Iris (L.). Irrs
Périanthe irrégulier, à G segments, dont 3 réfléchis et 3 dressés, quelquefois connivents, tous soudés en tube à la base; 3 larges stigmates pétaloidaux, recouvrant les étamines; rhizôme horizuntal tubéreux et charnu dans nos espèces spontanées, qui toutes ont leurs feuilles en glaive et présentant leur tranchant à la tige.
* Segments extérieurs du périanthe barbus.
1845. I. cuamzxiris (Bertol.). 1. NAINE. — I. pumila (Vill. non‘ Jacq.).
Tige de 5-15 cent., dressée, umiflore, ordinairement plus courte que les feuilles ; f. glaucescentes, en glaive, un peu arquées; spatlhe égale, à valves un peu obtuses, scarieuses dans leur partie sup.; périanthe à tube ordinairement saillant, trèsgrêle, 1 fois plus long que l’ovaire; segments: extérieurs réfléchis, ovales-chlongs, onduleux sur les bords, plus étroits et un peu plus courts que les intérieurs; segments intérieurs dressésconnivents, obovales, brusquement contractés en un onglet court et étroit, veiné extérieurement; stigmates oblongs, beaucoup plus couris que les segments du périanthe, à lèvre sup. bifide, à lobes aigus et dentelés; capsule grosse, ovoide, obscurément triangulaire; 4 violette ou d’un jaune pâle, solitaire, terminale, peu odvrante. %. Avril-mai, .
Coteaux arides. — Js. Vaugris, au-dessous de Vienne. R. 1844. F. virescexs (Med.). I. VERDATRE.
Tige de 1 à 2 1/2 déc., uniflore, dépassant les feuilles ; f. Jarges de 1-2 cent., en glaive ; spathe ventrue, resserrée supérieurement, à valves toutes deux trés-scarieuses au sommet ; pédoncule à moitié aussi long que l’ovaire ; ovaire trigone-arrondi, à angles assez marqués; périanthe à tube 1/2 à 2 fois aussi long que l’ovaire, à moitié saillant; segments extérieurs ovales-oblongs, échancrés au sommet, à barbilles d’un beau jaune dépassant le milicu des segments ; segments intérieurs dressés, ovales-oblongs, un peu chiffonnés sur les bords, brusquement rétrécis en onglet d’un jaune de soufre, sans veines apparentes à l'extérieur, échancrés au somme ; stigmales dépassant la moitié des segments, largement ovales-oblongs, à lèvre sup. fortement échancrée, à lobes aigus, Connivents, dentelés au bord externe; anthères égalant leur filet ; capsule ovoïde-pyramidale, longue de 9 cent., longuement apiculée au sommet; fl. à segments extérieurs jaunâtres,
86° FAMILLE. — IRIDACÉES, 547
lavés de brun violacé, avec stries plus foncées et à segments intérieurs striés de raies violettes en dedans de l'onglet. %. Avril-maïi.
Terrains secs. — Trouvée par M. le docteur Hénon sur un coteau à la Pape et sur une butte à Vaux-en-Velin.
4845. I. PazciDA (Lamk.). I. Paze.
Tige s’élevant à 1 m. et plus, rameuse, pluriflore, dépassant les feuilles; f. glaucescentes, larges, en glave; segments extérieurs renversés, pliés en deux, largement obovales; segments iniérieurs dressés, réunis par le sommet, pliés depuis leur milieu, ondulés. sur les bords; stigmates à lèvre sup. bifide, aussi larges que l’onglet des segments extérieurs ; spathe à valves entiérement blanches-scarieuses ; fl. grandes, d’un bleu clair et pâle (gris de lin), blanches et veinées de rose à la base, à douce odeur. %. Mai-Juin.
Rochers. — Ain. Anglefort. — Jardins:
— Cultivée en grand autour d’Anglefort pour les pois à cautéres, elle s’est échappée des culiures et est devenue spontanée aux environs. — Les 1. Germanica et Florentina, n'ayant jamais de graines müres dans nos contrées, On$ dû être renvoyés à la Flore horticole.
** Segments extérieurs non barbus.
+ Plantes aquatiques, 1846. 1. PsEuDO-AcoRuSs (L.). L. Faux AcoRE, (Vulg. Glaïeul des marais.)
