ZANICHELLIA (L.). ZANICHELLIE
Fleurs monoîques, sessiles, solitaires ou géminées à l’aisselle des feuilles; fleurs staminiféres dépourvues de périanthe ; 1 seule éta-
654 94° FAMILLE. — POTAMOGÉTACÉES.
mine à filet filiforme ; fl. carpellées à périanthe remplacé par une spathe membraneuse; style grêle, assez long, persistant, à stigmate obliquement pelté; 4 carpelles, rarement plus ou moins, coriaces, arqués, terminés par un bec aigu.
2997, Z, REPENS (Doënng.). Z. RAMPANTE,
Tige filiforme, très-rameuse, articulée, submergée, radicante; f, linéaires, presque capillaires, d’un vert clair, alternes ou opposées dans le milieu, fasciculées et comme verticillées au sommet ; carpelles sessiles, crénelés sur la carêne, 2 fois plus longs que le style; anthères à 2 loges ; petites fleurs axillaires, sans apparence, se développant sous l’eau. %. Juiliet-septembre.
Mares, eaux stagnantes, — Rh. Lyon, à la Guillotière, derrière la digue; Sain-Fonds. R
2298, Z. rEDICELLATA (Fries). Z. à FRUITS PÉDICELLÉS,
Tige filiforme, très-rameuse, submergée; f. capillaires, d’urr vert clair; carpelles distinctement pédicellés, égalant le style en longueur, bordes sur le dos d’une aile membraneuse, créneléedentée, presque épineuse. %. Juillet-septembre.
Mares, eaux stagnantes. — Rh. Vaux-en-Velin; Yvour. — Ain. La Bresse. R.
d63. Naras (L.). NAÏADE.
Fleurs monoiques ou dioiques ; périanthe formé par une spathe monophyile, à 2-3 lobes ; ovaire unique, sessile; style court, à 2-3 stigmates. Plantes submergées.
2999, N. magor (Roth). N. coMMuNE.
Tiges rameuses-dichotomes, croissant par touffes ; f. opposées ou verticillées 3 à 3, soudées à la base en une gaine enthère, assez largement linéaires, sinuées-denticulées, à dents épinéuses; anthères à 4 lobes; fleurs dioiques, axillaires peu apparentes. @. Juillet-septembre. (V. D.)
Mares et rivières. — Ah. Dans la Saône, à Perrache et près de J’Ile-Barbe ; Pierre-Bénite. — Ain. Bords de la Saône; canal de Pont-de-Vaux.
2230, N. minor (All). N. FLUETTE. — Caulinia fragilis (Willd.). — GC, minor (Coss. et Germ.).
Tiges très-grêles, rameuses-dichotomes ; f. opposées ou verticillées 3 à 3, soudées à la base en une gaîne ciliée-denticulée, étroitement linéaires, recourbées, sinuées-denticulées, à dents mucronées, les f. sup. rapprochées en toufles; anthères à 1 seul lobe ; fleurs monoïques, axillaires, peu apparentes. @. dJuilletseptembre.
Etongs, fossés, rivières. — Rh. Lyon, à la Tête-d’Or, vers la grande digue. — Ain. La Saône et le canal de Poni-de-Vaux, où elle est mélée avec la précé+ dente; indiquée en Dombes, — 1s. Dessine, R. :
93° FAMILLE. — LEMNACÉES, 655
93 FAMILLE. — LEMNACÉES.
Tout le monde connaît les plantes désignées sous le nom de Lemna ou de Lenticules : ce sont ces petites feuilles dont la réunion forme souvent un tapis de verdure à la surface des eaux paisibles. Toute la plante se réduit à une ou plusieurs écailles vertes et flottantes, souvent munies en dessous de fibrilles radicales entourées chacune au sommet d’un sac membraneux en forme de coiffe. Les fleurs, très-petites, naissent dans une fente que présente le dos des feuilles. Ordinairement monoïques, elles se composent de 2 étumines et d’un ovaire naissant dans une même spathe. Cet ovaire, libre, uniloculaire, renferme un embryon droit, dépourvu de périsperme, et devient un fruit indéhiscent qui a la forme d’une petite utricule transparente.