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ERIOPHORUM (L.). LINAIGRETTE

Epillets à écailles presque égales, imbriquées dans tous les sens ; fruits munis à la base de poils soyeux, qui s'allongent beaucoup après la floraison et donnent aux épillets l'apparence de houppes de laine blanche.

*“ Epillet solitaire au sommet de chaque tige.

4982. E. azpiNuu (L.). L. nes Arpes.

Racine tracante; tiges de 1-2 déc., très-grêles, glauques, triangulaires, un peu rudes au rebours; épillet ovale, petit, à écailjes roussâtres, à soies nombreuses, crépues èt flexueuses. %. Mai-juin.

Lieux tourbeux et marécageux des hautes montagnes. — Ain. Cormaranche; le Vély, près d’Hauteville; Colliard ; Retord, R.

1985. E. vacINATUM (L.). L. À LARGES GAÎNES.

Racine fibreuse, non traçante; tiges de 2-6 déc. triangulaires au sommet, lisses au toucher, garnies jusqu’au milieu de gaines renflées ; f. toutes radicales, lméaires, triangulaires, un peu rudes sur les bords, au moins daus leur jeunesse; épillet ovale, assez gros, à écailles noirâtres, à soies nombreuses, droites, non flexueuses. %. Mai-juin.

Prés marécageux des hautes montagnes. — Loire. Pilat, entre Tarentaise ei la République, dans le grand bois; Noirétable, à l'Ermitage; les Salles; Pierre-sur-Haute. — Ain. Retord; Colliard; le Vély; le Jura. R.

** Plusieurs épis au sommet de chaque tige.

- 4984. E. rarirouum (Hoppe). L. A LARGES FEUILLES. — ÆE. polystachium b

Racine fibreuse, non rampante ; tiges de 4-8 déc., à peine triangulaires ; f. planes, courtes, triangulaires et plus étroites au sommet, rudes sur les bords, à gaines tachées de noir vers la naïssance de la feuille; pédoncules glabres, rudes au rebours ; écailles noirâtres ; épis nombreux, pendants à la maturité. %. Avrilmai. (VW. D.)

Prairies humides et marécageuses. A. C.

1985. E. Ancusrirozium (Rotb). L. À FEUILLES ÉTROITES. — E. polystachium a (L.). |

Racine rampante et stolonifère ; tiges de 4-8 déc., à angles

très-peu sensibles, presque nuls; f. linéaires, canaliculées, trian-

99° FAMILLE. — CYPÉRACÉES. 587

gulaires au sommet; pédoncules lisses et glabres ; écailles noirâtres ; épis nombreux, pendants à la maturité. %. Avril-mai.

b. E. Vaillantii (Poit. et Turp.). Epis tous sessiles ou à pédicelles courts; soies “rès-allongées.

Prairies marécageuses. À. C. — Var. b. Rh. Vaugneray, aux Jumeaux ; Saint-Bonnet-le-Froid. — Loire. Chalmazelle, vers les rochers de }'Olme; les

Salles. | 1986. E. cracie (Koch). L. ES triquetrum (Hoppe).

Tiges de 3-6 déc., très-grêles, à angles très-peu marqués; f. linéaires, courtes, triangulaires, canaliculées d'un côté; pédoncules courts, simples, rudes et tomenteux ; écailles d’un vert mêlé de rougeâtre ; épis petits, peu nombreux, dressés ou presque dressés. %. Maï-juin.

Prairies marécageuses. — Rh. Yvour. — Ain. Sainte-Croix, près de Montluel. — Is. Dessine; Charvaz. R.

1987. E. iNTERMEDIUM (Bast.). L. INTERMÉDIAIRE.

Plante intermédiaire entre les deux précédentes, mais plus voisine de l'E. gracile. Tiges de 1-3 déc., presques cylindriques; f. linéaires, phiées en gouttière à la base, triangulaires au sommet ; pédoncules lisses ; écailles oblongues-linéaires, prolongées en pointe obtuse ; épis d’abord dressés, puis pendantis à la maturité. %. Avril-mai.

Prairies humides. — Rh. Chenelette. — Loire. Pierre-sur-Haute. — Ain. Le Vély. R |

tile TRIBU : CARICÉES. — Fleurs monoïques, rarement dioïques. 516. CarEx (L.). LAICHE.

Fleurs monoïques, rarement dioïques, placées chacune à Faisselle d’une écaille et réunies en épis; 2-3 étamines; ovaire enveloppé d’une membrane appelée wrcéole, percée et souvent bidentée au sommet, s’accroissant et se détachant avec le fruit, qui a la forme d’une capsule ovoïde, comprimée et triangulaire. Plantes venant par toufles.

* Epi solitaire au sommet de la tige. — Psyllophores (Lois.). + Fleurs diciques.

1988. C. prorca (L.). L. DI0ÏQuE. :

Racine traçante et stolonifère ; tiges de 4-2 dée., filiformes, lisses ainsi que les feuilles; capsules ovoïdes, atténuées en bec,

finement striées. d’abord dressées, puis étalées. %. Avril-juin.

Prés tourbeux. — Ain. Mares d'Hauteville, — Is. Dessine, prés du moulin de Cheyssin. R.

1989. C. Davazzana (Smith). L. DE Davaz.

Racine fibreuse, non traçante; tiges de 1-3 déc., filiformes, légèrement rudes au rebours ainsi que les feuilles ; capsules oblongues-lancéolées, étalées et même réfléchies à la maturité. #. Avril-juin.

Prés marécagéux. — Rh. Saint-Genis-Laval, etc. — Ain. Le Bugey. — Is. Dessine; Mont-Carrat. , :

Le Des 922 FAMILLE. — CYPÉRACÉES.

+ + Fleurs monoïques. ®

4990. CG. puzicaRisS (L.). L. PUCIÈRE.

Racine fibreuse, non traçante; tiges de 1-3 dée., très-grèles ; f. liliformes, un peu rudes au sommet; épis offrant plusieurs fleurs à étamines au sommet et plusieurs fleurs carpellées à la base ; écailles caduques ; 2 stigimates; capsules oblongues, atténuées aux deux extrémités, écartées les unes des autres, réfléchies à la maturité. %. Mai-juin.

Prés et sables humides. —— Fh. Beaunant; Saint-Bonnet-le-Froid ; Yzeron * Saint-Rigaud, dans le Beaujolais, à Fonthuson. — Loire. Pilat; Pierre-sur-

Haute. — Ain. La Pape, vers le pont de la Cadette. — Is. Saint-Jean d’Avellane, prés le Pont-de-Beauvoisin.

