Eripacris (Swartz). ÉPIPACTE
Tablier non prolongé en éperon à la base ; anthère terminale, penchée ; masses de pollen sessiles ; racines fibreuses.
* Tablier bifide au sommet.
1885. E. nrnus-avis (AIL.). E. Nin-p’o1sEau. — Ophrys nidus-avis (L.). — Neottia nidus-avis (Rich.).
Plante entièrement rousse, ayant l'aspect d'une Orobanche. Racine formée de fibres charnues et entrelacées ; tige de 2-5 déc. ; f. remplacées par des écailles engaînantes ; tablier à 2 lobes divergents, élargis au sommet; fl. roussâtres, en épi oblong, assez serré. %. Mdi-juillet. (V. D.)
Parasite sur les racines des arbres. — ÆRh. Le Mont-Cindre; Limonest; Saint-Bonnet-le-Froid ; Haute-Rivoire. — Loire. Pilat; Pierre-sur-Haute ; Champoly; le mont Sémioure, au-dessus de Montbrison. — Air, Montagnes
du Bugey, du Revermont et du Jura. — Is, La Grande-Chartreuse, où elle n’est pas rare.
1886. E. ovata (AIl.). E. A FEUILLES OVALES. — Ophrys ovata (L.). — Neottia ovata (Rich.). — Listera ovata (Rob. Br.).
Tige de 3-5 déc., pubescente, munie au-dessous de son milieu de 2 larges feuilles ovales, pliées et nervées, opposées, embrassantes ei comme connées, portant au-dessus des feuilles quelques écailles vertes, ovales-acuminées; tablier à 2 lobes oblongs, obtus, parallèles ; fl. verdâtres, pédonculées, disposées en grappe terminale, allongée, eflilée. %. Mai-juin.
Prairies, bois et taillis humides. A. C.
1887. E. TRIFOLIATA (N.). E. A TROIS FEUILLES.
Voisin du précédent. En diffère 4° par les feuilles au nombre de trois : ordinairement deux sont opposées, et la troisième, plus petite, est placée au-dessus; quelquefois toutes les trois sont verticillées à la même hauteur; plus rarement toutes les trois sont échelonnées et alterues ; 2° par les fleurs plus petites, plus allongées, disposées en épi plus grêle. %. Mai-juin.
Prairies, pelouses humides. — Loire. Les Salles; la Côte-en-Couzan, sur un espace trés-étendu (abbe Faye).
1888. E. conpaTa (All.). E. À FEUILLES EN CŒUR.— Ophrys cordata (L.).— Neottia cordata (Rich.). — Listera cordata (Rob. Br.).
Port de l'E. ovata, mais beaucoup plus petit dans toutes ses parties. Tige de 1-2 déc., très-grèle, munie vers son milieu de 2 feuilles opposées, en cœur ovale, embrassantes, glabres et luisantes ; tablier à 3 divisions, les latérales très-courtes, celle du
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milieu allongée, bifide, à segments linéaires, très-aigus et divergents ; très-petites fl. à casque verdätre et à tablier d’un brun rougeàtre, pédicellées, en grappe terminale, grêle et peu serrée, exbalant une légère odeur de muse. %. Mai-juin.
Mousse humide et ombragée des hautes montagnes. — Loire. Pilat, aux sources du Furens, dans le grand bois, entre Tarentaise et le pré Lager; Noirétable; Pierre-sur-Haute, dans les gorges de Coleigne, au pied des sapins. — Ain, Le Jura, derrière la Faucille et prés de la Dôle (Reuter). — Is. La Grande- Chartreuse. R. R, |
“* Tablier à lobe terminal entier.
+ Fleurs dressées, fermées ou peu ouvertes, à ovaire sessile ou presque sessile, plus ou moins contourné.
1889. E. ranctroztrA (D. C.). E. À FEUILLES LANCÉOLÉES. — E. pallens (Sw.). — Serapias grandiflora (Babingt.). — Cephalanthera pallens (Rich.). Tige de 3-5 déc., feuillée ; f. ovales-lancéolées, amplexicaule:, à nervures saillantes, convergentes vers le sommet; bractées lancéolées, égalant ou dépassant l'ovaire; ovaire glabre; fl. d'un blanc jaunûtre, à tablier taché de jauve. %. Mai-juin. Bois des collines et des montagnes calcaires. — Rh. Ouilins; Saint-Didie:au-Mont-d'Or; le Mont-Cindre. — Ain. La Pape; Satkonay; Pont-d’Ain, daus
le clos du château; environs de Belley ; les mouts d’Ehen; lisière des forêts «tour de Rutfieux. — 1s. La Grande-Chartreuse. P. C.
