CCCXL. Myosoris (L.). Myosoris
Calice à 5 dents ou partitions; corolle en soucoupe, à tube court, à gorge resserrée par 5 écailles courtes et arrondies : 4 carpelles lisses, n’'adhérant pas au style. Plantes herbacées.
* Galice couvert de poils appliqués, non crochus à leur extrémité. 1100. M. pazusrris (With.). M. pes marais. (Vulg. Souvenez-vous de mot.) Racine ramtpante ; tige de 2-5 déc., faible, rameuse, anguleuse, ordinairement hérissée de poils blanchâtres; f. d’un beau vert, peu velues sur le limbe, ciliées sur les bords, les radicales obtuses et atténuées en pétiole, les caulinaires oblongues-lancéolées et sessiles; style égalant à peu prés le calice, qui ne se referme pas sur le fruit aprés la floraison ; corolle plane, à lobes souvent un peu échancrés; fl. les plus grandes du genre, ordinairement d’un beau bleu céleste, quelquefois roses ou blanches, à gorge jaune, disposées en grappes qui s’allongent et deviennent de plus en plus lâches à mesure que la floraison avance (1). @. Mai-juillet. (V. D.) Prés marécageux. A. C.
b. M. strigulosa (Mert. et Koch). Tige plus grêle, munie de poils appliqués, tandis qu'ils sont étalés dans le type; fl. plus petites, d’un bleu plus
Dscanartées sur des pédicelles plus courts. — Bois humides à Tassin. A. R.
1101. M. cæspirosa (Schultz). M. GazonNanr. — M. lingulata (Lehm ). Racine fibreuse, non rampante; tige de 1-5 déce., dressée. # (1) Ce mode d’inflorcscence a lieu également pour les autres espèces.
340 BORRAGINÉES.
rameuse, arrondie et non anguleuse à la base; f. d'un vert gai, faiblement ciliées sur les bords, finement pubescentes sur le limbe, oblongues et obtuses, les inf. atténuées en pétiole, les sup. sessiles; style presque nul, beaucoup plus court que le calice, qui ne se referme pas sur le fruit aprés la floraison ; corolle plane, à lobes ordinairement entiers; fl. d’un bleu pâle. @). Juin-août.
Fossés, lieux marécageux : Perrache ; YVour'; Sain-Fonds; Meyzieu; Charbonnières. A. R.
+ Calice muni, surtout à la base, de poils étalés et recourbes en petit
crochet à leur extrémité. # « 1102. M. syzvarTica (Hoffm.). M. Des Bots.
Tige de 2-5 déc., dressée, rameuse, hérissée de poils mous et étalés; f. radicales et caulinaires inférieures elliptiques, spatulées, pétiolées, les autres caulinaires oblongues, sessiles ; calice à divisions profondes, étroites, d’abord ouvertes, puis dressées et conniventes aprés la floraison; corolle plane, à lobes arrondis ; fl. d’un beau bleu de ciel, à gorge jaune, presque aussi grandes que celles du Myosotis palustris, S’ouvrant toujours 4-5 à la fois. @. Mai-juillet.
Lieux frais, bois montueux : Chaponost; Tassin; le Garon; Grandris; Pilat; et dans Tao, de Colliard à Malbroude ; sur les Monts-Jura et sur les Monts- Dain. R
1103. M. Azpesrris (Schmidt). M. Des ALPEs.
Diffère du précédent 1° par ses tiges moins élevées, plus robustes, plus ramassées en touffes ; 2° par som calice ouvert quand le fruit est mur ; 3° par ses fleurs plus grandes, portées sur des pédicelles plus épais, et disposées en grappes plus courtes : elles exhalent une légère odeur de primevyère. @. Juillet-août,
Pâturages et rochers des hautes montagnes : le Grand-Som, à la Grande- Chartreuse ; Retord; le Jura, où il n’est pas rare.
