‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 606 sur 734 · CCC. PRiIMULA (L.). PRIMEVÈRE · texte numérisé non relu

CCC. PRiIMULA (L.). PRIMEVÈRE

Calice à 5 lobes; corolle en entonnoir ou en coupe, à fube allongé, dilaté au point d'insertion des étamines qu'il renferme, à gorge tantôt munie, tantôt dépourvue d’appendices, et à limbe partagé en 5 lobes; capsule à graines trés-nombreuses, à 5 valves souvent bifides, ne s'ouvrant qu'au sommet. Plantes à f. toutes radicales.

1027. P. graAnpirLoRA (Lamk.). P. 4 GRANDES FLEURS. — P. acaulis (Jacq.).

Harnpe communément uniflore , hérissée de poils étalés aont la longueur dépasse ordinairement son diametre transversal; f. obovales ou oblongues, ridées, inégalement denticulées, atténuées en un pétiole ailé ; calice à tube appliqué, velu sur les angies saillants, blanchâtre et glabre dans les angles rentrants, profondément divisé en segments lancéolés et longuement acuminés; grandes f. à limbe parfaitement étalé, ordinairement d'un jaune-soufre, avec 5 taches orangées à ja gorge, qui manquent quelquefois, se trouvant rarement à fl. blanches ou d'un lilas pâle. %. Mars-mai. (V. D.)

b. P. caulescens (Koch). Premières hampes nniflores, les suivantes multiflores, à fl. en ombelles dressées, entourées à la base de bractées en forme d'involucre.

Prairies, bois. C. C. C. — Le type est cultivé à fl. doubles, blanches, roses ou d'un beau lilas.

— La variété b est un peu moins commune, quoiqu’elle se rencontre assez fréquemment. On la rencontre aussi dans les parterres où elle s'hybride avec l'espèce suivante dont elle offre toutes les nuances. Elle manque quelquefois de pédoncules uniflores ; néanmoins il est facile, par les caractères que nous avons assignés, de la distinguer du Primula elatior. C'est elle qui, conjointement avec la variété intermédiaire dont je parle plus bas, a été décrite sous le nom de Primula variabilis (Goupil) ; mais j'ai constaté par de nombreuses observations qu’il y en a réellement deux.

1028. P. ELATIOR (Jacq.). P. ÉLEVÉE.

Hampe toujours multiflore, à pédicelles hérissés de poils dont la longueur ne dépasse pas leur diamètre ; f. ovales ou oblongues, ridées, inégalement sinuées-denticulées sur les bords, brusquement contractées en un pétiole aïlé et denticulé au sommet ; calice à tube appliqué à la base, allant en s’évasant vers le sommet, vert et velu sur les angles saillants, blanchâtre et translucide dans les angles rentrants, divisé en dents triangulaires et acuminées; corolle à limbe d’abord un peu concave, puis &la fin étalé ; fl. inodores, naturellement d’un jaunesoufre, sans taches orangées à la gorge, disposées en ombelle

314 PRIMULACÉES.

terminale, mumie de bractées à la base, souvent penchée d’un même côté. %. Mars-mai. (V. D.)

Prairies. A. C. — On en-cultive de nombreuses et élégantes variétés dont les fleurs, à reflets veloutés, offrent toutes les nuances du rouge, du marron et du violet, mélangées de blanc, de jaune et d’orangé. Dans les jardins, l’ombelle est ordinairement dressée, Quelquefois la fleur devient double, mais d'une manière singulière : le calice se change en corolle de telle sorte qu'on dirait que chaque fleur en porte une autre dont on aurail enfilé le tube dans le sien.

1029. P. orFiciNALIS (Jacq.). P: oFFIcINALE. — P. veris (Wild.). (Vulg. Coucou.) Hampe toujours multiflore ; f. ovales, ridées, inégalement ondulées-crénelées sur les bords , finement tomenteuses-grisâtres en dessus, brusquement contractées en un pétiole ailé et denticulé ; calice à tube fortement renflé, pubescent-tomenteux, partagé en lobes triangulaires, courts , larges, mucronulés, mais non acuminés, comme dans les deux espèces précédentes ; corolle à limbe toujours concave, ce qui la rend infundibuliforme ; fl. odorantes, d’un jaune foncé, marquées de 5 taches orangées à la gorge, disposées en ombelle terminale, munie de bractées à la base et foujours penchée d’un méme côté. %. Avril-mai. (V. D.) b. P.intermedia. Variété intermédiaire entre les Primula elatior et officinalis dont elle n’est probablement qu'une hybride. Elle offre combinés les caractères de tousles deux, mais elle se rapproche tantôt plus de l'un, tantôt plus de l’autre. Ainsi, le calice est tantôt à tube appliqué et à dents étroites et acuminées, tantôt à tube renflé en cloche et à dents courtes et élargies ; la corolle, d'un jaune clair ou d'un jaune foncé, ordinairement marquée de taches orangées à la gorge, a le limbe un peu concave ou étalé, les fl. sont toujours odorantes , en ombelle penchée d'un seul côté et non dressée, ce qui distingue nettement toutes ces formes diverses de la variété caulescens du Primula grandiflora.

Prairies, bois. Le type, G. C. € ; la variété b , P. R.—Cultivée quelquefois dans les jardins, où elle offre des variétés à fleurs rouges ou d'un jaune orangé : elle devient double de la même manière que le Primula elatior.

1030. P. aurICULA (L.). P. auRICULE.

Hampe multiflore , glabre ou munie au sommet d'une pubescence farineuse; f. épaisses et charnues, lisses. et non ridées , obovales , entières ou légèrement ondulées-dentées, atténuées en un pétiole ailé , celles du milieu des rosaces couvertes d’un duvet farineux ; calice à tube arrondi, non anguleux, 2-3 fois moins long que le tube de la corolle ; f. à suave odeur, jaunes à l’état spontané, disposées en ombelles dressées. %. Mai-juin. (V. D.)

Contre les rochers au Grand-Som, à la Grande-Chartreuse, et sur la route de Pierre-Châtel à Yenne, à dix minutes du pont. — Cette seconde localité n'est pas française, mais elle n'est séparée du département de l'Ain que par la largeur du Rhône.

— On cultive, sous le nom d'Auricules, de superbe variétés de cette espèce ; leurs fleurs veloutées offrent les plus richès nuances du rouge, du violet, du bleu, du jaune et du blanc.

PRIMULACÉES. 315 1031. P. rARINOSA (L.). P. FARINEUSE.

Harpe multiflore, grèle , pubéruiente au sommet : f. plus petites que dans les autres espèces, obovales-oblongues, us peu ridées, légèrement crénelées, atténuées en un pétiole alé, couvertes en dessous, dans leur jeunesse, d'une fine poudre farineuse qui se retrouve sur le calice ; calice arrondi, non anguleux, égalant à peu prés le tube de la corolle ; petites fl. roses ou lilacées, rarement blanches, jaunes à la gorge, en ombelles dressées, entourées à la base de bractées réunies en forme d’involucre. %. Mai-août.

Prés humides autour du lac de Joux, près des Rousses. dans le Jura. R. R. — Cette localité n'est pas dans les limites de notre Flore, mais elle next pas éloignée de l'extrémité du département de l'Ain.

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