1991. C. paucirLorA (Lightf.). L. paucrrione. — C. leucoglochin (L.). Racine rampante ; tiges de 5-15 cent., très-grèles ; f. linéaires, canaliculées, lisses ; épi très-court, offrant 1 seule fleur à élamines au sommet et 2-3 fleurs carpellées à la base ; écailles d’un roux pâle, vertes sur le dos, caduques ; 3 (rarement 2) stigmates ; capsules lancéolées, en alène, réfléchies à la maturité. %. Juin-

juillet.

Marais spongieux. — Loire. Pierre-sur-Haute, dans les grands bois de Couzan. — Ain. Le Jura. R.

"* Epi terminal composé, dépourvu d’involucre, formé d'épillets offrant tout à la fois des élamines et des carpelles (1). — Scirpoides (Monti).

+ Epillets ayant tous des étamines et des carpelles. À. Epillets ayant les élamines au sommet et les carpelles à la base. 4992. C. reripA (Vill.). L. FÉTIDE.

Racine noire, dure, traçante, couverte d’écailles ; tiges de 8-12 cent., un peu rudes sur les angles; f. planes ou un peu pliées en carène, très-rudes sur le dos et sur les bords; écailles d’un brun noirâtres, très-aiguës ; 2 stigmates très-allongés ; capsules dressées, ovales, atténuées en un bec acuminé, bifide et un peu rude ; épillets réunis en un seul capitule ovale-arrondi, de telte sorte qu'ils paraissent ne former qu’un seul épi. %. Juilletaoût.

Lieux humides des hautes montagnes. — Ain. Le Colombier et les autres sommités du Jura (Auger).

— Le C. divisa (Huds.), trouvé, il y a quelques années, au Plan de Vaise, détruit par les travaux du chemin de fer, peut se retrouver sur les bords de la Saône. On le reconnait à sa tige rude au sommet; à ses feuilles linéaires, allongées, rudes ; à ses capsules ovales-orbiculaires, planes d’un côté, convexes de l’autre, marquées de 9-10 nervures non ailées, égalant les écailles, qui sont mucronées et roussâtires. Les épillets, au nombre de 5-6, sont rapprochés en épi ovoide.

1995. GC. vucpina (L.). L. DES RENARDS,.

Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 4-8 déc., robustes,

(1) I n’y a d'exception que pour le €. disticha, et encore le manque de carpelles ou d’étamines dans chaque épillet n'est-il pas constant.

92° FAMILLE. — CYPÉRACÉES. 589

triangulaires, à angles très-rudes el à faces canaliculées ; f. lancéolées, très-rudes ; écailles roussâtres, à nervure verte, ovalesaiguës; 2 stigmates; capsules étalées-divariquées, planes d’un côté, convexes de l’autre, marquées de 5-7 nervures très-prononcées, ovales, atténuées en uu bec acuminé, bifides, rudes sur les bords; épillets disposés en un épi oblong, continu ou interrompu, les inf. souvent composées d’autres épillets secondaires qui les rendent comme isolés. %. Maï-juin.

b. C. nemorosa (Willd.). Bractées décolorées; épi muni à la base d’une bractée filiforme, qui souvent le dépasse.

Fossés, lieux marécageux et couverts, bois humides. A. C.

1994. C. muricaTA (L.). L. RUDE.

Racine fibreuse, non tragante ; tiges de 2-6 déc., triangulaires, à faces planes, & angles lisses à la base, rudes seulement au sommet; f. étroites, linéaires, lisses ou à peine rudes; écailles d’un roux pâle, ovales, mucronées; 2 stigmates ; ligule ovale-lancéolée, immédiatement prolongée au-dessus de la naissance du limbe de la feuille, à bord antérieur dépassant plus ou moins longuement la gaine, irrégulier ou obliquement tronqué, très-mince dans toute son étendue; capsules rudes, sans nervures ou à nervures peu prononcées, les inf. étalées-divariquées presque horizontalement, toutes ovales-lancéolées, planes d’un côté, convexes de l’autre, et atténuées en un bec acuminé; épillets disposés en un épi terminal, oblong, continu ou un peu interrompu à la base. %. Mai-juin.

b. C. virens (Lamk.). Ecailles plus päles: épillets disposés en un épi plus interrompu, l’inf, muni d’une bractée filiforme et très-allongée.

Prés, bois, pelouses, bord des chemins. C.

1995. C. prvuzsa (Good.). L. À ÉPILLETS ÉCARTÉS.

Se rapproche de la précédente, dont plusieurs auteurs n’en font qu’une variété. En diffère 4° par sa tige plus grêle, plus faible et inclinée; 2 par la ligule lancéolée, peu prolongée sur le limbe de la feuille, à bord antérieur ne dépassant pas la gaine, à pourtour ordinairement concave, un peu épaissi et persistant; 3° par les écailles toujours d’un vert blanchâtre, avec une raie verte au milieu; 4° par les capsules, qui sont dressées-étalées ; 5° par les épillets, qui sent tous écartés les uns des autres, à l’exception des sup., et forment ainsi un épi très-allongé et interrompu. &. Mai-

juin.

Pelouses sèches, bois. — Rh, Roche-Cardon; le Mont-Cindre, Yvour. — Loire. Montbrison; Boën. — Ain. La Pape, à Vassieux; Parves, ete. A. C.

1996. C. TERETIUSCULA (Good.). L. A TIGE ARRONDIE.

Racine rampante, mais courte et oblique; liges de 3-7 déc., grèles, striées, arrondies à la base, obscurément triangulaires, et un peu rudes seulement au sommet; f. linéaires, allongées, rudes au rebours ; écailles roussâtres, scarieuses sur les bords ; cap-

L2 590 92° FAMILLE. — CYPÉRACÉES.

sules lisses, non siriées, planes d'un côté, convexes debl'autre ; épillets réunis en un épi oblong et serré. %. Mai-juin.

Prés marécageux. — Ain. Sainte-Croix, près de Montluel. — Is. Dessine ; la Grande-Chartreuse. P. C.

4997. C. paranoxA (Willu.). L, PARADOXALE.

Racine fibreuse, nullement traçante ; tiges de 3-8 déc., triangulaires et rudes au sommet, revêtues à la base de fibres noiràtres, qui sont les débris des anciennes feuilles; f. linéaires, canaliculées, rudes au rebours; écailles roussâtres, blanchâtres sur les bords ; capsules à stries prononcées, convexes des deux côtés; épillets réunis en une panicule compacte. %. Mai-juin.

