‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 669 sur 734 · CCCCXII. Asarum (L.). ASARET · texte numérisé non relu

CCCCXII. Asarum (L.). ASARET

Périaithe régulier, campanulé, divisé en 3-4 lobes ; 12 éfamines à filets libres, insérées au sommet de l'ovaire ; stigmate à 6 lobes rayonnants.

1352. A. Euroræux (L.). A. D Eurore. {Vulg. Cabaret, Oreille-d'homme.)

Racine aromatique, rameuse, rampante ; tiges très-courtes, portant vers leur milieu 2-4 stipules ovales, inégales, membraneuses, et à leur sommet 2 feuilles réniformes, profondément échancrées en cœur , très-longuement pétiolées; f1. d'un pourpre noir, pubescentes-velues en dehors, solitaires et courtement pédonculées à la bifurcation des deux feuilles qui terminent les tiges. %. Avril-mai. (V. D.)

Bois, buissons, rochers et lieux couverts : le Mont-Pilat, à Thélis-la-Combe, près du hameau de la Villette, Saint-Galmier, d'après Boreau; Saint-Laurent-

du-Pont, en montant à la Grande-Chartreuse; dans l'Ain, Hauteville ; environs de Belley; montagnes du Bugey. R.

(1) Dans l'A. sipho (L'Hérit.), espèce exotique cuilivée dans les jardins, le périanthe est trilobé au sommet.

490 EMPÉTRÉES.

75° FAMILLE. — EMPÉTRÉES.

Cette petite famille ne renferme qu’un genre qui faisait autrefois partie des Ericinées. Aujourd’hui on l'en a séparé avec raison, parce que, la corolle étant polypétale et les étamines insérées sur le réceptacle, on ne peut évidemment le ranger, avec les Bruyères, dans la section des Corolliflores.

Les caractères que nous assignerons aux plantes de cette famille seront 1° des fleurs dioiques ; 2 un périanthe formé de 6 parties, dont les 3 extérieures, verdatres et plus courtes, semblent être le calice des 3 intérieures ; 3° 3 éfamines filiformes et saillantes; 4° un ovaire supére, terminé par un stigmate sessile, à 6-9 rayons, et devenant une petite baie globuleuse, à 6-9 pépins.

CCCCXIIT. EMPETRUM (L.). CAMARINE.

Caractères de la famille.

1353. E. NiGRüM (L.). C. A FRUIT NOIR.

Sous-arbrisseau à tiges couchées, garnies de petites feuilles vertes, glabres, dures, oblongues-linéaires, si serrées qu’elles sont comme imbriquées et donnent à la plante l'aspect d’une Bruyère; baie noire à la maturité; petites fl. peu apparentes, à sépales d'un vert jaunûtre, et à pétales rosés. &. FT. Juinjuillet. Fr. septembre.

Sommet du Jura, au nord du Reeulet. R. R.

Si l’on excepte le Buis, qui est ligneux, les Euphorbiacées de nos régions sont toutes des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, souvent munies d’un suc propre, qui est laiteux et plein d’äcreté. Leurs feuilles, ordinairement éparses, plus rarement opposées, sont, dans toutes nos espèces, entières ou simplement dentées. Leurs fleurs, monoîiques ou dioiques, sont tantôt munies d’un périanthe calicinal, formé de 3-5 sépales, rarement plus ou moins, libres ou soudés à la base, fantôt dépourvues de périanthe propre, et alors réunies dans un périanthe commun, formé de bractées très-irrégulières. Les étamines, en nombre variable, depuis 4 jusqu’à 42 ou plus, à filets libres ou soudés, sont toujours insérées au centre de la fleur ou sous le rudiment de l'ovaire, Celui-ci, à 3 (plus rarement 2) styles entiers ou bifides, devient une capsule libre, pédicellée ou sessile, formée par la réunion de 3 (plus rarement 2) loges

distinctes, nommées coques, s’ouvrarit souvent avec élasticité. Les graines, munies au niveau du hile d'une arille charnue, sont adhérentes au sommet d’un axe central et persistant ; elles ont un petit embryon droit, entouré d’un périsperme charnu, plus ou moins épais.

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