1890. E. EnsirorrA (Sw.). E. À FEUILLES EN GLAIVE. — Serapias ensifolia (L.). — S. nivea (Vill.). — Cepbalanthera ensifolia (Rich.). — C. xiphopbyllum (Rchb. fils).
Tige de 2-5 déc., feuillée ; f. allongées, engaïnantes, étroitement lancéolées, les sup. linéaires, marquées de nervures saillantes et parallèles ; bractées beaucoup plus courtes que l'ovaire ; ovaire glabre; fl. blanches, à tablier taché de jaune. %. Mai-juin.
Bois des collines et des montagnes calcaires. — Rh. Le Mont-Cindre; Alix. — Loire. Champoly. — Ain. La Pape; tous les environs de Belley; montagne d’Ambronay ; le Revermont, à Notre-Dame-des-Conches; Chavaux, etc,; Ruffieux; la côte d'Evoges; Confort. A. R.
4891. E. RuBRA (AIl.). E. À FLEURS ROUGES. —S, rubra (L.).—C., rubra (Rich.).
Tige de 2-5 déc., feuillée; f. oblongues-lancéolées, amplexicaules, presque sur 2 rangs opposés, marquées de nervures saillantes ; bractées linéaires-lancéolées, plus longues que lovaire ; ovaire pubescent ; fl. d'un rose vif et foncé, très-belles. %. Juirjuillet.
Bois des collines et des montagnes calcaires. — Rh. Limonest; le Mont-Cindre; Couzon. — Ain. Tous les environs de Belley; la côte d’Evoges; le chemin de la Serpentouse, en allant de Confort à Chezery. P. C.
+ + Fleurs ouvertes, étalées ou pendantes, à ovaire pédicellé et non conltourné.
1892. E. Lartrozta (All.). E. À LARGES FEUILLES. — E. helleborine (Rchb. fils. —S. latifoha (L.).
Tige de 2-9 déc., feuillée, pubescente au sommet ; f. embrassantes, à nervures très-marquées et convergentes vers le sommet, les inf. et les moyennes larges, ovales ou ovales-oblongues, les sup. plus étroites et lancéclées ; bractées iaf. plus longues que les
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fleurs, puis diminuant graduellement; tablier à lobe terminal trés-aigu, recourbé au sommet; Î. verdàtres en dehors et rusées à l'intérieur, ou d’un rouge obscur même avant leur épanouissement, disposées en grappe allongée et peu serrée. %. Juin-juiller. (Y. D.)
DE en À vulgaris. F1. verdâtres, au moins avant l'épanouissement, rosées en de-
ans.
5. var. atrorubens (Rchb.). Fi. d’un rouge obscur, même avant leur épanouissement.
Bois des collines et des montagnes, surtout des terrains calcaires. — Rx. Vallon d’Oullins, versant nord; le Mont-Cindre; Couzon. — Loire. Champoiy. — Ain. Le Bugey; le Revermont; le Jura. — Is. La Grande-Chartreuse. À, €. 1893. E. micropayLLA (Sw.). E. À PETITES FEUILLES.
Tige de 1-4 déc., grêle, pubescente au sommet; f. étroites. ovales ou lancéolées, à nervures saillantes, les inf. réduites à leur gaîne, toutes plus courtes que les entrenœuds de la tige ox l: dépassant à peine; tablier ovale, aigu, presque égal au casque, marqué à la base de 2 petites saillies crépues ; fl. d’un rouge sa!» et verdâtre, peu nombreuses, penchées, disposées en grappë étroite. %. Juin-juillet.
Bois secs. — Rh. Le Mont-Cindre; Saint-Genis-Laval (Roffavier). R. R.
1894. E. pALusTRiIs (Crantz). E. pEs MARAIS. — S. longifolia (L.).
Tige de 3-6 déc., feuillée, pubescente au sommet; f. toutes oblongues-lancéolées, très-aiguës, amplexicaules, à nervures sailjantes et parallèles ; bractées lancéolées, la plupart plus courte que les fleurs, mais cependant les inf. souvent plus longues ; t4blier à lobe terminal arrondi et obtus ; fl. grandes, pendantes, d’un gris verdâtre en dehors, d’un blanc rougeàtre à l’intérieur, disposées en grappe lâche et allongée. %. Juin-juillet.
Prairies marécageuses. — Rh. Saint-Genis-Laval; Villeurbanne; Neuxiile. — Ain. Environs de Belley, etc. — Is. Dessine; Frontonas.