L. PURPUREO-CÆRULEUM (L.). G. POURPRE-BLEU
Plante couverte d’une pubescence courte et un peu rude. Tiges de deux sortes, les unes florifères et dressées, les autres stériles, couchées et très-allongées; f. oblongues-lancéolées, rétrécies en un court pétiole, marquées de1 seulenervure suillante ; carpelles d’un beau blanc, ordinairement solitaires à la maturité; grandes fl. d’abord rougeâtres, puis passant au bleu d'azur. &. Mai-juin. (V. D.)
Haies et bois des coteaux calcaires : la Pape; Roche-Cardon; le Mont- Cindre; Alix; dans l'Ain, Saint-Rambert; coteau de Loyes, etc. P. R.
BORRAGINÉES. 43
** Carpelles rudes et tuberculeux.
1112. L. ARVENSE (L.). G. DES cHAMPs.
Plante d’un vert grisâtre, couverte de petits poils courts. appliqués, rudes au rebours. Tige de 2-5 déc., droite, simple ou pe rameuse ; f. oblongues, obtuses ou un peu aigués, bordées de cils blancs, les inf. atténuées en pétiole, les autres sessiles; érés-petites fl. d’un blanc jaunätre, rarement bleuâtres ou rosées. ©. Mai-juillet. (V. D.)
Bord des chemins, moissons. C. C.
b. L. incrassatum (Guss.). Tige plus élevée; f. plus larges; earpelles plus
gros; pédicelles plus allongés; fl. bleuâtres ou rosées. — Environs de Lyon et de Montbrison (Gren. et Godr.).
1113. L. rincrorium (L.). G. DES TEINTURIERS. — Anchusa tinctoria (Desf.). — Alkanna tinctoria (Tausch. et D. C. Prodr.). (Vulg. Orcanette.)
Plante à odeur fade, entiérement hérissée de poils blanchâtres, éfalés et très-rudes. Racine rougeàtre, pivotante, émettant des touffes de tiges dont les latérales sont d’abord couchées, puis ascendantes, et dont les centrales sont dressées : celles-ci subsistent seules dans les petits individus; f. oblongues-lancéolées, sessiles, longuement ciliées ; f. bleues ou violacées, plus grandes que dans lespèce précédente. %. Mai-juin. (V. D.)
Sables entre Mon-Plaisir et Villeurbanne.
— C'est dans nos départements la seule station où l'on trouve cette plante méridionale.
CCCXLIIL. Oxosma (L.). ORCANETTE.
Calice à 5 segments très-profonds; corolle tubuleuse-campanulée, divisée en 5 lobes courts et dressés; étamines à anthères très-longues, réunies à la base. Plantes herbacées. 1114. O. ARENARIUM (Waldst. et Kit.). O. DES SABLES —O. ecnioides (L. pro
parte). (Vulg. Orcanette jaune.)
Plante exhalant une odeur désagréable, toute hérissée de longs poils jaunâtres et très-rudes. Racine pivovante, à écorce rouge ; tige de 4-2 déc., ascendante, assez robuste, simple ou rameuse au sommet; f. étroites, oblongues-lancéolées, sessiles; stigmate légèrement bilobé; anthères un peu saillantes, bordées de très-petites dents visibles à la loupe ; fl. d’un jaune pâle, assez semblables à celles de la grande Consoude, disposées en grappes feuillées. @ ou %. Mai-juin. (V. D.)
Lieux chauds et sablonneux : la Pape; Yvour; le Bugey; Vienne. A.
— Notre plante est bien l'O. arenarium, tel que Koch le décrit d'apres Waldstein et Kitaibel. Mais, contrairement à ce que disent MM. Grenier et Godron dans la savante Flore française qu’ils publient, le stigmate est un peu bilobé, absolument comme dans l'O. echioides , dont l’arenarium n'est probablement qu'une variété.
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