Tige de 5-10 déc., rameuse, pluriflore ; f. glaucescentes, allongees, ensiformes, lancéolées; segments extérieurs du périanthe à lunbe étalé ou réfléchi, plus ou moins veiné de lignes brunes à la base: Siments juterieurs petits, dressés, en forme de spatule concave, à ongiet replié sur lui-même et élargi à la base; stigmates bilides, rrégulièrement denticulés au sommet; fl. jaunes. %. Mai-juin. (V. D.)
Fossés, étangs, marécages. C.
— Les fleurs, d’un jaune plus ou moins foncé, à segments extérieurs chiffonnés et simplement veinés de lignes brunes (1. pseudo-acorus, Bor.), ou fermes et marques à la base d’une lache veloutée (1. acer1formis, Bor.), d’autres fois orbicslaires et brusquement contractees en onglet (1. Bastardi, Bor.), constituent de simples variations dont on a eu tort de faire des espèces. Je les ai plusieurs fois trouvees réunies sur le même pied.
++ Plantes des terruins secs.
4847. 1. reripissimA (L.), Ï. TRÉs-FÉTIDE, (Vuls. Glaïcul puant.)
Tige de 46 déc., anguleuse d’un côté, rameuse, pluriflore; f. en glaive, vertes, dures et coriaces, exhalant une odeur fétide quand en les froisse ; graines rouges à la maturité; fl. à segments extérieurs d’un bleu triste et à segmeuts intérieurs d’un jaune sale, veinées, plus petiles que dans toutes les espèces précédentes, %. Juin-juuiet, (V. D.)
Haies et bois, À, C.
485. GLADIOLUS (L.). GLAÏEUL. e à Périanthe irrégulier, à segments soudés en. tube court à. la
DAS R7° FAMILLE. — ORCHIDACÉES.
base, et formant au sommet comme 2 lévres dont la sup. cache les étamines; 3 étamines dilatées au sommet; 3 stigmates; racène bulbeuse ; f. en glaive, engainantes, présentant leur tranchant à la tige.
1848, G. seceTum (Gawler). G. DES MOISSONS.
Tige de 4-10 déc., un peu fléchie en zig-zag; anthéres plus longues que leur filet; segments latéraux du périanthe linéairescunéiformes, écartés du sup.; graines non ailées ; fl. roses, déjeiées sur 2 rangs, en grappe unilatérale. %. Mai-juin.
. Moissons. — Rh. Lyon, derrière la Tête-d’Or et le polygone. — Is. Feyzin (abbé Seytre). R.
849. G. pazusrris (Gaud.). G. pes mARAISs. — G, imbricatus (Mut. non L.).
Tige de 3-4 déc. ; anthéres plus courtes que leur filet ; stigmates papilleux aux bords dès leur base; périanthe à tube court et arqué, et à segments tous ovales et contractés en onglet; graines entourées d’une aile trés-distincte ; fl. rouges, peu nombreuses, en grappe lâche et unilatérale. %. Mai-juin.
Prairies humides. — Ain. Le Mont; Colliard. R.
87° FAMILLE. — ORCHIDACÉES.
Les formes les plus bizarres, celles d’un homme pendu, d’une araignée avec ses pattes, d’une abeille avec ses ailes, d’un énorme sabot, et cent autres plus curieuses encore; les couleurs les plus variées, toutes les nuances du rouge, du vert, du blanc, du jaune et du violet; les odeurs les plus opposées, les plus suaves comme les plus infectes, se réunissent dans les fleurs des Orchidacées.
Elles sont formées d’un périanthe très-irrégulier, couronnant Povaire, et composé de 6 divisions libres, 3 extérieures et 3 intérieures. Cinq d’entre elles, occupant le haut de la fleur, en font le casque; la sixième, très-dilférente des autres, porte le nom de tablier ou de labelle. L’ovaire, simple, infére, paraissant être le pédoncule de la fleur, est surmonté d’une colonne qui lui sert de style et supporte les étamines; il devient une capsule polysperme, à 4 loge, 3 valves et 6 nervures longitudinales. Les étamines, ordinairement au nombre de 3, ont leurs filets soudés avec le style ; les deux latérales étant stériles, quelquefois complètement nulles, on n’aperçoit que 4 anthére (rarement 2) à 2 lobes, placée au sommet ou à côté du style.
D’autres caractères distinguent encore les Orchidacées. Elles offrent une tige toujours simple et herbacée, et des fleurs en épi ou en grappe terminale, munies chacune d'une bractée. Leurs racines sont formées tantôt de fibres minces ou épaissies, tantôt de 1-2 tubercules ou plus, entiers ou divisés, quelquefois d’une souche traçante et horizontale.
7° FAMILLE. — ORCHIDACÉES. 549 486. Orcuis (L.). Orcnis.
Tablier prolongé en éperon à la base; anthère terminale à 2 loges ; grains de pollen réunis en 2 petites masses pédicellées : ovaire souvent tordu ; racine formée de tubercules ou de fibres r'enflées.
* Eperon en forme de sac très-court, alleignant tout au plus le tiers de l'ovaire.
+ Racine formée de 2 tubercules entiers.
1850. O. mrrcNA (Crantz). O. Bouc. — Satyrium hircinum (L.). — Himantoglossum hircinum (Spreng.). — Aceras hircina (Rchb. fils).
Tige de 3-6 déc., robuste, feuillée; f. glauques, luisantes, ovales-oblongues, larges, contournées ; bractées linéaires-acuminées, plus longues que l’ovaire ; casque à pétales connivents ; tablier à 3 lanières, celle du milieu 6-7 fois plus longue que les latérales, et roulée en spirale même pendant la floraison; ft. d’un blanc verdâtre, rayées et tachées de rouge clair, répandant une odeur infecte. %. Juin-juillet.
Prés, pelouses, bois. C.
1851. O. usruraTa (L.). O. BRULÉ.
Tige de 1-3 déc., grèle ; f. glauques, les premières ovales et obtuses, les autres oblongues et aiguës; bractées colorées, plus courtes que l'ovaire ; casque à pétales connivents ; fablier à 3 divisions courtes, linéaires, celle du milieu bifide et un peu plus allongée que les latérales ; petites fl. en épi serré, à tablier blane marqué de points purpurins, et à casque d'un brun noirätre, ce qui fait paraître l’épi brûlé au sommet. %. Mai-juin.
Prairies, pelouses, bois. A. C.
+ + Racine formée de 9 tubercules Lobés au sommet.
1852. O. viripis (L.). O. verRT. — Satyrium viride (L.). — Cœloglossura viride (Hartm.). — Peristylus viridis (Lindl.). — Gymnadenia viridis (Rich.).
Tige de 1-4 déc., feuillée ; f. inf. ovales et obtuses, les sup. cblongues et aiguës ; braclées à 3 nervures, les inf. plus longues que les fleurs; casque à pétales connivents ; tabiier terminé par 3 dents; fl. verdâtres, quelquefois d’un vert jaunâtre ou teinté de rouge ferrugineux sur les bords, inodorces, disposées en épi ovale ou oblong, peu serré. %. Mai-juin.
Prés et pelouses humides. P. C.
TT . Racine formée de fibres épaisses, allongées, réunies en faiscean,
1853. O. azBipa (Scop.). 0. BLANCHATRE. — Satyrium albidum (L.), — 6ymnedenia albida (Rich.).
Tige de 1-2 déc., grêle, feuillée; f. inf. ovales et obtuses, les
sup. oblongues et aiguës ; casque à pétales latéraux étalés; tablier
court, à 3 divisions linéaires, celle du milieu obtuse et plus large
550 87° FAMILLE. — ORCHIDACÉES.
que les latérales: petites fl. blanchâtres, disposées en épi étroit, oblong, presque cylindrique. %. Juin-juillet.
.Pâturages secs et bruyêres des hautes montagnes. — Loire. Longes: Pilat; Pierre-sur-Haute; Noirétable, au pic Pelé; Champoly; Montoncelle. — Ain. Le Colombier du Bugey; le Poizat; Retord; le Reculet. R.
** Eperon linéaire, conique ou oblus, égalant au moins la moitié de l'ovaire.
+ Racine formée de 2 tubercules entiers.
A. Tablier très-entier ; éperon linéaire, beaucoup plus long que l'ovaire.
1854. O. BrrozrA (L.). O À DEUX FEUILLES. — Platanthera bifolia (Rich.). — P. solstitialis (Bonng.).
Tubercules ovales-oblongs, rétrécis au sommet ; tige de 2-44., cassante; 2 f. radicales, quelquefois 3, elliptiques, obtuses, atténuées en pétiole; f. caulinaires beaucoup plus petites, lancéolées-acuminées, peu nombreuses; éperon linéaire, point au sommet ; anthéère trés-étroite, à lobes rapprochés et parallèles ; fl. blanchâtres, exhalant une suave odeur, surtout quand elles ne sont pas exposées aux rayons du soleil. %. Mai-juin. (V. D.)
