ETAGE
contre 1 cas de luxation intermédiaire). Toutes entrainaient des douleurs vives, apparaissant spontanément, ou à la marche qui devenait rapidement impossible. Deux furent réduites en un premier temps quelques jours avant la confection de la butée.
L'opération dans tous les cas amena la disparition des douleurs et une amélioration considérable de la capacité de marche.
b) Les reluxations doubles appartenaient à des en- . fants de 5, 7 et 12 ans et demi.
Dans le premier cas (enfant de 5 ans), il y avait d’un côté une luxation intermédiaire très lâche, avec cotyle inexistant : elle fut réduite en un premier temps, puis butée quelques jours après ; mais la tête ayant tendance à filer en arrière, après l’opération, il fallut instituer une extension continue en hyper-extension. De l’autre côté (luxation antérieure avec antéversion très marquée), on pratiqua une ostéotomie du fémur un mois plus tard.
Dans le 2° cas (enfant de 7 ans), il s'agissait d’une double luxation postérieure, traitée à 6 ans. Les deux hanches furent chacune réduites puis butées, la seconde 4 mois après la première.
Dans le 3° cas (enfant de 12 ans 1/2), il y avait une reluxation intermédiaire associée à une subluxation de l’autre côté, entraînant une boîterie énorme. Les der hanches furent successivement butées à deux ans d’intervalle.
L'opération, dans ces 3 cas de reluxations doubles, amena une grosse amélioration fonctionnelle. Les deux enfants de 7 ans et 12 ans qui ne pouvaient parcourir, en s’aidant d’une canne, l’un que 200 mètres, l’autre que:
GT
500 mètres, font actuellement de 2 à 3 kilomètres sans canne et ne souffrent plus.
3° 14 cas de subluxations primitives (dont 2 cas de « désaxation »)}) : LS
3 cas chez des enfants de 12 à 17 ans, 4 cas chez des adultes de 26 à 33 ans, 7 cas chez des sujets de 40 à 52 ‘ans. É
Tous ces malades présentaient : des crises douloureuses’ vives (trois étaient considérés comme coxalgiques), une limitation des mouvements frisant pour certains l’ankylose complète, une capacité de marche extrêmement réduite variant de 50 à 300 mètres avec l’aide d’une ou de deux cannes.
Dans 11 cas l'opération a été suivie de la disparition complète des douleurs, d’une reprise des mouvements de la hanche (redevenus normaux pour certains), d’une amélioration considérable de la capacité de marche (les sujets font maintenant plusieurs kilomètres sans canne).
1 opéré est encore en traitement.
Un autre, homme de 45 ans, a gardé une limitation des mouvements : mais le côté opposé, atteint d’arthrite déformante, était douloureux, et le malade, de ce fait, s’est peu mobilisé.
Une autre opérée, femme de 29 ans, a gardé un Trendelenburg persistant, par atrophie musculaire, car son butoir est excellent.
4° 9 cas de luxations antérieures âgées, irréductibles :
2 cas chez des enfants de 10 et 15 ans, 7 cas chez des adultes de 23 à 47 ans.
8 cas ont été considérablement améliorés, et notam-
RAES
ment deux sujets porteurs d’une luxation double antérieure ont pris la décision de faire opérer l’autre hanche.
Dans un cas de luxation marginale très lâche, avec boîterie énorme, plongéon, fatigue rapide, le sujet a gardé une boîterie persistante des épaules, dénotant l'insuffisance du moyen fessier : aussi a-t-il été jugé nécessaire de pratiquer 5 mois plus tard une transposition secondaire des fessiers (désinsertion du grand trochanter, réinsertion sur la diaphyse).
5° 11 cas de luxations intermédiaires âgées, irréductibles : |
3 cas chez des enfants de 12 à 18 ans, 2 cas chez des adultes de 23 et 27 ans, 6 cas chez des adultes de 35 à 39 ans.
a) Dans 9 cas, les douleurs ont disparu, l’impotence et la boîterie, marquées chez ces malades, ont été fortement améliorées.
Dans l’un de ces cas (luxation intermédiaire droite, avec 6 centimètres de raccourcissement, coïncidant d’ailleurs avec une gauche postérieure), une transposition primitive des fessiers a été pratiquée en cours d’opération. Le résultat a été très bon : absence de Trendelenburg de ce côté, reprise d’une vie active.
En une autre occasion, où la luxation s’accompagnait d’une grande laxité, il a fallu, après la butée, instituer une extension continue en hyperextension. En suite d'opération, le Trendelenburg a persisté, de même qu’un raccourcissement (réduit de 5 à 3 centimètres), mais les mouvements sont très étendus, les douleurs ont disparu.
Notons l’apparition, dans un autre cas de luxation très lâche, d’une paralysie sciatique, par contusion du
nerf au cours des manœuvres d’abduction forcée qui avaient déplacé la tête en arrière : une extension continue progressive a été suivie d’une disparition de la paralysie. Cinq mois après, le résultat fonctionnel était très bon : grosse amélioration de la fatigue, de la botterie, de raccourcissement passant de 6 à 3 centimètres.
Une autre luxation s’accompagnait d’une ankylose après coxalgie sur l’autre hanche : à la butée d’un côté on associa immédiatement une ostéotomie de l’autre côté. À é
b) Enfin, sur ces 11 cas de luxations intermédiaires traitées par butée, deux ont demandé une ostéotomie complémentaire, le membre opéré ayant présenté une fois une adduction-flexion persistante, une autre fois s'étant remis en adduction (dans ce cas, il présentait d’ailleurs avant l’opération une formidable adduction).