Prairies tourbeuses. — Rh. Yvour. — Ain. Sainte-Croix, près de Montluel; les Echeyx,; prés de Divonne, à droite, au bord de la route qui vient de Chavannes (Reuter). — Is, Marais de Saint-Romain, entre Pont-Chéry et Crémieux. R.

B. Epillets ayant les carpelles au sommet et les élamines à la base.

1998. C. PANICULATA (L.). L. PANICULÉE.

Racine fibreuse, compacte, nullement traçamte ; tiges de 4-8 déc., triangulaires, à faces planes, très-rudes sur les angles ; écailles rousses, largement blanchâtres sur les bords; capsules disses, non striées,planes d’un côté, convexes de l'autre; émillets disposés en longue panicule ramifiée. &. Mai-juin.

Prairies tourbeuses. — Rh. Chaponost, à l'étang du Loup. — Ain. Sainte-

Croix, près de Montluel; environs de Nantua, de Belley et de Bourg. — Hs. Dessine. À. R.

1999. C. Scurerert (Schrk.). L. DE SCHREBER.

Racine rampante, émettant des stolons très-allongés ; tiges de 1-3 déc., grêles ; f. presque toutes radicales, linéaires, très-étroites; écailles rousses, aussi longues que les fruits ; capsules dressées, à bords ciliés, atténuées en un bec acuminé.et bifide ; 3-6 épillets ovales-oblongs, alternes, droits, serrés en épiterminal. %. Avril-juin.

Lieux secs et sablonneux. — Rh. Saint-Alban; Chaponost; Dardilly. —

Ain. Les bords de la Saône, à Thoissey, Saint-Didier, Montmerle, Reyrieux, etc. ; le Mont; bords du lac de Nantua; le Jura.

2000. C. BRIzoIDES (L.). L. FAUSSE BRIZE.

Racine rampante, émettant des stolons trés-allongés ; tiges de 3-6 déc., très-grêles, rudes au rebours dans leur partie sup.; f. presque toutes radicales, rudes, linéaires, très-longues ; écailles blanchâtres, plus courtes que les fruits ; capsules dressées, à bords ciliés, atténuées en un bec acuminé et bifide; 5-10 épillets oblongslancéolés, arqués, rapprochés sur 2 rangs en épi terminal. %. Mai-juin.

Marais, fossés, bois. — Aïn. Saint-André-de-Corcy; Saint-Didier-sur-Cha-

laronne; le Châtelard, où il abonde; Marlieux; le Plantay; environs de Bourg, dans Ja forêt de Scillon et au bois de Bouvant.

92° FAMILLE. — CYPÉRACÉES. 593 2001. C. LEPORINA (L.). L. pes LIÈVRES. — C. ovalis (Good.).

Racine fibreuse, non tracante, excessivement tenace; tiges de 3-6 déc., à 3 angles peu marqués et à peine rudes au somrmel ; . linéaires, planes, molles, un peu rudes au rebours; écailies rousses, blanchâtres sur les bords; capsules dressées, siriées, atténuées en un hec acuminé, entourées d'un rebord membraneuz et denticulé ; 5-7 épillets ovales, assez gros, allongés, rapprochés en épi terminal. %. Mai-juin.

Marais, prés humides. C.

2002. C. sTELLULATA (Good.). L, A FRUITS ÉTOILÉS. — C. echinata (Murr.).

Racine fibreuse, non tracante, très-tenace et très-dure ; tiges de 1-5 déc., grêles, à 3 angles peu marqués, lisses ou un peu rudes au sommet; f. linéaires, canaliculées; écailles rousses, blanchâtres sur les bords ; capsules étalées, disposées en étoile ; 3-6 épillets ovales-arrondis, pauciflores, alternes, un peu espacés, sessiles. %. Mai-juillet.

Prés humides et marécageux. — Rh. Beaunant; bords du Garon, au-dessus

de Thurins; Echallas; montagnes du Beaujolais. — Loire. Pilat; environs si EP Ror ii Pierre-sur-Haute. — Ain. Environs de Bourg et de Belle; ; e Jura.

2003. C. cANESCENS (L.). L. BLANCHATRE. — C. curta (Good.).

Racine fibreuse, à stolons nuls ou trés-courts ; tiges de 2-5 d., grèles, lisses; f. linéaires, canaliculées; écailles blanchâtres ou d’un roux très-pâle; capsules blanchâtres, dressées, finement striées, à bec court et entier ; 4-7 épillets ovales, alternes, dressés, un peu espacés, sessiles. %. Mai-juin.

Prés et bois humides. — Loire. Pilat, au pré Lager; Chalmazelle, aux environs du Bourg. — Ain. Lélex. R.

2004. C. ELONGATA (L.). L. ALLONGÉE.

Racine fibreuse, non tracante, très-touffue ; tiges de 3-6 déc., grèles, trés-rudes au rebours; Î. linéaires, planes, allongées ; écailles rousses, membraneuses sur les bords, beaucoup plus courtes que les fruits; capsules étalées, lancéolées, striées, aiténuées en un bec entier ; 6-12 épillets oblongs-cylinäracés, sessiles, alternes, d’abord dressés, puis à la fin divariqués. %. Mai-juin.

Lieux marécageux en Bresse (M. Auger).

2005. C. REMOTA (L.). L. A ÉPILLETS ESPACÉS,

Racine fibreuse, non traçante; tiges de 3-6 déc., très-grêles, trés-faibles, à 3 angles peu marqués et légèrement rudes au sormmet; f. linéaires, molles, très-longues; écailles d’un vert blaschâtre, plus courtes que les fruits; capsules ovales, dressées, atténuées en un bec bidenté ; 6-8 épillets, les inf. trés-espacés et piacés à l’aisselle de bractées qui dépassent la tige. %. Mai-juin.

Haies, bois, prés humides.

5992 92° FAMILLE. -— CYPÉRACÉES.

++ Epillets, quelques uns au moins, formés seulement d’étamines ou de carpelles.

2006. C. pisricHa (Huds.). L. pisTiQuE. — C. intermedia (Huds.).

Racine horizontale, longuement traçante; tiges de 3-6 déc., rudes sur les angles au moins au sommet; f. planes, rudes sur les bords ; écailles roussâtres, aiguës, plus courtes que les fruits ; capsules ovales, marquées de 9-11 nervures, entourées d’un rebord étroit et finement denticulé; épillets nombreux, ordinairement disposés sur 2 rangs opposés, rapprochés ou un peu espacés à la base, les sup. et les inf. n’ayant que des capsules, les intermédiaires n’offrant que des étamines. %. Avril-juin.

