IV. — Dans les luxations postérieures
a) S'il s’agit d’une forme jeune avec raccourcissement moyen, il faut tenter d’abord par manœuvres douces Ja
transposition antérieure de la tête, qui sera ensuite butée comme précédemment.
b) Si la transposition apparaît impossible, où d’emblée, si la luxation est âgée et haute, il faut, pour buter la tête, recourir à des techniques nouvelles.
C’est en premier lieu la « résection-butée », opération que caractérisent :
l’abord chirurgical par voie externe;
une résection capito-cervicale étendue ;
la reconstitution ostéoplastique d’un toit cotyloïdien
à l’aide de greffons taillés aux dépens du segment fémoral réséqué ;
J’appareillage dans un grand plâtre en extension.
A défaut de la « résection-butée » on pourrait encore confectionner une butée ostéoplastique typique à la tête fémorale que l’on aborderait par voie externe et dont on améliorerait la position postérieure, à la condition indispensable de compléter secondairement l'opération par une ostéotomie oblique.
V. — Quel que soit le procédé chirurgical choisi contre ces luxations postérieures, en cours d'opération et d’appareillage, il est capital d’avoir présente à l'esprit cette nécessité de rétablir correctement l'équilibre antéropostérieur du corps.
VI. — Considérée dans ses différentes modalités, la confection de ces butées ostéoplastiques, logiques et efficaces, est toujours une opération rigoureuse, parfaitement réglée dans ses temps. Opération de belle exécution, dépassant largement le cadre de l’orthopédie, et susceptible, par sa simplicité, d'entrer dans la pratique courante de tous les chirurgiens tant soit peu familiarisés
avec l’étude clinique des vices anatomiques de la hanche et la technique de la chirurgie osseuse.
Mu Le Doyen, Le Président de Thèse, ROGER. OMBREÉDANNE.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLETY.