‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 913 sur 1009 · Juxcus (L.). Joxc · texte numérisé non relu

Juxcus (L.). Joxc

Périanthe calicinal, formé de 6 divisions vertes ou scarieuses ; capsule à 3 loges ; graines nombreuses, placées au bord intérieur d’une cloison placée au milieu de chaque valve ; feuilles cylindriques ou canaliculées, toujours glabres.

* Feuilles nulles; fleurs latérales.

1928. J. coNGLOMERATUS (L.). J. À FLEURS AGGLOMÉRÉES.

Tiges de 4-9 déc., droites, très-finement striées, à moelle continue, vertes, se cassant facilement, munies à la base de gaines roussâtres, non luisantes ; 3 étamines; style très-court, inséré sur un petit mamelon qui termine la capsule ; capsule obtuse ; fl. brunâtres, réunies en panicule latérale, compacte et sessile. %. Juinjuillet. (V. D.)

Fossés et bord des eaux. C. C.

4999. J. errusus (L.). J. À FLEURS ÉPARSES.

Tiges de 4-9 déc., droites, lisses à l’état vivant, vertes, se cassan! facilement, munies à la base de gaînes roussâtres ou brunes, non luisantes ; 3 élamines; sfyle très-court, inséré dans une pefite fosselte qui termine la capsule ; capsule obtuse ; fl. verdâtres, En panicule latérale et diffuse. %. Juin-juillet. (V. D.)

Fossés et bord des eaux. C. C.

— Ces deux espèces sont réunies par Meyer sous le nom de Juncus communis.

1950. J. prrrusus (Hoppe).J. À FLEURS DIFFUSES.

Tiges de 4-6 déc., vertes, finement striées, à moelle continue, munies à la base de gaines d’un pourpre noir ; 6 étamines; style distinet ; capsule obovale, obtuse, mucronée; fl. d’un brun marron, en panicule latérale à rameaux diffus. %. Juin-juillet.

Lieux humides, bord des eaux. — Rh. Lyon (Jord. d'aprés Gren. et Godr.). — Cette espèce a le port de la suivante, dont elle diffère par sa tige verte, finement siriée, à moelle continue. Elle diffère des deux espèces précédentes par la couler des gaines, le nombre des étamines et la longueur du style. 1931 J. cLaucus (Ehrh.). J. ezAuquE. (Vulg. Jonc des jardiniers.)

Tiges de 4-8 déc., dressées, striées, à moelle interrompue, glauques, se tordant facilement sans se casser, munies à la base de gaines d’un pourpre noir ; 6 éfamines ; capsule oblongue el aigué ; fl. brunes, en panicule latérale. %. Juin-août. (V. D.)

Lieux humides, marais, bord des eaux. A. C.

1952. J, rizirormis (L.). J. FILIFORME.

Tiges de 1-4 déc., peñchées au sommet, filiformes, glaucescentes, lisses à l’état vivant, entourées de gaînes à la base; 6 éfamines; slyle presque nul; capsule arrondie, trés-obtuse, courtement mucronée; fl. peu nombreuses (5-10), en cyme simple et latérale. %. Juin-août.

Prés humides et marais des hautes montagnes, — Loire. Pilat ; Pierre-sur- Haute, dans les gorges de Coleigne. R.

GO® FAMILLE. — JONCAUÉES. LR.

** Feuilles toutes radicales, mais distincies de la tige.

1933. J. squarrosus (L.). J. RAIDE.

Racine fibreuse ; tiges de 2-6 déc., solitaires ou peu nombreuses, droites, raides; f. glauques, dures, linéaires, canaliculées, venant par touffes radicales ; 6 éfamines à anthéres 4 fois plus longues que leurs filets; fl. brunâtres, bariolées de roux et de blanc, accompagnées d’écailles scarieuses, disposées en panicule terminale interrompue, munie à sa base d'une bractée beaucoup plus courte qu’elle. %. Juin-juillet.

Sources et prés marécageux des montagnes. — Rh. Saint-Bonnet-le-Froid. — Loire. Pilat; les Salles; Pierre-sur-Haute.— 4in. Le Haut-Bugey, à Portes, etc. PE:

1954. J. caprratus (Weigel). J. À FLEURS EN TÈTE. — J.ericetorum (Poll.).

* Racine fibreuse; tiges de 3-8 cent., filiformes, venant par touffes gazonnantes ; f. molles, finement linéaires, étroitement canaliculées ; 3 éfamines; fl. d’un brun verdàtre, réunies en petites tétes globuleuses, serrées, terminales, entourées de bractées inégasn une plus développée les dépasse manifestement. @. Maijuillet.

Lieux humides ou mouillés l’hiver.— Rh. Charbonniëres; Brignais: sources au bord du Garon, prés du moulin de Barail; étangs de Lavore. — Loire. Chalmozelle; Saint-Bonnet-le-Coureau (Royer). — Ain. Chevroux, près de Pont-de-Vaux. R.

