O. verNus (L.). O. pRINTANIER.—Lathyrus vernus (Wimm
Tige de 2-4 déc., anguleuse, non ailée; f. à 2-3 paires de folioles, larges, minces, ovales-oblongues, acuminées, ciliées ; larges stipules foliacées, entières, en demi-fer de flèche ; gousse toujours glabre; A. meélées de pourpre et d'azur, en grappes axillaires et multiflores. %. Avril-mai. (V. D.)
Bois à Belley. R.
452. O. LutTeus (L.). O. 4 FLEURS JAUNES. — Lalhyrus montanus (Gren, et Godr.). f
Rhizôme horizontal ; tige de 2-4 déc., anguleuse, non ailée ; f. à 3-4 paires de folioles elliptiques, mucronées, glauques en dessous ; larges stipules en demi-fer de flèche, sinuéesdentées à la base ; fl. d’abord d’un jaune blanchätre, ensuite d’un jaune fauve, en grappes axillaires et multiflores. %. Mai-juin.
Bois : la Grande-Chartreuse; au dessous du Reculet, dans le vallon d’Adran. R.
453. O. nicer (L.). O. NorrcissanT. — Cathyrus niger (Wimm.).
Plante noircissant à la dessication. Racine rameuse ; fige de 3-10 déc., anguleuse, non ailée, trés-rameuse, dressée ; f. à 4-6 paires de folioles ovales, obtuses, mucronées, glauques én dessous ; Séyle linéaire, barbu depuis son milieu jusqu’à son sommet ; pédoncules grèles, allongés, portant 4-8 f. d’abord roses, mais devenant bientôt d’un bleu livide. %. Juin-juillet. (V. D.)
Bois montagneux, surtout des terrains calcaires : la Pape; Roche-Cardon ; Givors ; Chaponost ; et dans l'Ain, Brénod, Retord, Parves, Muzin, ete.
97e FAMILLE. — ROSACÉES.
Entrez dans la famille des Rosacées; vous y trouverez belle, bonne et nombreuse compagnie. Ce sont des fleurs char-
ROSACÉES. ù 127 mantes, au dessus desquelles la Rose brille de son éclat de reine ; ce sont aussi des fruits savoureux, entre lesquels nous distinguons la Pêche au teint vermeil, la Poire fondante, la Pomme parfumée, et d’autres que nous ne nommons pas, afin de vous laisser le plaisir de la surprise. Il faudrait avoir le pinceau de M. Saint-Jean, notre célèbre peintre de fleurs et de fruits, pour représenter aux yeux les Rosacées avec la grâce et la fraicheur qu'elles ont reçues des mains de Dieu ; ayant à notre disposition que la plume sèche et aride du botaniste, nous nous contenterons de donner ainsi leur s:gnalement. Ce sont des arbres, des arbrisseaux ou des herbes, à feuilles toujours alternes ou éparses, et ordinairement munies de stipules. Leurs fleurs, toujours régulières, ont un calice plus ou moins soudé à la base, et se terminant par 5 ou 10 (rarement 4 ou 8) divisions plus ou moins profondes. C’est à leur naissance que sont insérés les 5 (rarement 4) pétales libres et caducs, ainsi que les étamines, qui sont toujours libres et en nombre ordinairement indéfini. Le fruit, trèsvariable, a servi à établir quatre grandes tribus si bien tranchées que plusieurs auteurs les considèrent comme autant de familles.
le Trisvu : AMYGDALÉES. — Calice caduc, à tube campanulé, renfermant l'ovaire, mais ne lui adhérant pas, imbriqué dans le bouton ainsi que la corolle ; fruit unique, consistant en une drupe charnue, contenant un seul noyau monosperme, rarement bisperme. Arbres ou arbrisseaux à feuilles simples, munies de stipules libres et caduques.