CONCLUSIONS
1“ L’ipécacuaiilia aniielé mineur est la seule espèce qui puisse être considérée comme officinale. 11 a été signalé la première fois en 1601, décrit ensuite j'ar Marcgrave en 1648 et identifié par Gomez et Brotero en 1801.
2° Le principe actif de Tlpéca est VernéLine, alcaloïde cristallisé donnant avec les acides des sels cristallisables. 11 existe encore dans cette racine un glucoside, \2.'céphæline, du sucre, de [l’albumine, de l’iiuile et peut-être un acide particulier, V acide ipêcacuanhique .
3" Il est probable que l’Ipéca contient plusieurs alcaloïdes doués de propriétés différentes.
4“ L’Ipéca et l’émétine produisent sur le tube digestif une irritation intense qui peut être subtitutive et controstimulante dans les aftèctions de l’intestin.
5" 11 augmente le tonus cardiaque, diminue le nombre des battements du cœur et finit par l’arrêter. C’est jUn [hémostatique efficace.
6“ 11 a une action particulière sur le système nerveux et tout spécialement sur le pneumogastrique.
7“ L’émétine ditFèrede l’apomorphine et du tartre slibié dans son action sur le pneumogastrique.
8“L’lpécacuanha et l’émétine ont sur les téguments une action irritante qui peut être utilisée dans les affections delà peau.
9° U Ipéca strié noir ne contient que des traces d’alcaloïde, n’a que de faibles actions physiologiques et ne saurait être employé à la place de l’Ipéca annelé.
10“ On ne doit pas substituer non plus à cette dernière sorte les autres Ipécas tels que les ondulés et le stiié violet. Peut-être pourrait-on employer l’Ipéca annelé majeur.
11“ De toutes les substances émétiques plus ou moins utilisées dans les pays d’origine, il ne faut retenir que les Narcisses, V Asarum, la Violette et peut-être l’Asclepias curassavica.
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