Bois humides, prés, pâturages. A. C.
1855. O. monrana (Schm.). O. DE MONTAGNE. — O. chiorantha (Cust.). — P. montana (Rchb.).
Diffère du précédent 1° par ses fubercules en navet, pointus, 3 fois au moins plus longs que larges; 2 par sa tige plus robuste et ordinairement plus élevée; 3° par ses feuilles radicales souvent au nombre de 3-4; 4° par l’éperon un peu renflé en massue au sommet ; 5° par l’anthére large, demi-circulaire, à dobes rap-
rochés au sommet, divergents à la base; 6° par les fleurs d’un Et plus verdâtre et inodores. %. Mai-juin.
Lieux humides et couverts. — Loire. La Côte-en-Couzan. — Ain. Environs de Belley; le Jura. — Is. Dessine. R.
B. Tablier à 5 lobes; éperon filiforme, arqué. 1856. O. pyramiDaLis (L.). O. pyrAmIDAL. — Anacamptis pyramidalis (Rich.). — Aceras pyramidalis (Rchb. fils).
Tige de 2-4 déc., grêle ; f. étroites, lancéolées, aiguës; éperon égalant ou dépassant l’ovaire; tablier muni à sa base de deux petites lamel'es, divisé au sommet en 3 lobes à peu près égaux, celui du milieu un peu moins large que les latéraux et quelquefois légèrement échancré; fl. d’un rose vif, rarement blanches, en épi serré, pyramidal avant l’épanouissement complet, puis devenant ovale-cylindrique et obtus. %. Mai-juin. (
Bois et pelouses sèches. — Rh. Toute la chaîne du Mont-d’Or. — Ain, La Pape; le Mont; Parves; Evoges; tout le Haut-Bugey; le Revermont. P.R,
C. Tablier à 5 lobes; celui du milieu entier et sous-divisé; éperon conique, cylindrique ou élargi au sommet.
a. Bractées à 1 seule nervure.
1857. O. rusca (Jacq.). O. À casque BRON. — O. purpurea (Huds.). — 0. militaris (Balb.; L. part.). |
Tige de 4-10 déc., épaisse, cassante; f. longues et larges,
sd © 87° FAMILLE. — ORCHIDACÉES. 991 -oblongues, glaucescentes, luisantes ; bractées beaucoup plus courtes que l'ovaire, ainsi que l’éperon, qui est oblus ; casque à pétales connivents, les extérieurs larges, les 2 intérieurs linéaires; tablier à 3 divisions, les latérales linéaires et arquées, celle du milieu partagée en 2 lobes larges, obliquement tronqués, souvent crénelés-denticulés, ordinairement séparés par une petite dent; f. à casque d’un brun noirâtre, à lablier blanc ou rosé, parsemé de petits pinceaux de poils purpurins, disposées en gros épi ovale ou oblong. %. Avril-juin. (V. D.) Bois et coteaux ombragés. — Rh. Ecully, à Chalins; Oullins; Francheville ;
le Mont-Cindre; Couzon; Fontaines. — Ain. La Pape; environs de Trévoux, de Meximieux, de Pont-d’Ain, de Belley; le Revermont. A. R.
— Cette espèce forme avec les suivantes un assez grand nombre d'hybrides, à casque plus ou moins foncé, à lobes du tablier pius ou moins longs, entiers ou denticules. £a plus remarquable est l'O. simio-jurpurea (Weddel), à casque brun comme l'O. fusca, quoique un peu plus pâle, et à tablier divisé en Janières allongées, comme l'O. simia. — On le trouve au Mont-Cindre.
1858, O. WA tAS (Poir.). O. EN GAsQuE. — 0. Rivini (Gouan). — 0. militaris a Dh
Tige de 2-4 déc.; f. glaucescentes, luisantes, oblongues-lancéolées ; bractées plus courtes que l'ovaire, ainsi que l’éperon, qui est obus; casque à pétales acuminés et connivents; tablier à 3 divisions, les latérales linéaires, celle du milieu partagée en lobes plus larges, obliquement tronqués, crénelés-denticulés, séparés par une petite dent trés-courie ; fl. à casque rose ou d'un blanc cendré, à tablier rose, parsemé de petits pinceaux de poils purpurins, disposées en épi ovoide. %. Mai-juin.
