VD
Prés marécageux : Vaux ; Dessine ; Meyzieu ; Pont-Chéry; Saint-Martin-en-
Haut; l’Argentière ; et daus l'Ain, marais de Divonne, de Pouzafol, près de
Lagnieu. P. C.
b.C. kumilior. Tiges ne s'élevant qu'à 1 dée., venant par toufes, lesextérieures d'abord étalécs, puis ascendantes, f. lrès-serrées, non enroulées sous les bords; fl. ordinairement unique et terminale. — Abondeà Pilat, dans un pré avant le Bessac, au point où les routes s'entrecroisent.
1050. G. CRUCIATA (L.). G. CROISETTE.
Tige de 1-6 déc., ferme, ascendante ; f. par paires croisées, oblongues-lancéolées, marquées de 3-5 nervures , connées à la base en une gaine blanchâtre qui est plus allongée dans les f. inf.; corolle tubuleuse, à 4 lobes souvent séparés par de petites dents; fl. d’un bleu pâle, sessiles et verticillées. %. Juillet-septembre. (V. D.) |
Coteaux secs, pelouses des bois, surtout des terrains calcaires: le Mont- Cindre ; le Mont-Tout,; Couzon,; Theizé; la Grande-Chartreuse; Portes: Mont-Griffon et tout le Haut-Bugey. P, C.
1051. G. ACAULIS (L.). G. NAINE.
Tige nulle ou peu élevée (1-8 cent.), toujours simple et uniflore ; f. radicales en rosette, oblongues, ovales ou presque arrondies, selon les variétés, les caulinaires peu nombreuses, plus petites ; grande corolle campanulée , plus longue que la tige ou l’égalant, divisée au sommet en 5 lobes triangulaires, entiers ou denticulés , séparés ordinairement par des dents plus courtes ; grandes fl. d’un bleu magnifique, marquées en dedans de points verdätres. %. Mai-août. (V. D.)
GENTIANÉES. 323
a. G. acaulis(Vill.). Tige très-courte; f, radicales ovales ou elliptiques, mais n'étant pas 3 fois plus longues que larges. — Le Poizat; Arvières ; Retord ; Hauteville ; le Jura.
b. G. alpina (Vill.). Tige nulle ou presque nulle; f. ovales-arrondies en roselle serrée. — Prairies sèches du Vély,au dessus de Hauteville; sommets du Jura.
©. G. angustifolia (Nill.). Tige s'élevant à 3-8 cent.; f. radicales un peu épaisses, oblongues-lancéolées, étroites, atténuées à la base, marquées d’une seule nervure; lobes de la corolle manifestement denticulés, — Rochers au Grand-Som.
1052. G. Froeuican (Hladnik.). G. DE FROELICH.
Tige uniflore, trés-courte, presque nulle; f. radicales linéaires-lancéolées, courbées en gouttiére, arquées vers la terre, et non pas étalées en rosette plane , comme dans la précédente ; corolle campanulée, à 5 lobes (riangulaires et obtus; grandes fl. d'un bleu clair, non ponctuées intérieurement. %. Juin-juillet.
Le Grand-Som, à la Grande-Chartreuse, dans les rochers au niveau de Bovinant. R.R.R.
— Cette espèce rare m'a été communiquée en 1850 par feu M. le docteur Romme, de Voreppe, dont le savoir ne pouvait être égalé que par sa modestie et ses vertus. Je ne sais si d'autres botanistes l’ont retrouvée depuis cette époque. Fe + Corolle en coupe, à tube cylindrique, glabre à la gorge.
1053. G. vERNA (L.). G. PRINTANIÈRE.
Racine produisant deux sortes de tiges , les ‘unes floriféres, droites, sèmples, uniflores, hautes de 2-10 cent., les autres couchées , stériles et portant des fascicules de feuilles ; Ÿ. elliptiques oulancéolées, lesradicales étalées en rosette; calice à 5 angles aigus et à lobes linéaires-acuminés ; corolle à 5 lobes, entre lesquels se trouvent des appendices plus petits, qui, aussi bien qu'eux, sontsouvent incisés-denticulés ; fl. ordinairement d’un bleu vif, blanches à la gorge, rarement entièrement blanches, se fermant la nuit et même le jour quand le ciel est sombre. %. Avril-juin.
Prairies élevées, où elle n’est pas rare : la Grandc-Chartreuse ; le Bugey. 1054. G. Nivauis (L.). G. DES NEIGES.