Bord des marais et des fossés, prairies marécageuses. C.

— Les épillets supérieurs sont quelquefois à étamines, et, parmi les intermédiaires, quelques uns ont parfois des étamines au sommet et des capsules à la base.

*** Epi terminal composé, entouré d’un involucre, formé d'épillets munis tout à la fois d’élamines et de carpelles. — Cypéroïdes (Koch). 9907. C. cypEROIDES (L.). L. SOUCHET.

Tige de 1-5 déc., triangulaire, lisse ; f. d’un vert glaucescent, linéaires, longuement acuminées, rudes ; écailles d’un vert pâle, linéaires-lancéolées, acuminées-sétacées ; 2 stigmates; capsules verdâtres, pédicellées, étroitement lancéolées, insensiblement atténuées en un bec très-long, profondément bifide ; épillets nombreux, sessiles, carpellés au sommet, staminifères à la base, serrés en tête ovoide, entourée à sa base de bractées inégales, trèslongues, foliacées, donnant à la plante l'aspect d’un Cyperus : ®. Mai-septembre.

Etangs. — Loire. Montrond et plaine du Forez. — Ain. Entre Bourg et Chàtillon-les-Dombes (abbé Chevrolat). R. R.

**** Plusieurs épis distincts sur la même tige, les uns staminiféres, les autres carpellés, les premiers loujours placés au sommet. — Vrais Carex,

+ 2 stigmates.

2008. C. Goonnowit (Gay). L. nE Goopnow. — C. cæspitosa (Good. et Auct.

non L.). — G. vulgaris (Fries).

Racine gazonnante, un peu rampante, à fibres entrelacées : tiges de 1-4 déc., grêles, à 3 angles aigus, un peu rudes au sommet; f. linéaires, aussi longues que la tige, à gaines ne se déchirant pas en réseau; épi staminifère à écailles rousses, obtuses ; épi fructifère à écailles noirâtres avec une nervure verte ou blanchâtre sur le dos; capsules elliptiques, obtuses, striées, imbriquées sur 6 rangs, dépassant les écailles, ce qui fait paraître l’épi bigarré de vert et de noir; À seul épi staminifére, rarement 2 ; 2-4 épis fructiféres, oblongs-cylindriques, fermes, rapprochés, dressés, sessiles, l’inf. rarement écarté et pédonculé, muni à la base d’une bractée foliacée. %. Mai-juin.

Prés marécageux. — Rh. Charbonnières; le Garon; Saint-Ponnet-le-

92° FAMILLE. — CYPÉRACÉES. D93

Froid, etc. — Loire. Pilat; Picrre-sur-Haute; les Salles, etc. — Ain. Au-dessus d'Hauteville, etc.

2009. C. srricra (Good.). L. RAIDE, — C. cæspitosa (Gay).

Racine fibreuse, non rampante, formant des touffes très-com- » pacles et trés-volumineuses; tiges de 5-10 déc., triangulaires, à angles rudes; f. glaucescentes, linéaires, rudes au rebours, moins longues que la tige, à gaines se déchirant en réseau; écailles noïrâtres avec une nervure verte ou blanchâtre sur le dos; capsules elliptiques, striées, imbriquées sur 8 rangs, dépassant les écailles, ce qui fait paraître l’épi bigarré de noir et de vert; 1-2 épis slaminiféres ; 2-4 épis fructifères, longuement oblongs-cylindriques, un peu espacés, dressés, sessiles, ou les inf. pédonculés, portant souvent des étamines au sommet, munis à la base d’une bractée foliacée. %. Mai-juin.

Marais, fossés, prés marécageux. C. C. C.

2010. C. AcuTA (L.). L. A FRUITS AIGUS.

Racine rampante et stolonifére; tige de 5-10 déc., triangulaire, à angles aigus et rudes au sommet; f. glaucescentes, linéaires, planes, allongées, rudes au rebours, à gaines ne se déchirant pas en réseau ; 2-4 épis staminifères à écailles rousses, un peu obtuses; 3-4 épis fructiféres, parfois staminifères au sommet, à écailles noires avec une nervure verte, égalant les capsules ou plus courtes qu’elles; épis fructiféres cylindracés, assez gros, dressés à la maturité ; capsules elliptiques, comprimées, un peu renflées, à nervures peu visibles, terminées par un bec court ; bractées foliacées, non engaïinantes, dépassant les épis. %. Avril-

‘mai.

© Prés marécageux, bord des fossés et des rivières. C. 2011. C. prozIxA (Fries). L. A ÉCAILLES ALLONGÉES. — C. acuta b prolixa (Gr. et Godr.).

Très-voisine de la précédente. En diffère 4° par sa tige plus robuste; 2° par les écailles des épis fructiféres plus allongées, acuminées, dépassant manifestement les capsules; 3° par les épis fructifères plus grêles ; 4° par les capsules pourvues de nervures saillantes. %. Avril-mai.

Bords de la Saône, à Collonges; iles du Rhône,

2012. C. TouRANGINIANA (Bor.). L. DE TOURANGIN.

Voisine des deux précédentes. Racine munie de stolons rampants; tige de 5-10 déc., droite, lisse inférieurement, à angles rudes et coupants au sommet ; Ê. d’un vert glaucescent, étroites, allongées, rudes sur les bords, à gaînes ne se déchirant pas en réseau ; 1-4 épis staminifères à écailles rousses, linéaires, aiguës ; 3-4 épis fructiféres, parfois staminifères au sommet, à écailles noirâtres avec une nervure verte ou rougeâtre, lancéolées-linéaires, acuminées, dépassant longuement les capsules ; capsules ovales-elliptiques, à nervures peu saillantes; épis fructiféres

D94 99€ FAMILLE. — CYPÉRACÉES.

trés-allongés, grèles, étroits et Tâches à la hase, arqués, presque semblables à ceux du C. maxima; bractées foliacées, non engainantes, dépassant les épis. %. Avril-mai.

Tes du Rhône, au-dessus de Lyon (Chabert).

+ + 3 siigmates.

À. Capsules glabres ou ciliées seulement sur les angles. a. 1 seul épi slaminifére.

