‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 623 sur 734 · CCCXXXI. ATROPA (L.). ATROPE · texte numérisé non relu

CCCXXXI. ATROPA (L.). ATROPE

Calice à 5 divisions profondes, étalées après la floraison ; corolle en cloche, à 5 lobes courts; éfamines à filets grêles, écartés , velus à la base, ef à anthéres non conniventes, s'ouvrant en long; baïe à 2 loges. Plantes herbacées.

1085. A. BELLADONA (L.). A. BELLADONE. :

Tige de 8-15 déc., droite, rameuse-dichotome au sommet ; f. ovales, acuminées, pétiolées, les sup. ordinairement géminées, inégales, les autres alternes; baie noire etluisante ; fl. axillaires, solitaires ougéminées, d’un violet livide et sombre, striées de veines brunes. %. Juin-août.

Bois des hautes montagnes: la Grande-Chartreuse; le Jura; le Colombier

du Bugey ; Corlier, etc. — Nous ne l'avons ni dans le département du Rhône, ni dans celui de la Loire. PY

CCCXXXII. PxysaLis (L.). COQUERET.

Calice à 5 dents, se gonflant en vessie trés-ample et enveloppant entièrement le fruit aprés la floraison; corolle en roue, à tube court et à limbe partagé en 5 lobes; éfamines à anthéres conniventes, s’ouvrant en long ; baïe à 2loges. Plantes herbacées.

1086. P. ALKEKENGI (L.). C. ALKEKENGE.

Tige de 3-6 déc., droite, simple ou rameuse ; f. géminées, pétiolées, ovales-lancéolées, sinuées-anguleuses; calice fructifère devenant d’un rouge vif, ainsi que la baie, à la maturité ; fl. solitaires, pédicellées, d’un blanc sale, un peu verdâtre. %. Juin-août. (V. D.)

Lieux ombragés et humides: Écully; Vaux-en-Velin; Feyzin ; ét dans l'Ain,

de Belley aux Paroisses ; Pont de Caux; Saint-Rambert, le long de la grande route, au dessus dela Papeterie, etc. A. R. — Jardins.

CCCXXXIIT. SOLANUM (L.). MORELLE.

Calice à 5, rarement 10 segments; corolle en roue, à tube court, à limbe très-ouvert, plissé, offrant 5, rarement 4, 6 ou 10 divisions; éfamines à anthéres conniventes, s'ouvrant au sommet par 2 trous; baie à 2 loges, rarement plus.

Le

BORRAGINÉES. de

* Tige ligneuse au moins à la base.

1087. S. puLcaMARA (L.). M. DOUGE-AMÈRE. (Vulg. Vigne sauvage.)

Plante exhalant par le frottement une odeur désagréable. Tige ligneuse à la base, sarmenteuse et grimpante ; F. pétiolées, ovales-lancéoiées, plus ou moins en cœur, les sup. hastées ; baie rouge à la maturité ; . violettes, en petites grappes pédonculées. +. Juin-septembre. (V. D.)

Haies et buissons humides. A. C.

** Tige herbacee.

1088. S. nicru (L.). M. NOIRE.

Tige de 2-5 déc., rameuse, étalée ou dressée, à rameaux finement tuberculeux sur les angles; f. glabres ou presque glabres, pétiolées, ovales, irrégulièrement sinuées-anguleuses ; corolle 1 fois plus longue que le calice ; baie ordinairement noire à la maturité , rarement d’un jaune blanchâtre ou verdâtre; petites fl. blanches, réunies en petits bouquets au sommet des pédoncules: ®. Juillet-septembre. (V. D.)

b. S. chlorocarpum (Spenn.). — S. ochroleucum (Bart.). Baie d’un jaune pâle ou d’un jaune verdâtre.

Lieux cultivés, bord des chemins. — Le type très-commun, la variété b plus rare.

1089. S. vizcosum (Lamk.). M. vELUE.

Diffère de la précédente 1° par ses f. couvertes d’une pubescence velue-grisätre et comme tomenteuse ; 2° par sa corolle beaucoup plus grande, 3-4 fois plus longue que le calice; 3° par ses baies d’un jaune safrané, devenant brunes quand elles sont parfaitement müres. ©. Juillet-septembre.

Iles et bords du Rhône ; Oullins ; Pierre-Bénite. R.

60° FAMILLE. — BORRAGINÉES.

La Bourrache est le type de la famille et lui donne son nom. Les feuilles, toujours alternes, sont, dans la plupart des espèces, hérissées de poils rudes. Les fleurs affectent une disposition uniforme et singulière : elle sont en grappes unilatérales, roulées en queue de scorpion avant leur épanouissement. Le calice, persistant, a toujours 5 dents ou divisions soudées à la base, et la corolle, toujours monopétale, ordinairement régulière, a son limbe partagé en 5 lobes plus ou moins profonds. Les étamines, en même nombre que ces lobes, alternent avec eux. Le fruit est très-remarquable : il se compose de 4 carpelles (rarement 2 ou 1) disposés carrément au fond du calice qui les protége. Du milieu d’eux part le style, simple, à stigmate entier ou bilobé.

330 BORRAGINÉES.

L'absence ou la présence de 5 écailles à la gorge de la corolle permet de diviser la famille en 2 tribus. ,

I Trisu: CYNOGLOSSÉES. — Gorge de la corolle protégée par des écailles,

CCCXXXIV. SympayTum (Tournef.). CONSOUDE.

Calice à 5 segments; corolle tubuleuse-campanulée, divisée en à lobes dressés, à gorge fermée par 5 appendices pétaloïdaux, en alène et connivents ; 4 carpelles libres, creusés à leur base qui est entourée d’un petit rebord plissé. Plantes herbacées.

1090. S. oFFicINALE (L.). C. orriciNaLE. (Vulg. Grande Consoude.)

Racine épaisse, charnue, rameuse, perpendiculaire ; tige de 3-8 déc., droite, anguleuse, rameuse au sommet, hérissée de poils blanchâtres; f. ovales ou oblongues-lancéolées, molles, un peu rudes, longuement décurrentes, contractées en un pétiole d’autant plus long qu’elles sont plus voisines du bas de la tige ; fl, d’un blanc jaunâtre, quelquefois lilacées, en grappes penchées, latérales et terminales. % Mai-juin. ( 2 : = Prés humides. A. C.

1091. S. TUBEROSUM (L.). C. A RACINE TUBERCULEUSE,

Racine oblique, tronquée au sommet, charnue et tuberculeuse, peu rameuse; tige de 3-5 déc., droite, anguleuse, hérissée de poils blanchâtres, simple ou bifide au sommet ; f. ovales ou elliptiques, lancéolées, molles, un peu rudes, à peine décurrentes, lesradicales plus petites, les inf. contractées en un pétiole d'autant plus court qu’on se rapproche davantage du sommet, de sorte que les sup. sont sessiles ou presque sessiles ; fl. d’un jaune blanchâtre, en grappes penchées. %. Avril-juin.

Prairies humides : Gorge-de-Loup; environs de Montbrison. R.

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