Racine simple; tige de 5-10 déc., grêle, droite, rameuse dés la base, où elle n'est jamais accompagnée de fascicules de feuilles stériles ; f. caulinaires ovales-lancéolées, les radicales obtuses et étalées en rosette ; calice cylindrique , à 5 angles aigus-Carénés, et à 5 divisions linéaires-acuminées; corolle tubuleuse, à 5 lobes ovales, sans appendices intermédiaires; fl. bleu de ciel, blanches à l’intérieur, solitaires au sommet des rameaux. @®. Juillet-août.
Pelouses au dessus de la bergerie de Bovinant, à la Grande-Chartreuse, R.
324 GENTIANÉES.
*** Corolle à 45 lobes ciliés sur les bords ou barbus à la gore.
1055. G. ciLraTA (L.). G. ciLIÉE.
Tige de 8-20 cent., droite, simple ou plus rarement rameuse; f. linéaires-lancéolées ; corolle à gorge nue, mais à 4 lobes profonds, obtus, bordés dans leur moitié inférieure de cils colorés; fl. d’un beau bleu de ciel, rarement blanches. %. Aoûtseptembre. |
Bord des bois : da Tète-d’Or; le Mont-Tout;Couzon ; la Grande-Chartreuse ; terrains argileux du Bugey. P. C.
1056. G. GEruanica (Wild.). G. D'ALLEMAGNE.—G. amarella (Vill. non L). :
Tige de 1-3 déc, droite, ramifiée au sommet , souvent violacée ainsi que la page sup. des feuilles ; f. ovales-lancéolées, un peu rudes sur les bords; calice campanulé , partagé jusqu'au milieu en 5 lobes égaux, linéaires-lancéolees et acuminées; corolle munie à la gorge d’appendices barbus et partagées en 5 segments lancéolés ; f. d’un lilas violacé, pédoncuülées, axillaires, formant par leur réunion une panicule où une grappe dressée. @. Août-septembre.
Bord des bois, pâturages,“ prairies : environs de la Grande-Chartreuse, à Saint-Pierre et à Entremont, où elle est assez rare ; dans l'Ain, montagnes du Bugey.
1057. G. ogrustrotia(Wild.ex Koch). G. À FEUILLES OBrusEs.— G. Germanica var. flavicans (D. C.)
Tige de 10-15 cent., droite, simple ou ramifiée au sommet, bordée de chaque côté d’une aile très-étroite; f. énf. obovales-spatulées, érés-obtuses et trés-arrondies au sommet , atténuées à la base en un pétiole ailé aussi long que le limbe, les moyennes sessiles et un peu moins arrondies, quoique toujours obtuses, les sup. ovales-lancéolées et aiguës; calice à 5 dents lancéolées, profondes, à peu près égales en longueur, roulées en dessous par les bords; corolle tubuleuse-cainpanulée, à 4-5 lobes barbus à la gorge; fl. solitaires ou peu nombreuses, terminales et axillaires quand il y en a plusieurs, d'un blanc un peu jaunätre quand elles sont fraiches, devenant plus foncé quand elles sont sèches, ordinairement lavées de violet au sommet des lobes. @. Juillet.
Prairies marécageuses : dans l'Ain, à Saint-Maurice-de-Rémen, de Belley aux Paroisses ; à Saint-Martin-du-Frêne.R.
— Elleest probablement descendue des montagnes.
1058. G. FLAvA (Mératin Lois.). G. A FLEURS JAUNATRES.
Cette plante a de grands rapports avec la précédente; elle en diffère cependant 4°par ses feuilles, qui sont foutes aiguës, quoique les inférieures le soient. moins;que les supérieures ; do par la couleur de ses fleurs, qui sont toûüjours d’un jaune
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péle, jamais lavées de violet au sommet des lobes. La tige, le calice et la forme de la corolle sont du reste absolument les mêmes, excepté que les lobes de celle-ci sont plus étroits et plus aigus. @). Juillet.
Prés marécageux : Villeurbanne: Vaux-en-Velin; moulin de Cheyssin ; dans l'Ain, prairies de Lhuis (M. Auger). R.R. 1059. G. campestris (L.). G. CHAMPÊTRE.
Tige de 5-20 cent., ferme, droite et plus ou moins rameuse ; f. oblongues-spatulées, atténuées en pétiole, les caulinaires ovales-lancéolées ; calice à 4 segments (rarement 5), dont les 2 extérieurs sont beaucoup plus larges que les autres ; corolle barbue à la gorge, à 4 (rarement 5) lobes obtus ; fl. d’un violet vineux, blanches sur les plus hautes montagnes, pédonculées ét axillaires, formant par leur réunion une panicule dressée. @. Juillet-août.
Prairies des montagnes élevées: Pilat; Picrre-sur-Haute; Verrières; la Grande-Chartreuse ; dans l'Ain, Virieu-le-Grand ; Poizat , etc. A. C.
