P. TerEBINTuus (L.). P,. TÉRÉBINTH
Arbre de médiocre grandeur ; f. pennées avec impaire, à ‘eholes ovales-chlongues, entières, aiguës et mucronuiées, non décurrentes sur le pétiole commun; petits fruits ovoïdes, d'abord rouges, puis bruns; ff. en panicules axillaires. b, Mai. (V. D.)
ROCRErS vis-a-vis de Loyre, avang Vienne; Muzin;.Picrre-Châtél; La ours. h.
96° FamiLrEe. — LÉGUMINEUSES.
La grande et magnifique famille des Légumineus?s va nous ouvrir un vaste et intéressant champ d'excursion. Beauté, va- riété, utilité, nous y trouverons tout réuni, puisqu'elle nous offre des fleurs gracieuses pour nos parterres, des fourrages inépuisables pour nos bestiaux, des légumes précieux et des farineux abondants pour nos tables. Très-nombreuse en espèces, elle renferme des arbres (lAracia), des arbrisseaux (le Genét). des plantes herbacées (le Pois-fleur). Leurs feuilles, alternes el stipulées, toujours articulées, rarement simyles, mais Composées de folioles articulées elles-mêmes, présentent d’une anière spéciale ces mouvements singuliers d’oscillations périodiques ou accldlentelles, que l’on a dés'gnés sous les noms de sommeil et de réveil des feuilles.
La structure de leur fleur mérite particulièrement de fixer notre attention. Dans nos plantes ssoxtanées, un calice morosépale, souvent à deux lèvres, pr'otége et soutient la corolle. Celle-ci est trréguliére e& composée de pétales rarement soudés, mais toujours adhérents au fond du ealice. Le plus gran de tous est l’éfendard, servant à la fleur comme de parapluie, de voile ou de pavillon. Viennent ensuite les ailes, pétales ordinairement plus petits, latéraux et semblables, munis près de leur onglet d’une dent saillante, ou d'une petite cavité, dont la destination est de presser ou de soutenir deux autres pétales communément soudés en carène, et formant la base de la fleur. « Cette carène, dit Jean-Jacques, est comme le « coffre-fort dans lequel la nature (il aurait dù dire la Provi- « den£e) à mis son trésor à l'abri des atteintes de l'air et de « l'eau. » C’est elle, en effet, qui protége immédiatement le jeune ovaire avec les étamines. Celles-ci, au nombre de dix. insérées avec les pétales, sont soudées par leurs filets en ua ou deux corps ; dans ce dernier cas, n'uf sont réunies et la dixième est libre.
Cette corolle que nous venons de décrire a été nomimée par Linné papilionacée, perce qu'elle ressemble à un papillon volant dans les airs.
Le grand objet de tant de soins, le fruit, est une capsule unique, nommée gousse ou légume. Ordinairement elle s'ouvre par deux valves ou portes, à la section supérieure de chacune desquelles les graines sont alfernativement attachées par de petits filets, Quelquefois cependant la gousse est partagée en (eux fausses loges par l'introflexion de la suture inférieure, ou même en plusieurs loges par des étranglements transver-
saux se séparant à la maturité en autant d'articles mouo- DE Plus rarement le fruit est à une seule graine et indéhiscent. L’embryon, sans périsperme , ou réduit à une couche très-mince, a sa radicule rapprochée du hile et communément infléchie sur la suture des cotylédons. Ceux-ci ne se convertissent pas toujours en feuilles séminales à la germination. Dans quelques genres, ils demeurent en terre ; dans quelques autres , Is accompagnent ta gemmule sans se dilater. Ces différences , jointes à celles que présentent la forme des gousses, l’adhérence des étamines et la disposition des folioles, ont servi à établir plusieurs tribus et sous-tribus pour classer avec méthode les plantes nombreuses de cette immense famille.
1e Trisv : VIRIDILOBÉES, — Cotylédons sortant de terre et devenant fohacés au moment de la germination.
fre Sous-TRiIBU. — GÉNISTÉES. — Étamines monadelphes.
lre Section. — Feuilles simples ou trifoliolées.
XCVIIT. ULEx (L.). AJonc.
Calice à 2 bractées colorées et divisé jusqu'à la base ex 2 grandes dévres, dont la sup. a 2, l’inf. 3 dents. Arbrisseaux épineux, à f. simples. | 339. U. Eurorzæus (L.). À. pb Europe (Vulg. Jonc marin.)
Arbuste de 1-2 m., droit, à jeunes rameaux velus et épineux ; f. linéaires, terminées aussi en épine; calice trés-velu, muni de 2 bractéoles ovales, plus larges que le pédicelle ; gousse très-velue ; fl. jaunes, axillaires. 4. Mai-juin. (V. D.)
Haies et lieux stériles : Francheville; Grézieu-la-Varenne; Alix; les Echeyts.