F. sraniceA (L.). F. BRUNATRE. — F. aurea (Lamk
Racine fibreuse ; chaumes de 5-12 déc., droits, dépourvus de feuilies au sommet ; f. planes, étroitement linéaires, très-glabres, dures, presque piquantes, des radicales 1rès-allongées, d’abord planes, à la fin enroulées, à gaînes endurcies et renflées en forme de bulbe allongé ; languette large, à 2 lobes obtus ; glamelles mutiques ou simplement mucronées, l'inf. très-finement ponctuée et offrant 5 nervures, dont 3 proéminentes; ovaire poilu au sommet ; épillets larges, ovales, comprimés ; fl. d’un jaune roussàtre, en panicule dressée, un peu étalée au moment de la floraison. %. juillet-août.
Pâturages, rochers herbeux des hautes montagnes. — Loire. Pierre-sur- Haute, à la Richarde, à Porché et à la Chambeîte. — Ain. Corlier. 9174, F. syzvatica (Vill.). F. pes FoRÊTS. — Poa trinervata (Schrad.).
Racine fibreuse ; chaumes de 5-10 déc., grêles, élancés, nus au sommet; f. largement lancéolées-linéaires, planes, rudes sur les bords et sur les gaînes, glaucescentes en dessus, d’un vert gai en dessous, les radicales très-allongées, souvent desséchées à la floraison ; languette oblongue, obtuse ; glumelles mutiques, linf. longuement acuminée, la sup. finement ponctuée et offrant à nervures, dont 3 proéminentes ; ovaire poilu au sommet ; épillets ovales, à 3-5 fleurs; fl. vertes et un peu roussâtres, formant une panicule allongée, rameuse, d’abord étalée et dressée, puis contractée et penchée. %. Juin-août.
Bois des hautes montagnes. — Loire. Pilat, au hoïs de Botte; Pierre-sur- Haute, dans les grands bois de Couzan, prés de la grotte de 1 Ermite. — Ain. Anglefort; le Colombier du Bugey; Arvières; abbaye de Meyriat; Ruffieux; les monts d’Ehen; cascade de la Fouge, au-dessus de Poncin, etc. — 15. La Grande-Chartreuse; Chalais,
275. F. Scneucazeri (Gaud.) F. DE ScHEUCHZER. — F. pulchella (Schrad.).
Racine rampante; chaumes de 3.5 déc.; f. linéaires, vertes, glabres, planes, très-aiguës ; lunguette oblongue, tronquée, presque à 2 oreillettes; glumelle inférieure aiguë, mutique ou munie d’une petile pointe au-dessous du sommet, offrant 5 petites nervures un peu sallantes ; ovaire enti>rement glabre; rameaux lisses, très-grèles, flexueux ; fl. panachées de vert, de brun-violet et de jaune, en panicule élégante, rameuse, étalée, un peu penchée au sommet. %. Juillet-août,.
Pâturages des hautes montagnes. — Ain. Cimes du Jura, sur le Colombier et au vallon d’Ardran, près du Reculet.
b. Languette très-courte, quelquefois presque nulle.
2176. F. cæruLEA (D. C.). F. BLEuATRE. — Molinia cærulea (Rchb. ic, 1606). Enodium cæruleum (Gaud.).
Racine fibreuse, à fibres blanchâtres; chaumes de 4-10 déc.,
presque nus, offrant un seul nœud très-près de la racine; Î. d'un
glauque pâle, planes, longues, étroites, un peu rudes sur les bords :
épillets à 2-3 fleurs ; glumelles mutiques ; fl. panachées de vert
et de bleu au d’un violet noirâtre, en panicule allongée, ordinairement étroite et resserrée. %. Juillet-octobre. (V. D.) :
b, var. <issima. — Molinia littoralis (Rchb. ic. 1607). — M. altissima (Link). Chaume plus élevé et plus élancé; panicule étalée, très-rameuse et trèsallongée.
Prés marécageux. — Var. b. Bois humides. C.
2177. F, seRoTINA (L.). F. rarDive. — Molinia serotina (Mert. et Koch). —
Diplachne serotina (Link).
Racine rampante, à fibres très-dures, rameuses et jaunâtres ; chaumes de 3-5 déc., presque entièrement recouverts par les gaines des feuilles ; f. glauques, courtes, lancéo!ées, étalées, piquantes: épillets à 3-5 fleurs ; glumelles en alène, l'inférieure terminée par une courte arête; fl. verdâtres, bigarrées de bleu et de violet, en panicule lâche. %. Août-septembre.
Rochers, collines arides. — Ain. Muzin; entre Tenay et Chaley. — Is. Colfines de la rive gauche du Rhône, avant Vienne. R.
2178. F. ARUNDINACEA (Schreb.). F. RosEAU. — F, elatior (Smith).
Racine rampante ; chaumes de 8-10 déc., droits, robustes, élevés; f. planes, allongées, largement lancéolées-linéaires, rudes sur les bords, très-distinctement striées; glumelles acuminées, l’inf. mutique ou portant une très-courte pointe un peu au-dessous de son sommet; rameaux rudes, géminés, très-ramifiés, portant chacun 5-15 épillets ; épillets ovales-lancéolés, à 4-5 fleurs; ovarre enhèrement glabre ; fl. verdâtres ou violacées, en panicule allongée, diffuse, dressée ou un peu penchée. %. Juin-août.
Prés humides, bord des eaux. — Rh. Lyon, à la Mouche; Yvour; Vaux-en- Velin. — Loire. Saint-Etienne. — Ain. La Bresse; sables du Rhône, aux environs de Belley.
2179. F. praTENsIs (Huds.). F. pes prés. — F. elatior (L. F1. Suec. non Spec.). Voisine de la précédente. Racine fibreuse ; chaumes de 4-8 déc., dressés ; f. planes, linéaires, un peu rudes sur les bords; glumelles aiguës, l’inf. mutique ou portant une très-courte pointe un peu au-dessous du sommet ; rameaux rudes, géminés, le plus court ne portant que 1-3 épillets, le plus long n'en ayant que 3-6; épillets linéaires, à 5-10 fleurs ; fl. verdâtres ou violacées, en paricule presque unilatérale, d’abord resserrée, puis un peu étalée pendant la floraison. %. Juin-juillet. b, var. loliacea. Epillets sessiles ou presque sessiles, disposés sur 2 rangs en grappe spiciforme et distique.
Prairies, pâturages. C. — La var. b croît en société des Festuca pratensis et Lolium perenne, dont elle est certainement une hybride. Elle ne porte pas de graines. |