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IV£ SECTION

MONOCHLAMYDÉES.

Calice et corolle réunis en un périanthe, c’est-à-dire, en une enveloppe florale unique, verte ou colorée.

68 FAMILLE. — AMARANTACÉES (1).

Les Amarantacées sont très-remarquables dans les espèces exotiques par le vif éclat des écailles scarieuses de leurs fleurs, qui, conformément à l’'étymologie de leur nom, ne se flétrissent jamais. Moins éclatantes, celles de nos contrées n’ont rien qui frappe les regards.

Ce sont des plantes herbacées, à feuilles simples, alternes, toujours dépourvues de gaines et de stipules. Leurs fleurs, monoiques, ont un périanthe unique, formé de 3-5 sépales libres ou un peu soudés à la base, et entourés de petites écailles aiguës qui leur servent de bractées. 3 ou 5 étamines hypogynes, libres ou monadelphes, sont opposées aux sépales. L’ovaire, non soudé avec le périanthe, est surmonté de 2-3 styles libres ou réunis à la base ; il devient une capsule uni-

(1) Du grec & , non, et Wypaivouu, je me flétris.

400 AMARANTACÉES.

loculaire , ordinairement monosperme, tantôt indéhiscente (utricule), tantôt s’ouvrant horizontalement, comme une petite boîte à savonnette (pyxide).,

CCCXCVIL. AMARANTHUS (L.). AMARANTE.

Périanthe accompagné de 3 petites bractées ; 3 ou 5 étamines libres; petites graines luisantes, noires ou brunes; fleurs tantôt en paquets axillaires, tantôt rapprochées en épis ou panicules.

* Périanthe formé de 5 sepales ; 5 étamines.

1293. À. RETROFLEXUS (L.). À. A TIGE RECOURBÉE. — À. spicatus (Lamk.).

Tige de 2-8 déc., ordinairement courbée à la base, puis redressée et un peu flexueuse, quelquefois droite; f. d’un vert blanchätre, pubescentes, pétiolées, ovales, prolongées en pointe obtuse, atténuées en coin à la base, marquées en dessous de nervures saillantes ; bractées linéaires, acuminées, piquantes, 2 fois plus longues que les sépales ; capsule s’ouvrant horizontalement, comme une petite boîte à savonnette; 1. d'un vert blanchâätre, réunies en épis assez épais, les uns axillaires et étalés, les autres rapprochés en panicule terminale. @. Juillet-septembre.

Lieux cultivés, bord des chemins, décombres. C.

1294. A. paTuLUS (Bert.}). A. ÉTALÉE.—A. chlorostachys (Coss.et Mogq., Tand., non Wild. ex Jord.).

Diffère de la précédente 4° par sa fige couchée-étalée, redressée seulement au sommet ; 2 par ses feuilles et ses fleurs d'un vert plus foncé ; 3° par ses fl. disposées en épis plus grêles : les épis sont du reste, comme dans l'Amaranihus retroflexus, les uns axilaires et étalés, les autres rapprochés en panicule terminale. ©. Juillet-septembre.

Décombres, lieux cultivés, à Pont-Chéry. — Trouvée jusqu'en 1849 aux Brotteaux, rue de Sully, où elle s’était naturalisée. R.

** périanthe forme de 3 sépales ; 3 étamines. 1295. À. ALBUS (L.). A. BLANCHE.

Tige de 4-8 déc., d’un vert blanchâtre, droite, très-rameuse ; Î. d’un vert très-pàle, pétiolées, obovales, atténuées en coin à la base, obtuses et échancrées au sommet, avec une petite arête dans l’échancrure ; bractées linéaires, acuminées, piquantes, dépassant longuement les sépales; capsule s'ouvrant horizontalement, comme une boîte à savonnette; fl. d’un vert blanchâtre , disposées en petits paquets axillaires tout le long des rameaux. ©. Juillet-septembre.

Trouvée aux Brolteaux el aux Charpennes, R.

AMARANTACÉES. 401

1296. A. SYLVESTRIS (Desf.). À. SAUVAGE.

Tige de 1-6 déc., anguleuse, souvent rougeâtre, simple ou rameuse dès la base, et alors à rameaux inf. étalés ou ascendants; f. pétiolées, d’un vert grisâtre, ovales-rhomboïdales, atténuées en coin à la base, les inf. arrondies et obtuses au sommet, les sup. un peu aiguës ; bractées linéaires-lancéolées, non piquantes, ne dépassant pas les sépales ; capsule s'ouvrant horizontalement, comme une boîte à savonnette; /L vertes, disposées en paquets axillaires le long de la tige et des rameaux. (®). Juillet-octobre.

Lieux cultivés, bord des chemins. C.

1297. À. BziTuM (L.). A. 8LITE. — Albersia blitum (Kunth).