CCCXIIT. ERYTHRÆA (Renealm.). ERYTHRÉE.
Calice à 4-5 divisions; corolle en entonnoir,à 4-5 lobes ; 4-5 étamines, comtournées aprés l'émission du pollen ; capsule linéaire, à 2 loges formées par les bords rentrants des valves qui servent de cloisons, et à graines portées sur un placenta central ; Î. opposées et entières.
1060. E. ceNtTauRIUM (Pers.). E. PETITE CENTAURÉE, — Chironia centaurium (Schmidt). — Gentiana centaurium (L.). (Vulg3. Petite Centauree.)
Tige de 4-3 déc., droite, quadrangulaire, simple à la base, ramifiée au sommet ; f. à 3-5 nervures, les radicales ohovales, les caulinaires plus étroites , ovales ou oblongues, linéaires au sommet ; fl. roses, rarement blanches, sessiles ou presque sessiles, réunies en corymbes serrés au sommet des rameaux. @). Juin-septembre. (V. D.)
Bois, pâturages. P.R. &
1061. E. PuLCHELLA (Fries). E. ÉLEGANTE. — E. ramosissima (Pers.).
Diffère de la précédente 4° par sa fige plus grêle, moins élevée, ordinairement frés-rameuse dés la base ; 2 par ses f. distinctement pédicellées, disposées en une cyme dichotome lâche. @. Juin-septembre.
Champs et prés humides où marécageux : Éecully; la Tète-d'Or; Janeyriat :
la plaine du Forez; la Bresse et le Bugey. A. R. CCCXIV. CicexDra (Adanson). CICENDIE.
Calice à 4 dents ou partitions aigufs ; corolle en entonnoir , à tube court et renflé, et à limbe divise en 4 lobes ; 4 étarnines ;
326 CONVOLVULACÉES.
1 style caduec, à stigmate bilobé; capsule oblongue, à bords un peu rentrants, formant une demi-cloison incomplète ; f. opposées. Hi He 1062. C: rizirormis (Rchb.). C. rIL1rORME. — Exacum filiforme (Wild.). — Gentiana filiformis (L.). — Microcala filiformis (Link).
Tiges de 4-10 centim., filiformes, simples et uniflores, ou rameuses-dichotomes dès la base , mais alors à rameaux dressés ; f. linéaires-lancéolées, courtes, peu nombreuses ; calice campanulé, arrondi, à 4 dents courtes, triangulaires, appliquées sur la capsule ; très-petites fl. jaunâtres, solitaires à l'extrémité de longs pédoncules. @. Juin-octobre.
Lieux humides : Alix; bord des étangs en Bresse. R.
1063. C. pusiLLa (Griseb.) C. NAINE. — Exacum pusillum (D. C.). — Exacum Candollit (Bast.).
Tiges de 2-12 cent., filiformes, toujours très-rameuses-dichotomes dès la base, à rameaux plus ou moins divariqués ; f. linéaires-lancéolées, trinervées, assez nombreuses ; calice divisé presque jusqu’à la base en 4-5 lanières linéaires; trèspelites f. roses, blanches ou jaunâtres, nombreuses, disposees en Cyme ou en panicule trés-etalée. ®. Juillet-septembre.
Marais en Bresse. R.R. .
58° FAMILLE. — CONVOLVULACÉES (1).
Les Convolvulacées sont ainsi nommées parce que, dans la plupart des espèces, les tiges, faibles et sans consistance, ne pouvant se soutenir elles-mêmes, grimpent autour des pese voisines ou des soutiens qu’on leur présente. On utiise cette propriété pour plier quelques unes d’entre elles à mille formes capricieuses et élégantes. C’est ainsi que le Volubilis étend devant les fenêtres de nos villages des persiennes au vert feuillage, diapré des couleurs les plus tendres et les plus variées; c’est ainsi que le superbe Liseron à fleurs doubles descend en cascades fleuries des arbres de nos jardins paysagers, auxquels on le suspend dans des vases rustiques.
Toutes les Convulvulacées ont pour caractères constants : 1° un calice à 4-5 divisions persistantes et plus ou moins profondes ; 2° une corolle réguliére, entière ou à 4-5 lobes; 3° 5 (rarement 4) éfamines insérées au fond de la corolle et alternant avec ses lobes ou ses angles ; 4° un ovaire terminé par 1 seul style, partagé quelquefois jusqu’à la base, de manière à faire croire qu'il y en a 2; 5° un fruit unique, capsu-
(1) De convolvere, entortiller.
CONYOLVULACÉES. 327 laire, à 2-4 loges, indéhiscent, ou s’ouvrant de diverses manières. Les feuilles toujours allernes et dépourvues de stipules. manquent dans un genre.