Les Liliacées, auxquelles il donne son nom, sont la plus brillante famille des Monocotylédones. Tout charme en elles : port majestueux, formes gracieuses, couleurs éblouissantes,odeursles plussuaves. Admironsleur beauté, respirons leurs parfums, mais en même temps élevons nos regards et nos cœurs vers la divine Providence : si elle habille avec tant de soin une herbe des champs qui ne dure que quelques jours, elle veille encore avec plus d'amour et de sollicitude sur l’hemme, roi de la pature et chef-d’œuvre de ses mains.

Les plantes de cette famille sont très-faciles à reconnaître. D’un bulbe à tuniques ou écailles, ou d’un collet à racines fasciculées, partent des feuilles toujours entières et à nervures parallèles. Une hampe ou tige feuillée paraît ensuite. Tantôt c’est une fleur unique qui la termine, tantôt c’est une grappe, une panicule ou une ombelle qui la couronne. Une spathe commune et décidente ou une petite bractée à la base des pédicelles accompagne les fleurs. Leur périanthe, toujours coloré, n’adhère point à l’ovaire : al se compose de 6 parties disposées sur deux raugs, parfaitement libres ou soudées plus ou moins en un tube à la base. Aux 6 segments répondent 6 étamines toujours libres, insérées tantôt sous l'ovaire, tantôt sur les segments eux-mêmes. L'ovaire, libre et cnfermé dans la corolle, est surmonté par un style (rarement nul)

(1) Voyez tome II.

(2) Lue, xrr, 27.

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