2015. C. zimosa (L.). L. DES FANGES.

Racine laineuse, rampante et stolonifére; tiges de 1-3 déc., à trois angles aigus et un peu rudes au sommet; f. linéaires, pliées en carène, rudes au rebours; écailles d’un roux ferrugineux, courtement aristées; épi staminifère linéaire, dressé; capsule d'un glauque bleuâtre, ovales-arrondies, comprimées, obtuses, striées, terminées par un bec très-court; 4-2 épis fructiféres ovales, inclinés ou penchés, portés sur des pédoncules filiformes, allongés, munis à la base de bractées linéaires, l’inf. courtement engainante. %. Mai-juin.

Marais tourbeux des hautes montagnes. — Loire, Chalmazelle, à la Pigne. — Ain, Le Jura. R.

2014, C. pALLESsCENS (L.). L, PALE. #::!

Racine fibreuse, non traçante; tiges de 1-4 déc., gréles, à 3 anles rudes au sommet; f. d'un vert pâle, linéaires, planes, puescentes surtout sur les gaines; épi Staminifère à écailles d’un

roux pâle, acuminées; capsules d’un vert pâle, luisantes, ovoides, obtuses; 2-3 épis fructifères ovales, serrés, souvent penchés à la maturité, portés sur des pédoncules filiformes et peu allongés, munis à la base de bractées foliacées et engainantes. %. Mai-juin.

Bois ei prés humides, — Rh. Saint-Didier-au-Mont-d’Or; Charbonnières; Oullins; Yvour; Saint-Alban, etc. — Loire. Montbrison, sur les bords du Vi- ZézY; route de Feurs à Forys; Pierre-sur-Hlaute., — Ain. Commun dans la Bresse, le Bugey et le Revermont. — Js. La Grande-Chartreuse.

2015. C. rLAvA (L.). L, À FRUITS JAUNES.

Racine fibreuse, un peu tracante ; tiges de 1-5 déc., lisses ou presque lisses ; f. d’un vert pâle, planes, entièrement glabres; épi staminifère à écailles obtuses, d’un roux ferrugineux; épis carpellés à écailles d’un roux pâle, lancéolées ; capsules oveles, rétrécies à la base, striées, réfléchies, terminées par un bec allongé et renversé, jaunâtres à la maturité; 2-3 (quelquefois 3-6) épis carpellés ovales-arrondis, les sup. rapprochés et sessiles, Vinf. souvent pédonculé, accompagnés de bractées foliacées, courtement engainantes, d’abord dressées, à la fin étalées à angle droit ou même réfléchies. %. Mai-juillet.

Bord des marais, prés humides, C.

2016. GC. zepipocarpA (Tausch). L. À FRUITS ÉCAILLEUX.

Racine fibreuse, gazonnante, non traçante ; tiges de 1-4 déc.,

un peu rudes au sommet; f. glabres, d’un vert pâle, linéaires ;

992 FAMILLE. — CYPÉRACÉES. 595

épi staminifère oblong-linéaire, à écailles jaunâtres ; 2-3 épis carpellés ovales-arrondis, sessiles; capsules Jaunâtres à la maturité, réfléchies, ovales, obtuses à la base, striées, terminées par un bec allongé, à la fin recourbé ; bractées foliacées, courtement en- -gaînantes, dressées-étalées. %. Mai-juillet. Prés marécageux. — Commun d’après Boreau.

2017. C. Ænert (Ebrbh.). L. »'Æper.

Racine entièrement gazonnante, produisant des feuilles touf lPannée ; tige lisse, courte, atteignant rarement plus de 5-20 €: écailles d’un roux ferrugineux ; 2-3 épis carpellés petits, ovales, les sup. agglomérés, sessiles ou presque sessiles ; capsules g leuses, à la fin étalées, mais non réfléchies, terminées par un bec toujours droit; bractées courtement engaïnantes ou réfléchies à la maturité. %. Mai-août.

b. C. serotina (Mérat). Tige et f. ordinairement très-allongées (5-4 dée.);

PE plus petites; épis agglomérés; floraison tardive, en août-sep-

Marais desséchés, bord des étangs. À. C.

2018. C. Hornscuucuiana (Hoppe). L. ne Hornscaucx. — C. fulva (D. C. non Good.).

Racine gazonnante ou courtement stolonifère ; tiges de 3-5 d., lisses ou à peine rudes au sommet ; f. glaucescentes, pubescentes, linéaires, planes, rudes au rebours, beaucoup plus courtes que les tiges; épi staminifère à écailles d’un roux pâle, membraneuses sur les bords; 2-3 épis carpellés ovales-oblongs, dressés, Finf. pédonculé et très-écarté des autres; capsules verdâtres, ascendantes, ovales, striées, convexes des deux côtés, atténuées er ur bec droit ; bractées longuement engainantes, Vinf. à pointe foliacée, dépassant longuement son épi. %. Mai-juin.

Prés marécageux. — Ain. Marais de Sainte-Croix, près de Montluel. — js. Dessine; le Sappey, près la Grande-Chartreuse. R.

2019. C. ruzva (Good.). L. FAUvE.

Racine gazonnante ; tiges de 2-4 déc., grèles, sensiblement ruüdes au rebours dans le haut; f. d’un vert gai, linéaires, presque planes, rudes au sommet, égalant presque les tiges; épi Staminifère à écailles ovales, obtuses, d’un roux ferrugineux, membrapeuses sur les bords; 2-3 épis carpellés ovales-oblongs, Pinf. pédonculé et très-écarté des autres; capsules vertes ou jaunäires, étalées, ovales-elliptiques, striées, convexes des deux côtés, aiténuées en un bec droit, acuminé, bifide ; bractées longuement engainantes, l'inf. à pointe foliacée, dépassant longuement son épi, %. Mai-juin.

b. var. intermedia. Epi staminifére à écailles d’un roux pâle; épis carpeliés espacés, presque sessiles.

Prés marécageux. — Loire. Chalmazelle. — Is. Marais de Saini-Romais, près de Crémieux; Mont-Carrat. — Var. b. Dessine. R. R.

— Le C. xanthocarpa (Degl.) n’est qu’une forme à capsules stériles €t jau-

596 92° RAMILLE. — CYPÉRACÉES.

vâtres du C. fulva. Suivant Schültz, il est hybride entre les C. flava et Ttornschuchiana.