1104. M. 1NTERMEDIA (Link). M. INTERMÉDIAIRE. .
Tige de 2-6 déc., droite, assez robuste, hérissée de poils rameux et un peu rudes; f. oblongues-lancéolées, velues, fortement ciliées, les radicales atténuées en pétiole, les caulinaires sessiles, nombreuses ; calice urcéolé, entiérement fermé sur le fruit aprés la floraison; pédicelles des fruits étalés et 2 fois plus longs que le calice quand ils sont complètement developpés ; corolle à limbe concave ; fl. assez petites, d’un bleu clair, à gorge jaune. @. Mai-septembre.
Bord des chemins, lieux cultivés : Tassin; Saint-Cyr-au-Mont-d'Or; le Mont-Cindre; l’Argentière, etc. À. C 1105. M. misprpa (Schlecht.). M. uispine. — M. collina (Rchb.).
Plante toute velue-hérissée. Tiges grèles, souvent naines,
BORRAGINÉES. 341 mais s’élevant à 1-2 déc.; f. molles, très-velues, les radicales cbovales et rétrécies en pétiole, les caulinaires oblongues. obtuses, sessiles; calice ouvert à la maturité du fruit ; pédicelles des fruits étalés à angle droit et égalant à peine le c«lice quand ils sont entiérement développés; corolle à limbe concave et à tube renfermé dans le calice ; petites fl. d'un bleu pâle, à gorge jaune. @. Awvril-juin.
Bord des chemins, pelouses sèches, lieux sablonneux. C. C. 1106. M. srricra (Link.). M. raïDe.
Plante velue, hérissée de poils courts et un peu rudes. Tiges de 5-15 cent., dressées, raides quoique grèêles, souvent rameuses dès la base, venant par toutes ; f. ra icales obovales et rétrécies en pétiole, les caulinaires oblongues, cbtuses, sessiles ; calice à dents profondes, fermées à la maturité du fruit ; pédicelles des fruits dressés, toujours plus courts que le calice, même quand ils sont développés; corolle à limbe concave et à tube renfermé dans le calice ; très-petites f1. bleues. @. Mars-juin.
Champs et coteaux sablonneux : Villeurbanne; Dessine; Bonnand; Chaponost. P.C.
1107. M. versrcoLon (Pers.). M. CHANGEANT.
Plante velue, hérissée de poils courts et un peu rudes. Tiges de 5-15 ‘cent. dressées, ordinairement très-rameuses, venant par touifes ; f. radicales atténuées en pétiole, les caulinaires lancéolées, sessiles, les sup. opposées ou presque opposées ; calice fermé sur le fruit à la maturité ; pedicelles des fruits étalés et plus courts que le calice ; corolle à limbe concave et à tube dépassant longuement le calice quand il est entièrement développé ; petites fl. à couleur changeante, d’abord d’un jaune-souire, puis bleuâtres, à la lin rougeàtres ou violettes. @. Avril-juillet.
Lieux sablonneux. A. C.
1108. M. curea (Balbis). M. sauxe — M. Balbisiana (Jord.). — Anchusa lutea (Cav. Ic.).
Diffère du précédent 1° par sa fige plus grêle, moins rameuse, ordinairement divisée seulement en deux rameaux inégaux ; 2° par ses grappes plus courtes et plus serrées, portées sur des pédoncules plus longuement nus à la base; 3° par son calice ouvert à la maturité; 4° par ses fl. communément jaunes, passant rarement au bleu, au violet ou au rougeûtre, tandis que dans le Myosotis versicolor elles ônt ordinairement changeantes et restent rarement jaunes. @. Maijuin.
Bois de pins en face de Vaugneray; bois et terres à Chasselay, Saint-Bon-
net-le-Froid, Duizieu. A. R.
349 BORRAGINÉES.
Ile Trou : PULMONARIÉES. — Gorge de la corolle
non fermée par des écailles.