SrARGANIUM (L.). RUBANIER
Fleurs monoïques, disposées en têtes arrondies ; périanthe composé de 3 écailles ; fruits sessiles, non entourés de soïes à la base. 1951. S. Rawos5MM{Muds.). R. À TIGE RAGEUSE.
Tige de 410 déc., rameuse au sommet; f. allongées, fermes, triangulaires à la base, corcuves sur leurs faces latérales ; fl. ver-
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5187 92° FAMILLE. — MAPÉRAGÉES.
dâtres, disposées en têtes sessiles sur les rameaux, qui forment au sommet de la tige une panicule rameuse. %. Juin-août. (V. D.)
Fossés, marais, étangs. C. C.
4952. S. simpzex (Huds.). R. A TIGE SIMPLE.
Tige de 3-6 déc., simple dans toute sa longueur ; f. fermes, dressées, triangulaires à la base, planes sur les faces latérales ; fl. jaunâtres, en épi simple, terminal, les capitules inf. pédicellés. %. Juin-août,
Bord des étangs et des riviéres. — Rh. Pierre-Bénite; Lavore. — Ain. La Pape et la Dombes. — 1s. Janeyriat. À. R.
1953. $S. minimuw (Fries), R. NAIN. — S. natans (Auct. non L.).
Tige de 3-6 déc., simple, grêle; f. d’un vert pâle, linéaires, planes;wplus ou moëns flottantes ; fruits ovoïdes, sessiles, à style court ; fl. jaunâtres, en épi simple, terminat, peu fourni, les capitules staminifères au nombre de 4-2 seulement. %. Juin-juiket.
Marais. — Ain. Belley, au marais de Charignin ; la Bresse, à Vescours; environs de Bourg. — Is. Génas; Charvieux. R.
92 FAMILLE. — CYPÉRACÉES.
Nous ne conseillons point aux jeunes botanistes de commencer l'étude des fleurs par celle des Cypéracées; car les difficultés nombreuses qu'ils rencontreraient à chaque instant les découraseraient peut-être pour toujours. Ce n’est que lorsqu'ils seront suffisamment exercés qu’ils pourront explorer avec succès ce labyrinthe de la science et en parcourir tous les détours. Il viendra mème un moment où ils se passionneront pour ces herbes d’obscure apparence qu'auparavant ils dédaignaient, où ils graviront avec ardeur des montagnes élevées, où ils se jetteront sans crainte au milieu des prairies les plus marécageuses, pour aller recueillir un Souchet nouveau, uñ Scirpe inconnu, un Careæ qui manquait à leur collection. Alors, et alors seulement, ils pourront se dire à eux-mêmes que le feu sacré est allumé dans leurs cœurs.
Les Cypéracées sont toutes des plantes herbacées, à fige cylindrique ou triangulaire, dépourvues de nœuds au point d'insertion des feuilles. Celles-ci, à limbe linéaire, plan ou canaliculé, quelquefois nul, enfourent la tige par une gaine entiére. Les fleurs, ylumacées, tantôt munies d’étamines et de carpelles, tantôt monoïques ou dioïques, sont toujours disposées en épi. Le périanthe est remplacé par une écaille qui recouvre 3 (raremeñf 2) étamines ot À seul ovaire surmonté par 1 style terminé par 2-3 stigmates. Cet ovaire devient une capsule monosperme et indéhiscente.
92°© FAMILLE. — CYPÉRACÉES. 1 5179
# La
re TRIBU : CYPÉRÉES. — Fleurs renfermant chacune des étamines et un ovaire ; écailles disposées sur 2 rangs opposés.
D10. CYPERUS (L.). SOUCHET.
Ecailles des épillets carénées, nombreuses, imbriquées sur 2 rangs opposés et bien marqués, toutes égales et fertiles, ou les 2-3 inférieures seulement plus petites et stériles; ovaire dépourvu de soies et de petites écailles accessoires à sa bases épillet des fieurs formant un faux corymbe muni à sa base de bractées foliacées en forme d’involucre.
* Style terminé par 2 stigmates.
1954. C. Monrt (L.).S. ne Mori.
Racine rampante; tiges de 3-8 déc., triangulaires, épaisses, munies à leur base de longues feuilles glauques, linéaires-lanc£olées, pliées en carène, presque lisses sur les bords; involucre formé de 4-6 folioles inégales, très-allongées, dépassant les épillets; épillets alternes, d’un brun ferrugineux, roux ou rougeûtre, très-nombreux, disposés en corymbe paniculé et trés-ramifié. %.
Fossés, marais, bord des rivières. — Rh. Lyon, à la Mouche: bords du Rhône, en face d’Irigny. — Ain. Au pont de Cordon. P. C,
1955. C. FLAVESCENS (L.). S. JAUNATRE.
Racine fibreuse ; tiges de 5-20 cent., gazonnantes, grêles, triangulaires au moins au sommet, garnies à leur base de f. linéaires, très-étroites, pliées en carène ; involucre formé de 3 folioles inégales, dépassant longuement les épillets; épillets d’abord jaunätres, à la fin rougeâtres, ramassés en corymbe serré et comme en téte. @). Juillet-août.
Lieux humides, prairies marécageuses. C.
** Style terminé par 5 stigmates.
1956. C. roneus (L.). S. ALLONGÉ. (Vulg. Souchet odorant.)
Racine rampanie et aromatique; tiges de 5-10 déc., droites, triangulaires, feuéllées, venant par touffes; f. très-longues, rudes sur les bords et sur la carène ; involucre formé d2 3-6 folioles inégales et très-allongées ; épillets linéaires, à écailles d'un roux fer rugineux ou rougeûtre ; fl. disposées en corymbe paniculé, formé de 5-10 rayons dressés, allongés, très-inégaux, portant chacun à son sommet un fascicule d'épillets. %. Août-septembre. (V. D.)
Marais, fossés, ruisseaux, — Ah. Ile du Rhône, vis-à-vis Pierre-Bénite : we — Ain. Trévoux; Belley; Muzin; Virieu-le-Grand. — Is. Pont-Chéry.
1957. C. rus L.). S. BRuN.
Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 1-3 déc., triangulaires ; f. planes ou à peine carénées, foules ou presque toutes radicales ;
280 99€ FAMILLE. — CYPÉRACÉES.
involucre formé de 3 folioles Mécalee dépassant longuement Îles épillets ; épéllets linéaires, courts, à écailles d'un brun noirûtre ; fl. en corymbe paniculé trés-compacte, formé de pédoncules courts, inégaux, les uns dressés, les autres étalés ou méme réfléchis, portant chacun à son sommet un fascicule d’épillets. ©. Juilletaoût.
Lieux humides, prairies marécageuses. C.