— Il y a quelquefois 1-2 têtes latérales.

"** Tige feuillée.

+ Feuilles paraissant noueuses quand on les fait glisser entre les doigts. 1955. J. AzpINUS (Vill.). J. nes ALPEs. — J. ustulatus (Hocppe).

Racine traçante ; tiges de 3-4 déc., droites, raides, souvent rougeâtres à la base ; f. fistuleuses, faiblement noueuses, assez distantes, la dernière dépassant souvent la panicule ; divisions du périanthe toutes égales, plus courtes que la capsule, les 3 extérieures munies au-dessous du sommet d’une petite pointe qui disparaît avec l’âge; capsules d’un brun noirâtre et luisant, ovales-oblongues, mucronées; fl. disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juin-juillet.

Lieux humides, marais des montagnes. — Rh. Bords du Rhône, au-dessus de Lyon, où il est descendu des montagnes. — Loire. Pierre-sur-Haute. — Ain. Le Jura.

4956. J. Lamprocarpus (Ehrh.). J. À FRUITS BRILLANTS. — J.sylvaticus (Vill.}. — J. articulatus b (L.).

Racine tracçante; tiges de 1-6 déc., ascendantes, comprimées, ranprochées; f. très-noueuses, comprimées ; divisions du périanthe toutes égales, mucronulées, nlus courtes que la capsule, les extérieures trés-aiguës, les intérieures obtuses et scarieuses sur les bords; capsules ovales-triangulaires, mucronées, d'un brun noir

574 99° FAMILLE. — JONCACÉES.

et brillant ; fl. disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juin-juillet.

b. var. vivipara. Piante peu élevée, produisant, au lieu de fleurs, des bractées rougeâtres et trés-développées, imbriquées sur 2 rangs opposés. Marais, lieux humides, bord des bois. — Rh. Bords du Rhône, au-dessus de Lyon; Charbonnières. — Loire. Pilat; Saint-Bonnet-le-Château : Chalmazelle. — Ain. Lac de Virieu-le-Grand ; environs de Belley ; la Bresse; le Bugey.

4937. 3. AcurirLorus (Ehrh.). J. À FLEURS AIGUES. — J, sylvaticus (Reich.).

Racine tracante, quelquefois peu longuement ; tiges de 4-8 déc. , dressées, comprimées ainsi que les feuilles ; f. très-noueuses ; divisions du périanthe toutes trés-aigués, acwminées, les 3 intérieures plus longues que les extérieures et à pointe recourbée ; capsules amincies en un long bec dépassant le périanthe ; fl. d’un brun pâle ou d’un brun noirâtre, disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juinjuillet,

Prés marécageux, marais. — Rh. Charbonnières. — Loire. Pilat; Pierre-sur- Haute; les Salles, — 4in. Sainte-Croix, près de Montluel; environs de Belley. — Îs. Rives de la Bourbre, près de Pont-Chéry. A. R.

1938. J. oBrustFLorus (Ebhrh.). J. À FLEURS OBTUSES. — J, articulatus (Vill.).

Racine longuement traçante ; tiges de 4-8 déc., dressées, cylindriques ainsi que les feuilles, munies à la base d’écailles brunes ou verdâtres ; divisions du périanthe toutes obscures et égales, à peu près aussi longues que la capsule; capsules ovales, amincies en un petit bec, à peu près aussi longues que le périanthe; fl. d’un blanc verdàtre ou jaunâtre, disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juinjuillet.

Marais, prés humides. C.

4939. 3. supinus (Mœnch). 3. coucmé. — J, mutabilis (Dubois). J. subverticillatus (Jacq.).

Plante très-variable. Racine fibreuse, à collet renflé ; tiges grêles, tantôt redressées, tantôt couchées et radicantes, tantôt flottantes ; f. fiiformes, étroitement canaliculées en dessus, faiblement noueu ses; divisions du périanthe toutes égales, es extérieures aiguës, les intérieures obtuses ; 3 éfamines à filets aussi longs que les axthéres ; capsules oblongues, obtuses, mucronées, égalant à peu prés le périanthe ; fl. verdâtres ou brunâtres, souvent entremêlées de bractées foliacées, qui les font paraître vivipares, disposées en petits glomérules formant par leur réunion une panicule irrégulière. %. Juin-septembre.

b. J. uliginosus (Roth). Tiges couchées et radicantes.

c. J. fluitans (D. C.). Tiges flottantes et souvent trés-allongées.

d. var. nigritella (Koch). Capsules plus courtes, déprimées au sommet, e. var. vivipara. Capsule remplacée par de petits fascicules de feuilles.

Lieux humides, sources, ruisseaux, marécages, — Rh. Saint-Bonnei-lc- Froid ; Vaugneray, aux Jumeaux; Yzeron.— Luire, Pilat: Roanne: Pierre-sur-

90€ FAMILLE. — JONCACÉES. 575 Haute. — Ain. Montribloud ; les Echeyx; marais de Pont-de-Vaux; étangs et marais autour de Bourg. — Var. d. Chaine du Forez,

— Le J. fluitans devient le J. uliginosus quand il est abandonné par l’eau ; il est par conséquent plutôt une forme actidentelle qu’une variété.