Tige de 2-8 déc., glabre, rameuse dès la base, 4 rameaux diffus et étalés ; Î. pétiolées, ovales-rhomboïdales, atténuées en coin à la base, très-obtuses et parfois un peu échancrées au sommet, souvent tachées de blanc en dessus; bractées plus courtes que les sépales ; capsule indéhiscente, se déchirant irréguliérement au sommet; fl. vertes, toutes disposées en paquets axillaires. @. Juillet-septembre.

Lieux cultivés, pied des murs. P.R.

1298. À. ASCENDENS (Lois.). A. ASCENPANTE.— À. blitum var. ascendens (L.). — Euxolus viridis var. ascendens (Moq. Tand.).

Diffère de la précédente 1° par sa fige ascendante, à rameauæ ascendants ; 2 par ses f. plus grandes, plus sensiblement échancrées au sommet ; 3° par ses fl. disposées non seulement en paquets axillaires, mais encore en panicule terminale non feuillée. ®. Août-octobre.

Les Brotteaux; Pont-Chéry ; Meximieux, dans les rues. P. C.

1299. À DEFLExUS (L. ex Moq. Tand.). A. COUCHÉE. — À. prostratus (Balbis).

Tige de 3-6 déc., grèle, rameuse, couchée, pubescente au sommet ; Î. d'un vert grisätre, pétiolées, ovales-rhomboïdales, atténuées en coin à la base, rétrécies au sommet en pointe obtuse, souvent un peu échancrée et munie d’une petite arête dans l’échancrure ; bractées égalant à peu prés les sépales ; capsule indéhiscente, se déchirant irréquliérement vers le sommet; fl. verdâtres, disposées les unes en paquets axillaires, les autres en panicule terminale serrée et non feuillée. ® selon Koch, % d’après Cosson et Germain. Juillet-octobre.

Lieux incultes, pied des murs, aux Charpennes. R.

102 CHÉNOPODÉES.

69° Famizce. — CHÉNOPODÉES (1).

Sans lÉpinard, la Bette et la Soude, les Chénopodées vivraient inconnues de la plupart des hommes; et cependant bon‘ nombre d’entre elles infestent nos champs et naisseni pour ainsi dire sous nos pas. Ce sont des plantes ordinairement annuelles et herbacées, rarement vivaces ou sous-ligneuses. Leurs feuilles, simples et le plus souvent alternes, sont, comme dans la famille précédente, toujours dépourvues de gaines et de stipules. Les fleurs, ordinairement munies d’étamines et de carpelles, rarement monoïques ou dioïiques, ont pour périanthe un simple calice formé communément de 5 sépales libres ou soudés à la base. Les étamines, au nombre de 1-5, partent de la base dessépales et leur sont opposées. L’ovaire, libre ou adhérent à la base, est surmonté par un style simple ou multiple, c’est-à-dire, partagé presque jusqu’à la base en 2, 3 ou 4 styles partiels; il devient un fruit uniloculaire, monospèrme et indéhiscent, nu ou recouvert par les segments, communément membraneux, quelquefois charnus, du périanthe.

L'e Taisu : SALSOLÉES. — Fleurs munies d'étamines et de carpelles. 2

CCCXCVIIL. SALSOLA (L.). SOUDE.

Périanthe formé de 5 sépales munis sur le dos d’un appendice scarieux, qui se développe après la floraison ; 5 étamines; 2-3 stigmates ; fleurs accompagnées de 2 bractées ; f. presque cylindriques, linéaires et charnues.

1300. S. traGus (L.). S. Épineuse. — S. kali (Balb., FI. lyonn.).

Tige herbacée, rameuse, le plus souvent couchée et se redressant, glabre ou pubescente, ordinairement veïnée de rouge ; f. étalées-linéaires, subulées, terminées par une pointe piquante ; périgone à peu près ovoide, à sépales munis sur le dos d’un appendice très-court; fl. verdâtres, axillaires, solitaires, garnies de bractées courtes et épineuses. ©. Aoûtseptembre. (V. D.)

Sables des bords du Rhône : la Mouche; Irigny; Feyzin; Givors.

(1) Du grec ILE oie, ÆoÙs, æoùoc, pied, à cause de la forme des feuilles dans quelques espèces.

CHÉNOPODÉES. À 403 CCCXCIX. CoRISPERMUM (L.). CORISPERME.

Périanthe quelquefois nul, plus souvent formé de 1, 2 ou 3 sépales scarieux ; 1-2 étammes; 2 stigmates ; capsule entourée d'un reboïd membraneux. Plantes herbacées.

1301. C. ayssoriroLium (L.). C. À FEUILLES D'HYSSOP£.

Tiges de 2-3 déc., grèles, rameuses, dures à leur base; f. d’un glauque päle, marquées d’une nervure blanche, linéaires, mucronées ; périgone formé de 2 sépales; fl. verdâtres, disposées à l’aisselle des feuilles en épis serrés. @. Août-septembre.

Feyzin, près de la localité où l'on trouve le Psoralea bituminosa; Sables du Rhône, au dessus d’Irigny et sur là digue de la rive gauche.

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