C. DIG1TATA (L.). L. À ÉPIS DIGITÉS
Racine à fibres noirâtres, non traçante ; tiges de 1-3 déc., grèles, entourées à la base de gaînes rougeâtres terminées par une courte pointe foliacée ; f. planes, un peu canaliculées, toutes radicales, légèrement rudes au rebours ; écailles obovales, d’un roux ferrugineux, blanches-membraneuses et irrégulièrement denticulées au sommet, marquées d’une ligne verte sur le dos ; épi staminifère court, linéaire, sessile ; 3-4 épis fructifères linéaires, peu écartés, digités, à pédoncule saillant ; capsules pubescentes, obovales-triangulaires, à bec court et obtus, égalant leurs écailles ; bractées engainantes, membraneuses, l’inf. à petite pointe foliacée. %. Avril-mai.
Bois couverts. À. C,
2049. C. ornirnoroDA (Willd.). L. e1ED-p’otsEau. — C. pedata (Lamk.).
Racine à fibres noirâtres, non tracante ; liges de 5-10 cent., très-grèles, souvent flexueuses, entourées à la base de gaines rougeâtres, terminées par une courte pointe foliacée ; f. planes, un peu vanaliculées, toutes radicales, légèrement rudes au rebours; écailles d’un brun ferrugineux et luisant, plus foncé dans l’épi staminifère, scarieuses-blanchâlres sur les bords ; capsules pubescentes, obovales-triangulaires, à bec très-court, dépassant leurs écailles ; 3-4 épis fructifères linéaires, rapprochés, digités, à pédoncules renfermés dans les gaines des bractées ; bractées engaînantes et entièrement membraneuses. %. Avril-mai.
Bois, pâturages, rochers. — Rh. Beaunant; le Mont-Cindre; le Vernay. —
Ain. Au-dessous de la Pape; rochers du Jura, au-dessus de Thoiry et de Lélex. — Is. Bords du Rhône, à Anthon. R.
b. 2 épis slaminifères ou plus.
2050. C. ezauca (Scop.). L. cLavquEe. (Vulg. Langue-de-pie.)
Plante d’aspect variable. Racine rampante et stolonifère ; tiges de 1-6 déc. lisses, à 3 angles obscurs; f. glauques et glabres, fermes, planes ou un peu carénées, rudes au rebours; écailles roureâtres, scarieuses sur les bords, vertes sur la nervure du milieu; 2 épis staminifères, rarement À ou 3; capsules rougeâtres, obova- Jes-elliptiques, sans nervures, finement tomenteuses, surtout sur les angles, souvent presque glabres, terminées par un bec trèsvourt et tronqué ; 2-3 épis fructifères longuement pédonculés, a
la fin penchés, Les inf. portant souvent des étamines au sommet ; bractées foliacées, Les inf. courtement engaînantes. %. Avril-juin. Bois humides, haies, pâturages. C. C.
2051. C. FIL1FORMIS (L.). L. FILIFORME.
Racine obliquement rampante ; tiges de 4-9 déc., grêles, élancées, un peu rudes au sominet ; f. glauques et glabres, linéaires, à peine plus larges que la tige, canaliculées, fermes et dressées ; 1-2 épis stamimières à écailles grisâtres ou roussâtres, acuminées ; capsules fortement velues-hérissées, ovales-oblongues, terminées par un bec bifurqué ; 2-3 épis fructifères oblongs, dressés, sessiles ow à peine pédonculés, à écailles lancéolées-aristées, brunes, scarieuses-roussâtres sur les bords, marquées d'une nervure médiane d’abord verte, à la fin blanchâtre; bractées foliacées, non engaînantes, ou l'inf. l'étant courtement. %. Mai-juin.
Marais. — Ain. Les Echeyx.— Is. La Boucherette, près de Génas; Dessine. R. 2052. C. HiRTA (L.). L. HÉRISSÉE.
Racine dure, longuement traçante ; tiges de 2-5 déc., striées, lisses; f. linéaires, planes, un peu canaliculées, poilues surtout en dessous et sur les gaînes ; écailles grisätres, oblongues, aristées : 2-3 épis staminilères ; capsules velues-hérissées, ovales-coniques, terminées par un long bec à deux pointes ; 2-3 épis frucuières oblongs-cylindriques, dressés, l'inf. pédonculé ; bractées foliacées, linf. longuement engainante. %. Mai-juin.
6. G. hiriwfurmis (Pers.). F. et gaines glabres ou presque glabres; épis fructiféres plus épais.
Prés et sables humides. CG. — La variété b très-commune autour des étangs de Lavore.
De toutes les familles végétales, la plus importante pour l’homme et les troupeaux est, sans contredit, la famille des Graminées. Nous lui devons toutes les céréales qui dorent ou blauchissent nos guérets, tout le gazon qui tapisse ou verdit nos prairies. Si, dans la chaîne des plantes vasculaires, les Graminées ne forment qu’un des derniers anneaux, ce n’est donc que par leur organisation moins brillante, ce semble, et moins compliquée, mais en cela plus ressemblante image de cette bonté providentielle qui tous les jours nous nourrit en nous dérobant sa magnificence et son éclat.
Les Graminées offrent des caractères si tranchés que toutes leurs parties peuvent servir à les faire reconnaître. Leur fige, nommée chaume, toujours herbacée, est marquée d'espace en espace de nœuds d’où partent les feuilles. Celles-ci, à nervures parallèles, embrassent Le chaume par une gaîne fendue dans le sens
de sa longueur, au sommet de laquelle on aperçoit ordinairement un appendice membraneux appelé languette. Leurs fleurs, glumacées, Sont remarquables par leur structure et d’une étude moins chflicile qu’il ne paraît au prenier «bord. Ordinairement elles sont composées de 2 enveloppes herbacées, composées chacunede 2 valves où écailles ; les Z valves extérieures sont nommées glumes, et les 2 intérieures glumelles. Une ou deux de ces valves manquent quelquefois. Aux glumes et aux glumelles äl faut ajouter dans quelques genres À vu 2 autres petites écailles plus intérieures encore, auxquelles on a donné le nom de glumellules. Les glumes contiennent 4, 2 ou plusieurs fleurs, c’est-à-dire 4, 2 ou plusieurs paires de glumelles renfermant chacune des étamineset un Carpelle; chacun de ces petits systèmesse nomme umépüllet. Les élamines, au nombre de 3 {rarement 1 ou 2),-ont sdes filets capillaires et libres; Jeurs anthéres, bilobées, sont attachées au filei par le dos. L'ovaire, hle, est terminé par 2 styles. (très-rareimeul À ou 3) portant 2 stigrnates (très-rarement À ou 3) fihformes, plumeux ou en pinceau. Cet ovaire devient un .carioyse c’est-à-dire un fruit sec, monosperme et indéhiscent, renlermant un pelit embryon placé à la base extérieure d’un périsperme farineux très-abondant.
Pour nous guider dans le labyrinthe de cette immense famille, nous <uivrons Ja classification que MM. Cosson et Germain ont adoptée dans leur savante Flcre des environs de Paris.
J" TRIBU : PANICÉES. — Glumes uniflores ; épillets comprimés par le dos, disposés en epis digités ou en panicule rameuce ou spiciforme, styles allonges ; stigmates sortant au-dessous Gu sommet des glumelles.
Jre Sous-Trisu : ANDROPOGONINÉES. — Glume inférieure plus grande que l& supcrieure.