Bois, broussailles, prairies. — Rh. Le Mont-Cindre; Vaux-en-Velin. — Aïn. La Bresse; le Bugey; le Revermont. — Is. Dessine. A. C, 1859. O. simrA (Lamk.). O. sINGE.
Tige de 2-4 déc. ; f. oblongues ou ovales-oblongues ; bractées blanchâtres, beaucoup plus courtes que l'ovaire, ainsi que l’éperon, qui est obtus ; casque à pétales acuminés et connivents ; tablier à 3 divisions allongécs, les latérales linéaires, celle du milieu partagée en 2 lanières également linéaires, entières, enroulées et divergentes, séparées par une petite dent trés-courte, de sorte que Pensemble du tablier ressemble à un singe dont les jambes et les bras seraient pendants; f. à casque rose ou d’un blanc cendré, à tablier rose ou blanc, parsemé de petits pinceaux de poils purpurins, disposées en épi ovoide. %. Mai-juin.
b. var. alba. F1. entièrement blanches.
Bois, pelouses, prairies. C. C.
1860. O. nyerinA (Bonng.). O HyBRIDE. — O. cercopitheca (Etud. des F1. {re éd.; Lamk.?). — O. simio-militaris (Gren. et Godr. ?).
Tubercules gros, ovales-arrondis ; tige de 3-5 déc., plus élevée que dans les deux précédents; f. d’un vert tendre, luisantes, comme huilées, ovales-oblongues ; éperon un peu courbé, égalant un peu plus de la moitié de l’ovaire au moment de la floraison; bractées roses, acuminées, beaucoup plus courtes que lo-
D5? É 87° FAMILLE. — ORCHIDACÉES.
vaire; casque à divisions acuminées, un peu ouvertes, fortement] veinées’en dedans, les latérales d’un blanc rosé, la sup. piquetéë et fortement teintée de rouge en dessus; tablier parsemé au milieu de houppes purpurines, offrant 4 divisions linéaires-oblonques, non enroulées, entières, peu divergentes, allongées, presque entièrement rouges, les deux inf. séparées par une petite dent ; fl. en épi oblong, allorgé. %. Mai-juin.
Bois. — Rh. Le Mont-Cindre; Curis. R.
| — Cette espèce me paraît intermédiaire et peut-être hybride entre les O. | galeata et simia. Les divisions du tablier sont plus étroites et plus allongécs | que dans l'O. galeala, moins étroites, moins allongées et surtout non enrou- | lées comme dans l'O. simia. Certaines formes se rapprochent plus du premier, d’autres sont plus voisines du second. | |
1861. O. varIEGATA (AII.). O. PANACHÉ, — O. tridentata (Scop.).
Tige de 1-2 déc.; f. oblongues-lancéolées; bractées roses, & peu prés égales à l'ovaire ou un peu plus courtes ; éperon courbé, assez épais à la base, moins long que l’ovaire ; casque à pétales aigus et connivents ; éablier à 3 segments tous denticulés, celui du milieu plus large, obcordé, muni ordinairement d’une trèspetite dent dans léchancrure ; fl. roses, à casque rayé, à tablier piquelé de pourpre, mais glabre, disposées en épi court, ovaleglobuleux, très-serré. %. Mai.
Bois, pelouses sèches. — Rh. Entre Beaunant et Saint-Genis-Laval; Caluire. — Ain. La Pape, où il abonde.
1662. O. ccoBosa (L.). O. À ÉPI GLOBULEUX.
Tige de 3-4 déc. ; f. glauques, oblongues-lancéolées ; bractées égalant ou dépassant l'ovaire, les inf. quelquefois trinervées : éperon grêle, cylindrique, obtus, à peu prés 1 fois plus court qu’ l'ovaire ; casque à pétales connivents, terminés par une pointe un peu épaissie et élargie au sommet ; tablier à 3 divisions, celle du milieu oblongue et denticulée ; fl. petites, d’un rose pâle, à tablier piqueté de pourpre, disposées en épi globuleux et trés-serré. %. Juin-juillet.
