V. CALCARATA (L.). V. A LONG ÉPERON. à
Tiges très-courtes, étalées ; f. ovales, ou les sup. oblongues, pétiolées, crénelées, presque toutes ramassées en rosette ; stipules entières, ou bien à 4-2 profondes incisions, jamais foliacées ni crénelées ; éperon gréle, de la longueur des pétales : fl. grandes , violettes ou jaunes. %. juillet-août. b. V.flava (Koch). FI. jaunes.
Le Grand-Som , à la Grande-Chartreuse; tout le Haut-Jura,
196. V. Superica (Wild.). V. Des SuÉDors. —V. tricolor (Balbis., FI. lyonn. pour la plante du Mont-Pilat). à
Tiges faibles, couchées , puis redressées, radicantes à la base; f. inf. en cœur ovale, les sup. lancéolées, toutes un peu crénelées; stipules divisées en partitions digitées, la moyenne plus large et dentée ; éperon plus court que les péta- | les; fl. grandes, jaunes, violettes, lilacées, ou marquées de ces diverses couleurs. %. Juin-avril.
Prés : Pilat ; Pierre-sur-Haute,
197. V. seGETaLIS (Jord.). V. DES moissons. — V. arvensis (Murr. pro parte).
Tige de 2-3 dée., élancée, anguleuse, courtement pubescente à la base, à rameaux formant avec elle, mème à la maturité, un angle trés-aigu; f. d’un vert peu foncé, glabriuscules ow à peine pubérulentes, lèchement dentées, les radicales à limbe ovale et rétrécies en pétiole , les caulinaires devenant plus allongées et plus étroites à mesure qu’on se rapproche du sommet; séipules pennatifides, plus courtes que les feuilles, ayant leur lobe du milieu plus large et plus allongé que les autres, mais toujours très-entier ou à peine
denté ; pétales sup. ne se recouvrant pas l’un l’autre et mar-
qués ordinairement au sommet dune tache d’un bleu plus ou moins foncé ; bractéoles placées pendant la floraison sur la courbure méme du pédoncule où immédiatement au dessous ; petites fl. à pétales plus courts que le calice. ®. Maï et souvent
encore en août-septembre.
Blés et champs : Villeurbanne ; Charbonnières; Quincieu; la Bresse. 198. V. AGRESTIS (Jord.). V. AGRESTE. — V. arvensis (Murr. pro parte). Diffère de la précédente, avec laquelle elle a été long-temps
confondue , 4° par la pubescence cendrée qui recouvre visiblement toutes ses parties ; 2° par ses rameaux formant avec la
o6 : RÉSÉDACÉES.
tige un angle trés-ouvert à la maturité ; 3° par les sfipules lobe du milieu trés-grand, se confondant avec les feuilles par sa forme et ses dentelures, surtout dans les f. inf.; 4° par les pétales supérieurs, qui sont seulement lavés de lilas clair, ou même blanchâtres, et se recouvrent plus ou moins par les bords ; 5° par les bractéoles placées toujours en dessous de la courbure du pédoncule ; 6° par sa capsule plus ovale et à graines plus nombreuses. ©. Mai et presque tout lété.
Blés, champs : Saint-Alban; Villeurbanne, ete.
9° FAMILLE. — RÉSÉDACÉES.
Herbes obscures et sans éclat, les Résédacées ont cependant le droit d'attirer notre attention, car elles nous offrent le Réséda odorant, qui embaume nos fenêtres, et la Gaude, qui sert à teindre nos étolles. Telles on voit des familles, simples et modestes en apparence, embaumer cependant leur intérieur du parfum des plus douces vertus, et enrichir leur pays de leurs solides travaux. |
On trouvera dans toutes les Résédacées 1° un calice de 4-T sépales inégaux et persistants ; 2 une corolle de 4-7 pétales trés-inégaux et très-irréguliers ; 3° 10-40 étamines insérées sur un disque charnu; 4 pour fruit , dans le G. Reseda, une capsule à { seule loge , s’ouvrant au sommet et terminée par 3-6 styles courts et coniques. Cette capsule est formée en réalité de 3-6 carpelles soudés ensemble dans le G. Reseda , mais désunis et ouverts en étoile dans le G. Asferocarpus, étranger à notre Flore. Les f. sont toujours alternes, et les f1. en grappes ou épis terminaux.