2020. C. prsrans (L.). L. À ÉPIS ÉCARTÉS.

Racine gazonnante, nullement stolonifére; tiges de 3-6 déc., lisses, dressées, un peu flexueuses ; f. planes, fermes, légèrement rudes au rebours, mais seulement au sommet, beaucoup plus courtes que la tige quand celle-ci est complètement développée; écailles d’un roux châtain, marquées sur le dos d’une ligne verte, obfuses ou tronquées, mais à nervure médiane prolongée en une pointe finement denticulée ; capsules dressées, ovales, relevées de fortes nervures, terminées par un bec droit et bifide ; 3-4 épis fructifères ovales-oblongs, dressés, à la fin très-écartés, l’inf. à pédoncule saillant; bractées longuement engainantes, les inf. à pointe foliacée et dépassant leurs épis. %. Mai-juin.

Prés humides. A. C.

2024. C. Lævicara (Sm.). L. zisse. — C. biligularis (D. C.).

Souche gazonnante, presque rampante; tige de 5-10 déc., dressée, obtusément triangulaire, lisse; f. planes, largement linéaires-lancéolées, rudes sur les bords, à gaines lâches, surmontées de deux languettes, l’une courte, libre et opposée à la feuille, l'autre plus allongée et qui lui est adhérente; épi staminifère allongé, épaissi au milieu, pédonculé, à écailles d’un roux pâle; 3-4 épis carpellés oblongs-cylindriques, écartés les uns des autres, d'abord dressés, l’inf. penché à la maturité, à écailles fauves, jancéolées, acuminées, à peine plus courtes que les fruits; capsules glabres, piquetées de brun, convexes sur les deux faces, fortement nervées, ovales, acuminées en un bec assez long, rude, à 2 pointes divergentes ; bractées foliacées, très-longuement engainantes. %. Mai-juin.

Lieux couverts, prés et bois tourbeux. — Loire. Pierre-sur-Haute (abbé Peyron).

2022. C. panicEA (L.). L. PANIC.

Racine rampante et stolonifére ; tiges de 2-4 déc., grèles, lis- &es, glabres, à angles obtus ; f. glabres, glaucescentes, planes ou un peu carénées, légèrement rudes au rebours; épi staminifère à écailles d’un roux pâle ; 2-3 épis carpellés, à écailles d’un brun ferrugineux, un peu penchés, Pinf. à pédoncule saillant, Le sup. à pédoncule à peu prés inclus ; capsules ovales, glabres, terminées par un bec court, entier, tronqué, lächement imbriquées à la maturité; bractées engainantes, foliacées, l’inf. dépassant son épi. %, Avril-maïi.

Prés et bois humides. — Rh. Oullins; Francheville; Charbonnières; Saint- Re — Loire. Pierre-sur-Haute. — Ain. Sathonay; environs de Bourg, etc.

2023. G. pizosa (Scop.). L. PoILUE.

Racine rampante et stolonifère ; figes de 1-3 déc., grêles, élancées, très-lisses, un peu poilues sur les angles; f. presque

G2® FAMILLE, — CYPÉRACÉES. 597

toutes radicales, largement linéaires, planes, nervées, porluesciliées sur les bords et en dessous sur la nervure médiane ; épi staminifère à écailles d’un brun foncé, obtuses, mucronulées ; 2-3 épis carpellés trés-gréles, peu fournis, espacés, tous à pédoncule saillant ; capsules obovales-globuleuses, très-glabres, striées, terminées par un bec membraneux et obliquement tronqué ; bractées à yaîne allongée, terminées en pointe foliacée dont chacune égale ou dépasse peu son épi. %. Avril-mai.

Bois. — Ain. Tous les environs de Belley, à Parves, Pierre-Châtel, Saint- Germain-les-Paroisses, Glandieu, etc.

2024. C. sEMPERVIRENS (Vill.). L. TOUJOURS VERTE. — C. ferruginea (Schkuhr).

Racine gazonnante, non stolonifére, très-tenace; tiges de 1-5 déc, très-grêles, lisses, feuillées seulement à la base ; f. étroitement linéaires, celles des tiges fleuries beaucoup plus courtes que celles des tiges stériles, celles-ci demeurant vertes pendant hiver, jusqu’à ce que, vers la fin de mai, l’accroissement des nouvelles les fasse dessécher; écailles d’un brun notrâtre, à la fin ferrugineux, marquées sur le dos d’une ligne d’abord verte, à la fin roussâtre, les inf. munies d’une arêéte, les sup. obtuses et mutiques; capsules oblongues-lancéolées, comprimées-triangulaires, ciliées sur les angles, un peu hérissées sur les faces prés du sommet, à bec membraneux, droit, allongé, terminé par 2 lobes très-courts ; 2-3 épis fructifères dressés, espacés, à pédoncules grèles, allongés, les inf. saillants: bractées longuement engainantes, à pointe foliacée plus courte que l’épi qu’elle accompagne. %. Juin-juillet.

Pâturages des hautes montagnes calcaires. — Ain Les monts d'Ehen; le Colombier du Bugey; le Jura. — Is. La Grande-Chartreuse.

2025. C. FERRUGINEA (Scop.). L. FERRUGINEUSE. — C. Scopolii (Gaud.). — C. Scopoliana (Willd.).

Racine gréle, articulée, presque traçante; tiges de 2-4 déc., très-grêles, peuchées et un peu rudes au sommet ; f. linéaires, dressées, allongées; écailles d’un brun ferrugineuæ, marquées sur le dos d’une ligne d’abord verte, à la fin roussâtre, les inf. aristées, les sup. mucronées ; capsules vblongues-elliptiques, triangulaires, ciliées sur les angles, enfiérement glabres sur les faces, à bec membraneux, droit, terminé par 2 petites dents souvent frangées en crête; 2-3 épis fructiféres à la fin pendants, à pédoncules grèles, allongés, fous saillants; bractées longuement engaïinantes, à pointe foliacée plus courte que l'épi qu’elle accompagne. %. Juin-juillet.

Pâturages des hautes montagnes calcaires. — Ain. Les pentes du Reculet. — Js. La Grande-Chartreuse,en montant au Grand-Som.

2026. C. renuis (Host.). L. GRÈLE. — C. brachystachys (Schrank).

Espèce remarquable par la finesse et l'élégance de toutes ses parties. Racine gazonnante, quelquefois courtement stolonifère, très-serrée ; tiges de 1-3 déc., filiformes, lisses, un peu flexueu-

598 92° FAMILLE. — CYPÉRACÉES.

ses; f, enroulées-filiformes, dressées; écailles obtuses et mucronées, d’un roux clair dans lPépi staminifère, d’un brun ferrugineux dans les épis carpellés ; capsules oblongues-lancéolées, trianguess entiérement glabres, terminées par un bec droit, bidenté, épassant longuement les écailles, 2-3 épis fructiféres très-grèles, & la fin pendants, espacés, à pédoncules capillaires, tous saillants; braclées engainantes, à pointe filiforme. %. Juinjuillef, à Réchers humides des hautes montagnes. — Ain. Entre Malbroude et les

on le vallon d’Ardran, au-dessous du Reculet., — Is. La Grande-Chartreuse, À,

9027, €, BEPAUPERATA (Go0d.). L. APPAUVRIE. — C. triflora (Willd.). — C. monilifera (Thuill.).