Prairies et pâturages des hautes montagnes. — Ain. Chapelle de Mazières: le Golet de la Rochette; le Colombier du Bugey; Arvières; Retord; le Poizat;
les monts d’Ehen; le Jura. — Is. La Grande-Chartreuse, au col de la Ruchère et à Charmansom.
1863. O. corrornoRa (L.). O. PUNAISE.
Tige de 2-4 déc.; f. lancéolées, étroites; bractées égalant à peu près l’ovaire ; éperon arqué, { fois plus court que lPovaire ; casque à pétales tous connivents ; tablier à 3 segments, celui du milieu entier et plus long que les latéraux; fl. à casque d’un rouge sale, à tablier rayé et ponctué de vert et de rouge, disposées en épi oblonug, exhalant une forte odeur de punaise. %. Maijuin.
Prés humides. — Rh. Charbonnières; Vaugneray; Mornant; l’Argentière.
— Loire. Montbrison; Chalnuazelle, — Ain. Environs de Meximieux; Nantua. — Îs. Dessine.
87° FAMILLE. — ORCHIDACÉES. 553
1864. O. rRAGRANS (Pollin.). O. À SUAVE ODEUR.
Diffère du précédent 4° par sa tige ordinairement moins élevée ; 20 par les pétales du casque, qui sont libres et désunis au sommet; 3 par ses fleurs exhalunt une douce et suave odeur. Leur couleur est à peu près la même, mais le rouge du casque et du tablier est moins brun, plus pâle et plus clair. %. Mai-juin.
Pâturages secs, prairies. -— Rh. Vaux-en-Velin. — Ain. Sur un coteau sec,
aprés la Pape, où il est très-rare; Brotteaux, à Loyettes, où il est trèscommun,
1865. O. morio (L.). O. BOUFFON.
Tige de 1-4 déc. ; f. oblongues, obtuses, jamais tachées ; bractées colorées, égalant à peu près l’ovaire; éperon horizontal où ascendant, tronqué à son extrémité, d’abord plus court que lcvaire, à la fin l’égalant à peu près; casque à pétales tous connivents ; tablier ordinairement plié en deux, divisé en 3 lobes larges et courts, celui du milieu tronqué ou un peu échancré, ne dépassant jamais les latéraux ; fl. d’un rouge violet, quelquefois rouges, roses ou blanches, à casque veiné de vert, à tablier ponctué de blanc et de lilas. %. Avril-juin. (V. D.)
Prairies, pâturages secs, pelouses des bois. C. C.
— On le trouve quelquefois à tubercules longuement pédonculés. 1866, O. mascuLa (L.). O. MALE.
Tubercules arrondis; tige de 3-6 dée., feuillée; f. oblongues, obtuses ou aiguës, rétrécies en pétiole, souvent marquées de Laches d’un brun noirâtre ; bractées colorées, acuminées, égalant à peu près l’ovaire; éperon horizontal ou ascendant, obtus, égalant à peu près l’ovaire ; casque à pétales latéraux étalés ou réfléchis ; tablier à 3 lobes crénelés, celui du milieu échancré, égalant ou dépassant les latéraux ; fl. d’un beau rouge, rarement blanches, disposées en épi lâche et allongé. %. Avril-mai. (V. D.)
Prés et bois. — Kh. Le Mont-Tout; le Fenoyl, près de l’Argentière. —
Loire. Les Salles. — Ain. La Bresse et le Bugey; le Revermont; le Jura. — Is. Chalais.
b. Braclées à 3-5 nervures.
1867. O. LAx1FLORA (Lamk.). O. A FLEURS LACHES.
Tige de 3-6 déc., droite et effilée ; f. lancéolées-linéaires, aï-guës, canaliculées ; bractées colorées, plus courtes que lovaire ; éperon cylindrique, obtus, horizontal ou ascendant, plus court que l’ovaire ; casque à pétales latéraux renversés ; tablier plié en deuæ, divisé en 3 lobes crénelés-denticulés, celui du milieu plus court que les latéraux, quelquefois presque nul; fl. d’un rouge violet, disposées en épi lâche. %. Mai-juin. vil.
Prairies humides. C. Li
1863. O. ALATA (Fleury). 9. AILÉ. — O. morio-laxiflora (Auct.).
Tubercules ovoïdes, petits; tige de 2-4 déc., nue au sommet ; Î. lancéolées-linéaires, courtes; bractées lancéolées-acuminées, plus courtes que lovaire, les inf. trinervées à la base, les sup.