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CCCXCV. PLANTAGO (L.). PLANTAIN

Fleurs toutes complètes, c’est-à-dire, munies d’étamines et de carpelle; capsule à 2 ou 4 loges, contenant au moins 2 ou 4 graines, et s’ouvrant horizontalement comme une petite boite à savonnette. |

* Feuilles ovales ou oblonques-lanceolées, toutes radicales.

1282. P. magor (L.). P.A LARGES FEUILLES. (Vulg. Grand-Plantain.)

Hampes de 1-5 déc., cylindriques, pubescentes, dressées ; f. à long pétiole, ovales-lancéolées, entières ou peu dentées, froncées, munies de 5,7 ou 9nervures convergentes, épæisses, glabres ou presque glabres en dessus, quelquefois pubescentes et un peu rudes en dessous; capsule à 8 graines; fl. blanchàtres, en épi droit et ordinairement trés-allongé, occupant plus de la moitié de la hampe. %. Mai-octobre. (V. D.)

Bord des chemins, pelouses, lieux incultes. C. C. L 1283. P. 1NTERMEDIA (Gilib. PI. d'Eur.). P. INTERMÉDIAIRE.

Diffère du précédent 1° par sa hampe trés-velue, couchée, puis arquée-ascendante ; 2 par ses f. plus minces, enfiérement hérissées de petits poils blanchätres et bordées de dents irréguliéres ; 3° par ses graines plus grosses; 4° par ses fl. disposées en un épi plus court et souvent arqué. %. Juinoctobre. |

Terrains sablonneux, chemins, montagnes du Beaujolais. C.

1284. P. uINIMA (L.). P. NAIN.

Hampe de 1-2 cent., filiforme, velue, flexueuse et arquée, ne dépassant pas les feuilles; f. à court pétiole, trés-velues, ovales, entières ou à peine dentées, munies de 3 nervures; fl. blanchâtres, disposées, au nombre de 3-6, en épis courts et ovoides. %. Juin-août.

Sables des îles du Rhône, au dessous de la Pape.—Trouvé en juillet 1847.

— Au dire de plusieurs auteurs, le Plantago minima ne serait qu'une variété naine, suivant les uns, du Plantago major, selon les autres, du Plantago intermedia. Sans nous prononcer sur cette question, nous l'avons décrit tel que nous l’avons trouvé dans la localité citée, où il se trouve depuis fort longtemps, et où, par conséquent, il se reproduit par graines.

PLANTAGINÉES. 397

1285. P. wepra (L.). P. moyen.

Hampes de 2-4 déc., arquées à la base, puis dressées, cylindriques, hérissées de petits poils blanchâtres; f. ovaleslancéolées, entières ou sinuées-dentées, pubescentes et ciliées, marquées de 5, 7 ou 9 nervures convergentes, à pétiole tréscourt, large et aplati ; capsule à 2 graines ; fl. blanchâtres, odorantes, à étamines lilas, disposées en épi serré, oblong, presque cylindrique. %. Mai-août.

Prés sees, chemins: C. C.

1286. P. LaNcEOLATA (L.). P. À FEUILLES LANCÉOLÉES.

Plante très-variable. Hampes de 1-6 déc., anguleuses, dressées ou ascendantes ; f. oblongues-lancéolées, à peine denticulées, marquées de 3-5 nervures, atténuées en un pétiole ailé ; bractées ovales-acuminées ; capsule renfermant 2 graines lisses et canaliculées sur le côté interne ; fl. blanchâtres, disposées en épi court et obtus. %. Avril-octobre.

Prairies, pelouses, bord des chemins. C. C. C.

1287. P. MONTANA (Lamk.). P. DE MONTAGNE.

Diffère du précédent 1° par sa taille plus petite : sa hampe a ordinairement de 4 à 12 centimètres ; 2° par ses bractées trés-obtuses, terminées brusquement par une pointe tréscourte ; 3° par les graines, qui sont fortement ridées. %. Juilletaoût. c

Pâturages des hautes montagnes : la Grande-Chartreuse; toutes les sommités du Jura.

** Feuilles linéaires.

Ÿ Feuilles toutes radicales.

1288. P. senpentiNa (Lamk.; Balbis, FI. lyonn. ; Koch, Syn.). P. SERPENTIN. — P. subulata (L. ex pluribus, non Gren. et Godr.).

