S. ALPINA (L.). S. DES ALPES
Tige de 1-3 déc., couchée à la base, puis redressée, hérissée de petits poils blanchâtres; f. ovales, dentées, d’un vert obscur, les inf. un peu pétiolées, les sup. sessiles ; grandes fl. d’un bleu violacé ou blanchâtres, disposées, comme dans les Brunelles, en épi serré , accompagné de larges bractées membraneuses et souvent colorées. %. Juillet-août.
Rochers à la Grande-Chartreuse. R.
1179. S. GALERICULATA (L.). S. TOQUE. (Vulg. Tertianaire.)
Tige de 2-5 déc., dressée, ordinairement rameuse; f. à court pétiole, oblongues, tronquées et légèrement en cœur à la base, bordées de quelques crénelures larges et espacées, qui les rendent un peu sinuées.; fl. d’un violet clair ou bleuitre, pédicellées 2 à 2 à l’aisselle des feuilles sup. et tournées d’un même côté. %. Juillet-août. (V. D.)
Bord des ruisseaux et des étangs, lieux humides. À. C 1180. S. masriFoLra (L.). S. A FEUILLES HASTÉES.
Tige de 2-5 déc., grêle, dressée, simple ou rameuse ; f. courtement pétiolées, les inf. hastées, les sup. lancéolées ; tube de la corolle fortement courbé au dessus de la base; fl. d'un bleu violacé mêlé de blanc, disposées à l’aisselle des feuilles sup. en épi terminal, feuillé el tourné d’un seul côté. %. Juillet-août.
Lieux humides ou marécageux : bords de la Saône à Collonges: saulées d'Oullins et de la Mulatière, Yvour; bois de Seillon (Ain). A, R.
1181. 5. minon (L.). S. NAINE.
Tige de 1-2 déc., grêle, dressée, ordinairement rameuse ; f. courtement pétiolées, ovales ou oblongues, entiéres ow ne présentant que 1-2 dents à la base, les inf. légèrement en cœur, quelquefois un peu hastées; corolle à tube droit, quoique un peu renflé à la base; petites fl. roses ou violacées, disposées à l’aisselle des feuilles en un épi terminal, feuillé et tourné d’un seul côté. %. Juillet-août.
Le long des ruisseaux à Tassin, dans les saulées à Oullins; lieux humides des montagnes du Beaujolais ; bois de Faye en Bresse; bois de Scillon (Ain). R.
VI: Tru : AJUGOIDES .— Corolle paraissant unilabiée, soit parce que la lèvre supérieure est remplacée par deux dents très-courtes, soit parce qu'elle est composée de deux lobes réfléchis latéralement vers la lèvre inférieure, à laquelle ils semblent appartenir,
CCCLXXT. AyuGA (L.). BUGLE.
Calice à 5 dents presque égales; lévre sup. de la corolle remplacée par 2 petites dents droites. Plantes herbacées.
LABIÉES. 36 1182. À. cHamæpPitys (Schreb.). B. Faux Pix. (Vulg. {vette.)
Plante hérissée de poils blanchàtres, glanduleux et odorants. Tige de 5-15 cent., très-rameuse ; f. inf. oblongues, entières ou trilobées, les moyennes et les sup. profondément divisées en 3 lanières linéaires; fl. jaunes, ponctuées de rouge ferrugineux, solitaires à l'aisselle des feuilles, qui les dépassent longuement. ©. Mai-septembre.
Champs picrreux, moissons en friche, ete, C.
1183. A. rePprans (L.). B. RAMPANTE.
Tige de 1-2 déc., velue seulement sur 2 faces, émettant à sa base de longs rejets stériles rampants et feuillés, souvent radicants ; f. ovales, entières ou sinuées, les radicales et celles des stolons atténuées en pétiole; fl. bleues, quelquefois roses ou blanches, verticillées et rapprochées en épi terminal et feuillé. %. Mai-juillet. (V. D.)
Prés et bois humides. C. C.
b. À. alpina (Vill.). Stolons nuls ou très-courts; f. caulinaires à peu près égales aux radicales. — La Grande-Chartreuse. 1184. A. GENEVENSIS (L.). B. DE GENÈVE.
Racine produisant ordinairement 3-4 tiges; tiges de 1-4 déc., hcrissées de poils blanchätres sur les 4 faces, toujours dépourvues de rejets rampants à la base ; f. velues-hérissées, obovales ou oblongues, irrégulièrement sinuées-crénelées ou lobées, Les radicales obovales, atténuées en pétiole, moins longues que celles du milieu de la tige; bractées sup. plus courtes que les fleurs ; fl. bleues, quelquefois roses ou blanches, verticillées el rapprochées en épi terminal et feuillé. %. Mai-juillet. (V. D.)
Champs, bord des chemins, bois. C.
1185. A. PvRAMIDALIS (L.). B. PYRAMIDALE.
Racine ne produisant jamais que À seule tige; tige de 5-20 cent., velue sur les 4 faces, dépourvue de stolons à la base ; f. velues, les radicales oblongues ou elliptiques, crénelées, à court pétiole, plus grandes que les caulinaires, celles-ci plus rapprochées que dans l'espèce précédente ; bractées crénelées ou entières, ordinairement rougeûtres, les sup. toujours plus longues que les fleurs ; f. bleues, roses ou blanches, disposées comme dans l’Ajuga Genevensis, mais plus petites, en verticilles plus serrés et occupant presque toute la longueur de la tige. %. Maï-juillet. (V. D.)
