C. ALTERNIFOLIUM (L.). D. A FEUILLES ALTERNES
Tige de 1-2 déc., dressée ; f. alternes , réniformes et en cœur à la base, crénelées-lobées au sommet, à crénelures tronquées ou un peu échancrées , toutes pétiolées, mais les radi-
cales beaucoup plus longuement, à limbe hérissé en dessus de poils blancs ; fl. jaunes, en corymbe terminal, comme assises sur les feuilles florales. Z. Avril-juin. (V. D.)
Mêmes localités que la précédente, mais plus rare,
39° FAMILLE. — OMBELLIFERES.
Il ne faut pas juger des gens sur l'apparence.
C’est le cas, ou jamais, de mettre en pratique ce conseil toujours bon, quand même il n’est pas nouveau. À voir venir ces brillantes Ombelliïères, portant majestueusement sur leurs têtes, comme des reines d'Orient, leurs parasols blancs, roses ou jaunes, on croirait au premier abord que rien ne sera plus aisé que de les connaître ; et cependant, quand on essaie de les interroger, elles re disent leurs noms qu'après de longues et pénibles recherches. La famille des Ombelliféres est une des plus difficiles de la Botanique ; pour les déterminer, il faut absolument avoir leurs fruits murs ou au moins bien développés. Nous supplions les jeunes botanistes de n’oubliér jamais cet avis important.
Disons maintenant leurs caractères généraux.
Quand elles sont régulières, elles se reconnaissent tout d’abord à la disposition de leurs fleurs. Le sommet du pédoncule se divise en plusieurs rayons qui, partant d’un même point et aboutissant à la même hauteur , forment un premier plateau, désigné sous le nom d’ombelle. Du sommet de chaque rayon principal partent de nouveaux rayons ‘plus petits, qui, se terminant, comme les premiers, à un même niveau, constituent lombellule. Le point de départ des rayons, dans l’une et dans l’autre, est souvent accompagné d’une collerette de petites feuilles qui forment l’involucre et l’invalucelle.
Les pédicelles de l’ombellule supportent les fleurs. Celles-ci ont un calice tellement adhérent au fruit, que ses segments sont nuls ou se réduisent seulement à 5 petites dents. Les pétales, au nombre de 5,sont implantés au sommet de l'ovaire; entiers ou échancrés, de longueur égale ou inégale, ils sont presque toujours relevés dans leur milieu par une languette réfléchie en dedans, ou plus ou moins roulés sur eux-mêmes; 9 étamines libres et égales, insérées au même point que les pétales, alternent avec eux, et 2 sfyles surmontent la glande dont l'ovaire est couronné, glande qu’on nomme pour cette raison séylopode (pied des styles).
Le fruit, infére, est formé de 2 carpelles monospermes et indéhiscents, accolés l'un à autre et soutenus par le carpo-
phore ou la columelle, c'est-à-dire par le prolongement du pédicelle, dont, à la maturité, ils se détachent de bas en haut. Leur surface de jonction, plane ou concave, est appréciable , mais beaucoup moins que leur surface dorsale, plus facile à étudier. On y remarque des côtes et des stries plus ou moins nombreuses, plus ou moins développées. Les côtes principales sont nommées côfes primaires, les autres sont appelées côtes secondaires; les intervalles ou stries qui séparent les côtes sont désignés sous le nom de vallécuiles (pébites vallées). Les bandelettes sont de petits canaux colorés, d’où sort une espèce d'huile ou de résine; elles sont placées dans le fond de chaque vallécule et à la surface de jonction des deux carpelles. , | a à D’après l’anomalie des ombelles, la présence ou l'absence des involucres et des involucelles, et enfin la forme du fruit, nous diviserons la grande famille des Ombellifères en neuf principales tribus. Toutes nos espèces spontanées sont herbacées.
I" Trisu : ANOMALES. — Ombelles irrégulières, c'est-à-dire, ombelles sans ombellules, ou ombelles à rayons très-inégaux , ou bien fleurs sessiles en capitules arrondis, ovales ou cylindriques.