1940. J. Pycuæus (L.). J. NAIN.

Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 5-12 cent., venant par touffes gazonnantes, souvent rougeâtres ainsi que les feuilles; 7. trés-finement linéaires, canaliculées, légèrement nouéuses ; divisions du périanthe linéaires, acuminées, dépassant la capsule, qui est aiguë ; 3 étamines; fl. verdâtres ou rougeûtres, disposées en petits paquets axillaires et terminaux, sessiles et pédonculés, égalés ou dépassés par les feuilles. ©. Juillet-septembre.

Bord des étangs, marécages. — Rh. Etangs de Lavore. — Ain. Environs de Bourg, à Seillon; Marlieux; Chalamont; le Plantay; Beaumont; Saint-Germain, etc.

+ + Feuilles n'étant nullement noueuses sous les doigts.

4941. 3. BuFonIUs (L.). J. DES CRAPAUDS,

Plante d’un vert pâle et glaucescent. Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 4-3 déc., grêles, rameuses-dichotomes au sommet, venant par touffes gazonnantes; f. filiformes, eanaliculées à la base; divisions du périanthe inégales, lancéolées, mucronées, plus longues que la capsule ; capsule oblongue et obtuse ; fl. d’un vert blanchâtre, solitaires ou géminées, sessiles ou presque sessiles, disposées d’un seul côté le long des rameaux, qui forment une pañicule corymbiforme. @. Juin-juillet. (V. D.)

Lieux argileux et humides. C. C.

1942, J. +. (Brot.). J. ayBRiIDE, — J. bufonius b fasciculatus (Gren. et oar.).

Voisin du précédent. Racine fibreuse, non traçante ; tiges arquées-ascendantes, ordinairement courtes et venant par toufles

azonnantes, quelquefois élancées, grêles et ramifiées au sommet ; Î. filiformes, caualiculées à la base; périanthe à divisions à peu prés égales, plus longues que la capsule, les extérieures lancéolées-acuminées; capsule obtuse, d’un vert luisant ; fl. d’un vert blanchâtre, sessiles ou à peu près, disposées le long des rameaux en petits fascicules de 3-5, formant une grappe effilée. %. Maijuin.

Licux humides. — Rh. Charbonnières; Tassin. — Loire. Chalmazelle. — Probablement ailleurs.

— La floraison est d’une quinzaine de jours plus précoce que celle du précédent.

1943. J. TeNAGEIA (L.). J. DES BOUES.

Racine fibreuse, non tracante; tiges de 1-4 déc., cylindriques, très-rameuses ; f. droites, sétacées, canaliculées à la base; dévisions du périanthe aiguès, mucronées, égalant à peu prés la capsule ou la dépassant peu; capsules arrondies et trés-obtuses ; fl. brunètres ou verdâtres, solitaires, sessiles ou presque sessiles sur les

n76 gi FAMILLE. — TYPHACÉES.

rameaux, qui forment par leur réunion une panicule trés-rameuse el trés-divariquée. ®. Juin-Juillet.

Lieux marécageux ou mouillés l'hiver, bord des étangs. — Rh. Charbonnië-

res, dans les chemins des bois; Frontenas ; Lavore. — Loire. Saint-Bonnet-le- Château; plaine de Montbrison. — Ain. La Bresse el le Bugey. P. C.

1944. J. Nr) (Jacq.). J. comPrIMÉ. — J. bulbosus (L. ex Balb. et multis Auct.).

Racine plus ou moins traçante, souvent renflée au collet, mais uon bulbeuse; tiges de 2-5 déc., comprimées; f. linéaires, canaliculées ; divisions du périanthe trés-obtuses, de moitié plus courtes que la capsule ; capsules arrondies, mucronées ; fl. d’un brun mêlé de vert et de blanc, solitaires, pédicellées ou sessiles, rapprochées en corymbe terminal, quelquefois paniculé. %. Juin-août.

Marais et prés humides, C.

94e FAMILLE. — TYPHACÉES.

Les Typhacées sont toutes des plantes herbacées, croissant dans l’eau ou dans les lieux marécageux. Leurs feuilles, alternes ou toutes radicales, ont leurs nervures parallèles, et leurs fleurs, monoîiques, sont disposées en chatons serrés ou en têtes globuleuses. Les chatons ou têtes à étamines sont placés au sommet, et les chatons ou têtes fructifères en dessous. Le périanthe est tantôt formé par des écailles, tantôt remplacé par des soies. Les étamines, ordinairement au nombre de 3, sont libres ou à filets soudès. L’ovaire, supére, libre et uniloculaire, devient un fruit sec, mais à épicarpe spongieux, ne renfermant qu’une seule graine, et terminé par le styie persistant.

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