Bois et pâturages des montagnes : près Belley, au dessus du château de Mme de Seyssel. R,
— Cette espèce se distingue au premier coup d'œil de la précédente par la grandeur relative de ses feuilles : elles vont en décroissant depuis la base jusqu'au sommet d’une manière si régulière, que, vuc par dessus, la plante représente parfaitement une pyramide à 4 faces.
CCCLXXII. TEuCcRIUM (L.. GERMANDRÉE. :
Calice à 5 dents presque égales, rarement à 2 lèvres; lévre sup. de la corolle paraissant nulle, mais composée en réalité de 2 petites divisions réfléchies latéralement, de sorte que la corolle ne semble formée que d’une lèvre inf. à 5 lobes.
* Feuilles pennatipartites.
1186. T. sornys (L.). G. BoïRyDE.
Plante visqueuse, à odeur forte et désagréable. Tige de 1-3 déc., rameuse dès la base; f. pétiolées, 1-2 fois pennatipartites, à partitions étroites ; calice bossué à la base, partagé en 5 dents à peu près égales ; fl. d’un lilas purpurin, pédicellées, disposées en petits glomérules à l’aisselle des feuilles. @. Juillet-septembre. |
Champs pierreux ou sablonneux. A, C.
** Feuilles dentées, crénelées ou entières.
T Fleurs axillaires ou en grappes.
1187. T. scorpiun (L.). G. SCORDIU.
Plante exhalant une odeur assez forte etentiérement couverte d’une pubescente grisâtre et molle. Tige de 1-4 déc., herbacée, rameuse, couchée à la base; f. molles, sessiles, oblongues, à dents profondes et écartées; calice à 5 dents à peu près égales ; fl. d’un rouge pâle ou violacées, disposées en petits glomérules à l'aisselle des feuilles. %. Juillet-septembre. (V. D.)
Licux marécageux et couverts : Villeurbanne; Vaux-en-Velin; Pierre-Bénite; lac Silans, etc. P. C.
1188. T. caamæonys (L.). G. PETIT CHÊNE. :
Tige de 1-3 déc., très-rameuse, sous-ligneuse à la base, à rameaux velus ou pubescents, d’abord étalés, puis redressés ; [. fermes, d’un vert foncé et luisant en dessus, d’un vert pâle en dessous, courtement pétliolées, fortement créneléesdentées; calice à 5 dents à peu près égales; f roses ou rouges, rarement blanches, disposées au sommet des tiges en verticilles axillaires, rapprochés en grappes feuillées. %. Juillet-septembre. (V. D.)
Collines sèches, bord des bois, haies et buissons. C, C. C. *
1189. T. scoroponra (L.). G. Des pots. (Vulg. Sauge des bois.)
Tige de 3-6 déc., droite, pubescente, rameuse ; f. pétiolées, ovales, en cœur, fortement dentées, chagrinées, pubescentes, blanchâtres en dessous; calice à 2 lèvres, la sup. ovale et entière, l’inf. à 4 dents; étamines d’un brun rougeûtre ; fl. jaunâtres, en longues grappes axillaires et terminales, unilatérales, non feuillées. %. Juillet-septembre. (V. D.)
Lisières et clairières des bois. C.
T1 Fleurs en têtes serrées.
1190. T. MONTANUM (L.). G. DE MONTAGNE.
Tiges de 1-3 .déc., sous-ligneuses à la base, pubescentes- ‘ blanchâtres, venant par toufles, d’abord couchées inférieurement, puis redressées; f. linéaires-lancéolées, trés-entières, à bords enroulés, vertes en dessus, blanches-tomenteuses en dessous; ft. blanches, en têtes serrées, entourées de feuilles à la base. 5. Juin-août.
La Pape; Caluire; bords de l'Ain; rochers du Bugey. P. €.
1191. T. roziuu (L.). G. POULIOT.
Plante exhalant une agréable odeur. Tiges de 6-20 cent., sous-ligneuses à la base, venant par toufles, à rameaux ascendants, entièrement couverts d’un duvet blanc et tomenteux ; f. oblongues ou linéaires, obtuses, crénelées, d’un vert cendré en dessus, blanches et cotonneuses en dessous, à bords à la fin enroulés ; fl. d’un blanc un peu jaunètre, en têtes serrées et pédonculées. b. Juillet-août.
Theizé, prés du télégraphe; au dessous de Vienne. R.
VIIS Trisu : LAVANDULÉES. — Corolle à 2 lévres: k étamines écartées entre elles, les 2 plus longues penchées sur la lèvre inférieure. k
CCCLXXIIT. LAvANDULA (L.). LAVANDE.
Calice coloré, à 5 dents très-inégales, les 4 inf. très-courtes, la sup. plus large, souvent prolongée en un appendice qui a la forme d'un petit couvercle ; corolle à 2 lèvres, la sup. bilobée, l’inf. trilobée ; style et étamines renfermés dans le tube de la corolle.
1192. L. vera (D. C.). L. vraïe. — L. spica & (L.). — L. officinalis (Chaix in Vill.).
Plante répandant une agréable odeur. Tige de 3-5 déec., sous-ligneuse à la base, très-rameuse, à rameaux simples et effilés ; f. linéaires-lancéolées, à bords roulés en dessous, couvertes dans leur jeunesse d’une pubescence blanchâtre et farineuse; bractées membraneuses, ovales-arrondies, acuminées, beaucoup plus courtes que le calice ; calice bleuâtre, brièvement tomenteux ; fl. bleues ou violacées, rarement planches, en épis terminaux, ordinairement interrompus à la base. 5. Juillet-août. (V. D.)
Au dessus d’une carrière à Couzon. R. — Jardins.