Racine gazonnante, oblique ; tiges de 3-6 déc., grêles, lisses ; f. planes, molles, rudes au rebours, plus courtes que la tige; épi staminifère à écailles d’un roux pâle, vertes sur le dos ; épis cargellés à écailles verdâtres au milieu, largement scarieusesblanchâtres sur les bords, ovales-oblongues, mucronées, de motitié plus courtes que les fruits; capsules ovoïdes, renflées, maryuées de nervures fines el nombreuses, terminées par un bec droit, finéaire, allongé, bidenté; 2-5 épis fructiféres espacés, dressés, composés chacun de 2-5 fleurs, portés sur des pédoncules rudes et saillants; bractées engainantes, à pointe foliacée beaucoup plus longue que l'épi qu’elle accompagne. %. Avril-juin.

Bois, — Jih, Entre la plaine de Royes et Fontaines. R. R.

2098. G. sawvicozzis (D. C.). L. À BEC COURT.

Raeîne gazonnante, obliquement allongée, à fibres striées ; tiges de 2-3 déc., grêles, lisses, souvent flexueuses ; f. planes, un veu rudes au rebours, d’abord plus courtes que les tiges, à la fin plus longues; écailles rousses, luisantes, concaves, obtuses, mais à mervwre médiane se prolongeant en pointe; capsules très-caduques, globuleuses, à 3 angles peu marqués, parsemées de petits poils épars, visibles seulement à la loupe, terminées par un bec très-court, obliquement tronqué, plus ou moins bifide au sommet ; 4-3 épis fructifères, ovoides, assez épais, espacés, à pédoncules légèrement rudes sur les angles; bractées longuement engañnantes, à pointe foliacée beaucoup plus courte que l'épi qu'elle accompagne. %. Fin d'avril.

Ain, Montagne de Parves, au-dessus de Coron, près Belley, sur le versant au midi; ehemin de Saint-Germain à Belley, autour de Ja croix du Reposoir.

… (eg deux localités sont les seules connues en France.

2099, ©, nrriva (Host.). L, À FRUITS LUSTRÉS. — C. verna (Schk.). — C. alpestris (Lamk.). — C. obesa (A1l.).

Racine rampante et stolonifère ; tiges de 1-3 déc., grêles, souvent flexueuses, un peu rudes au sommet ; f. linéaires, planes, légèrement rudes, recourhées: écailles brunâtres, scarieusesblanchâtres sur les bords ; capsules luisantes, ovales-globuleuses,

992® FAMILLE. — CYPÉRACÉES. 599

striées, terminées par un bec court, bidenté, membraneux-blanchâtre à la pointe ; 2-3 épis fructifères ovoides, les sup. presque sessiles, l’inf. à pédoncule saillant ; bractées scarieuses à la base, terminées par une arête verte, subulée, l'inf. courtement engainante. %. Avril-mai.

Pâturages secs et sablonneux. — Rh. Lyon, à la Mouche; Saint-Genis-Laval ; Vaux-en-Velin; le Mont-Cindre. — Loire. Saint-Bonnet-le-Château. — Ain. La Pape; Bälan; Meximieux, aux Peupliers; le Jura. A. R.

. — L’épi inf. est quelquefois porté par un pédoncule qui part de la racine et égale environ la moitié de la tige.

2050. C. AzBA (Scop.). L. BLANCHE. — C. argentea (Gmel.).

Racine rampante et stolonifère; tiges de 2-3 déc., très-grêles, lisses ; f. glauques, filiformes, en touffes bien fournies; écailles obtuses, scarieuses-argentées ; capsules ovales-globuleuses, striées, terminées par un bec court, obliquement tronqué; épi staminifère hlanchâtre, linéaire, souvent dépassé par Pépi fructifère sup. ;:2-3 épis fructifères grèles, à 4-5 fleurs, à pédoncule filiforme et saillant; bractées engainantes, entièrement scarieusesargentées, excepté sur le dos, où elles sont marquées d’une ligne verte. %. Avril-juin.

Pelouses. — Ain. Au-dessus du château de la Pape; de Belley à Saint-Germain-les-Paroisses; au-dessus de Culloz, au pied du Colombier du Bugey;

Nantua, sur le Mont; Dortan; Lélex. — 1s. Le mont d’Anoizin, près de Crémieux; bords du Rhône, entre Jonc et Villette-d’Anthon. R.

2031. C. sxzvarica (Huds.). L. Des Bots. — CG, drymeia (Ehrh.). — C. patula (Balb. F1. lyonn.).

Racine oblique, gazonnante, à fibres allongées ; tiges de 3-6 d., grèles, élancées, un peu rudes entre Les épis, lisses dans le reste de leur étendue; f. planes, largement linéaires, légèrement rudes au rebours; épi staminifère à écailles d’un roux pâle; écailles des épis fructifères ovales-acuminées, largement blanchâtres sur les bords, marquées d’une ligne verte sur le dos ; capsules elliptiques-triangulaires, très-lisses, terminées par un bec allongé, glabre, manifestement bifide au sommet; 3-5 épis fructifères grêles, espacés, longuement pédonculés, pendants à la maturité; braciées foliacées et longuement engainantes. %. Maiï-juin.

Bois. C.

20352. C. srriGosa (Huds.). L. À ÉPis GRÈLES. — C. leptostachys (Ehrh.).

Racine rampante et stolonifère, garnie de fibres allongées ; tiges de 3-6 déc., grèles, élancées, lisses ; f. planes, largement linéaires, allongées, rudes au rebours; écailles des épis fructifères lancéolées, largement scarieuses-blanchâtres sur les bords, marquées d’une ligne verte sur le dos; capsules oblongues-lancéolées, triangulaires, relevées de nervures saillantes, terminées par un bec obliquement tronqué au sommet; 3-6 épis fructifères très-grèles, laxiflores, longuement pédonculés, pendants à la ma-

600 92€ FAMILLE. — CYFÉRACÉES.

turité; braclées foliacées ei longuement engainantes. %. Mai-

Juin.

Bois. — Rh. Dardilly; entre Thizy et Saint-Jean-la-Bussière, R.

2053. C. maxiuA (Scop.). L. GÉANTE. — C. pendula (Good.),.

Racine fibreuse, à fibres dures et serrées; tiges s’élevant à 1-2 m., un peu rudes entre les épis, lisses dans le reste de leur étendue; f. largement lancéolées-linéaires, glaucescentes en dessous, rudes au rebours sur les bords et sur la côte médiane; écailles des épis fructifères ovales-acuminées, membraneuses et d’un brun jaunâtre sur les bords, marquées sur le dos d’une nervure verte; capsules ovoïdes-triangulaires, relevées de petites nervures saillantes, terminées par un bec très-court et obliquement tronqué au sommet; À épi staminifère (quelquefois 2) fusiforme, allongé, roussâtre ; 4-6 épis fructifères espacés, très-allongés (atteignant plus de 1 déc.), pendants à la maturité, portés sur des pédoncules grêles, d’autant plus longs qu’ils sont plus rapprochés du bas de la tige; bractées foliacées et longuement engainantes. %. Mai-juillet.

Lieux humides, ruisseaux. — Rh. Roche-Cardon; dans un vallon entre Sainte-Colombe et Ampuis. — Ain. Belley; Parves; Portes. — Is, Soleize, sous Feyzin; la Grande-Chartreuse. R.

— Les épis fructifères portent quelquefois des étamines au sommet. 2031. C. pseuDo-cypERUS (L.). L. FAUX SOUCHET.

Racine gazonnante, à fibres dures et tenaces; tiges de 4-9 d., assez grosses, à angles très-aiqus et très-rudes; f. planes, largement linéaires, rudes au rebours; écailles linéaires, en alène, roussâtres dans l’épi staminifère, d’un vert blanchâtre dans les épis fructifères ; capsules lancéolées, sillonnées, étalées, serrées, alténuées en un long bec partagé au sommet en deux pointes divergentes; 3-6 épis fructifères cylindriques, rapprochés, pédonculés, étalés ou pendants à la maturité; bractées foliacées plus longues que la tige, l'inf. à gaine courte, la sup. à gaine nulle. %. Mai-juillet.

Fossés, marais, étangs. — Rh. Vaux-en-Velin. — Ain. Saint-Didier-sur-Cha- Jaronne; lac de Virieu-le-Grand ; étangs aux environs de Bourg.— Is. Dessine : marais des Avesnières. P, C.

b. 2 épis staminifères ou plus.

2035. C. AmPuLLACEA (Good.). L. À CAPSULES AMPOULÉES.

Racine traçante ; tiges de 4-6 déc., à angles lisses et oblus ; f. étroites, canaliculées, très-longues, rudes au rebours; 2-3 épis staminifères, à écailles obtuses, rousses ou brunûtres, scarieuses sur les bords ; capsules jaunâtres, très-étalées, ovoides-globule::ses, renflées, nervées sur le dos, terminées par un bec comprimé ct bifide, dépassant leurs écailles Jancéolées ; 2-3 épis fructifère: cylindriques, obus, courtement pédonculés ; bractées foliacéex, non engaînantes. %. Mai-juin.

Prairies humides et marécageuses. À. C.

92° FAMILLE. — CYPÉRACÉES. GOT 2035. C. vesicsRIA (L.). L. À CAPSULES VÉSICULEUSES.

Racine articulée, obliquement rampante ; tiges de 4-6 déc., à angles rudes et aigus; f. planes, lancéolées-inéaire:, rudes sur les bords au rebours; 2-3 épis staminifères à écailles lancéolées, d’un roux pâle, membraneuses sur les bords, quelquefois fructifères au sommet; capsules jaunâtres, obliquement étalées-ascendantes, ovales-coniques, renflées, à côtes saillantes, terminées par un bec court, comprimé et bifide ; 2-4 épis fructifères oblongs ou ovales, à court pédoncule ; braclées foliacées, non engainantes. %. Mai-juin. (V. D.)

Marais, fossés. P. C.

2037. C. ripartA (Curt.). L. DES RIVAGES.

Racine rampante et très-tenace ; tiges de 5-12 déc., à angles rudes et aigus; f. glaucescentes, planes, élargies, rudes et coupantes sur les bords, l’inf. à gaine se déchirant en réseau ; 3-5 épis staminifères à écailles d’un brun noirâtre ou violacé et toutes munies d'une arête ; capsules ovales-coniques, convexes et renfées des deux côtés, marquées de fines nervures, terminées par un bec court et bidenté; 2-4 épis fructifères cylindriques, dressés, l’inf. courtement pédonculé, les autres sessiles ; bractées foliacées, non engaïnantes. %. Mai-juin.

Marais et fossés. C. C.

2058. C. PALuDosA (Good.). L. DES MARAIS.

Racine rampante et très-tenace ; tiges de 4-10 déc., à angles rudes et aigus ; f. glaucescentes, planes, élargies, rudes et coupantes sur les bords, Pinf. à gaine se déchirant en réseau; 3-7 épis staminifères à écailles d’un brun noirâtre ou violacé, les inf. obtuses; capsules ovales ou ovales-oblongues, un peu comprimées, striées, terminées par un bec court, ordinairement bidenté, quelquefois tronqué ; 2-4 épis fructifères cylindracés, dressés, sessiles ou courtement pédonculés, à écailles d’un brun obscur, terminées par une pointe courte ; bractées foliacées, non engainantes. %. Mai-juin.

b. var. composita. Epis fructifères rameux à la base.

Lieux marécageux, bord des rivières et des étangs. À. C. — Var. b. Dessine. 2039. C. Roc (D. C.).L. ne Kocx. — C. spadicea (Roth). — C. paludosa à

ocn).

Ressemble à la précédente, dont beaucoup d’auteurs n’en font qu’une variété. En diffère 1° par les épis staminifères à écailles plus aiguës, surlout celles du sommet ; 2° par les écailles des épis fructifères terminées par une longue arête, dépassant de beaucoup les capsules ; 3° par les capsules atténuées en un bec plus allongé ; 4° par les épis fructifères plus grêles, plus longs, les inf. pédonculés et penchés à la maturité. %. Mai-juin.

Lieux marécageux. — Rh. Lyon, à Gorge-de-Loup; Roche-Cardon. — Loire. Moingt. — Ain. Iliat; mar is dc Peyron, vers Col!onges, dans le pays de Gex. KR,

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