Souche sous-ligneuse, dure, écailleuse, d’un brun noirâtre ; hampes de 4-12 cent., venant par toufles, penchées et flexueuses avant la floraison, se redressant aussitôt que la fleur est bien épanouie ; f. d’un vert glaucescent, ne notrcissant pas par la dessication, linéaires, un peu épaisses, plus ou moins canaliculées en dessus, arrondies ou carénées en dessous, ce qui les rend obscurément triangulaires, bordées, au moins dans leur jeunesse, de cils blancs écartés, munies d’une touffe de laine blanchâtre placée à leur base; bractées subulées, tantôt égalant à peu près le calice, tantôt le dépassant ; segments du calice pliés en carène aiquê et hérissée de cils blanchätres; étamines à anthères jaunes; fl. en épis ordinairement oblongs-cylindriques. %. Mai-juillet.

a. P. carinata (Schrad.). Bractées vertes et blanchâtres, égalant à peu près le calice, ou le dépassant peu. — Pelouses. sèches : Thurins ; Soucieu.

398 PLANTAGINÉES.

b. P. longebracteata (Koch). Bractées d'un brun noirâtre, subulées, dépassant longuement le calice, presque une fois plus longues que ses segments. — Pelouses à Vaugneray, à droite au dessus de la route, apres avoir dépassé la Croix-Blanche. — Cette forme serait, à notre avis, le vrai Plantago serpentina, tel que Eamarck l’a décrit. :

c. P. capitellata (Ram. in D. C.), P. depauperata (Gren. et Godr.). Feuilles largement canaliculées en dessus, non ciliées; bractées d’un vert blanchâtre, égalant à peu près les segments du calice ; fl. en épi court, ovoide, pauciflore. — Pelouses au Grand-Som.

— On trouve abondamment au milieu des rocailles, à Véranes, Malleval et aux environs, une forme qui semble tenir le milieu entre les variétés a et c : elle a les épis plus courts que la première, mais plus longs que la seconde; les feuilles sont, comme dans celle-ci, creusées en dessus dans toute leur largeur, et non finement canaliculées; les bractées égalent à peu près le calice.

— M.Aunier possèdeune autre variété remarquable, récoltée par lui à Montbrison le 10 juillet 1818. Ellea des feuilles très-fines et non piquantes.

1289. P. azPiNa (L.). P. DES ALpes.

Ce Plantain se rapproche de la variété c de l'espèce précédente. Souche sous-ligneuse, dure, écailleuse, d’un brun noirâtre ; hampes de 4-6 cent., finement pubescentes, étalées ou ascendantes; f. notrcissant par la dessication, non piquantes, molles, non épaisses, linéaires-lancéolées, canaliculées en dessus dans toute leur largeur, un peu carénées en dessous, marquées de 3 nervures non également espacées, les 2 latérales étant plus rapprochées des bords que de celle du milieu; bractées égalantà peu près le calice; segments du calice pliés en caréne aiguë, mais non ciliée ; étamines à anthères très-jaunes ; fl. en épis courts, cylindriques , obtus. %. juillet-août.

Pelouses : le Grand-Som , à la Grande-Chartreuse; le Haut-Jura. R.

— Le Plantago graminea (Lamk. et Balbis, F1. lyonn.), considéré aujourd'hui comme une variété du Plantago maritima (L..), se trouvait autrefois à la Mouche, près de la Vitriolerie ; mais, depuis quinze ans, on ne l'y rencontre plus. :

T1 Tige rameuse et feuillee.

1290. P. anexaniA (Waldst. et Kit.). P. DES SABLES.

Tige de 1-4 déc., entiérement herbacée, droite, rameuse, couverte de poils courts, légèrement visqueux; f. opposées, linéaires, ordinairement très-entières ; segments intérieurs du calice spatulés et trés-cbtus; ft. en épi ovale et blanchätre. ®. Juin-août. (V. D.)

Lieux sablonneux et arides : Saint-Alban , près Lyon; coteaux du Rhône; environs de Meximieux et toute la Valbonne, etc. A. C. 1291, P. cyxoprs (L.). P. DES CHIENS.

Tige de 1-4 déc., sous-ligneuse à la base, très-rameuse, pubescente ; f. opposées ou verticillées, linéaires, très-entières, ciliées, étalées ou arquées ; segments intérieurs du ca-

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lice ovales, obtus, mucronés; fl. en épi ovale-arrondi et d’un brun rougeätre. 5. Mai-juillet.

Lieux arides : la Pape; Oullins; Bonnand, coteaux et bords du Rhône. PA

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