‹ Etude des ipécacuanhasChapitre 22 sur 58 · MALADIES GENERALES · texte numérisé non relu

MALADIES GENERALES

Nous examinerons sous ce titre l'action de l'Ipécacuanha dans les fièvres, l'anémie et les diverses affections qui s'en rapprochent.

Fièvres. — L'Ipéca appliqué au début des fièvres intermittentes a le double avantage de faire disparaître l'embarras gastrique et de produire une vive perturbation. Dans les fièvres intermittentes et rémittentes accompagnées de congestion du système porte hépatique, l'Ipéca est souvent très utile. Dès 1754, Gianella, de Padoue, employait cette médication dont il obtenait de nombreux succès, surtout dans les fièvres longues et opiniâtres. Il faisait macérer l'Ipéca dans l'eau et en faisait prendre tous les matins, pendant plusieurs jours. Les doses employées variant suivant les circonstances, l'âge, le tempérament et l'état du malade.

Glai borne donne dans les fièvres intermittentes des pilules à base d'Ipéca et de caiomei à prendre le soir au moment de se coucher et le matin en se levant. Cette médication, dit-il, lui a toujours donné d'excellents résultats.

D'après NAPHEYS,ce serait l'émétique le plus convenable pour être administré au début de l'attaque de la malaria^ la dépression ne tarderait pas à se produire. Stephens donne dans la fièvre typhoïde l'Ipéca associé à l'opium. Ce médicament, suivant lui, abat la fièvre, tonifie le cœur et le système nerveux, modifie les selles et amène la convalescence. Higginbottom traite le thyphus et la fièvre typhoïde au début par l'Ipécacuanha ; il donne ensuite du sulfate de quinine, et soutient le malade par des toniques, du thé de bœuf, du sagou et de la viande donnée en petite quantité et à de fréquents intervalles. Lauder Burnton dit que le meilleur sudorifique à employer pour arrêter une fièvre au début est la poudre de Dower. Enfin oitons encore son emploi par beaucoup de médecins comme traitement au début de la fièvre jaune.

Ipéca considéré comme tonique. — Higginbottom considère l'Ipéca comme un tonique ; il a obtenu paraîtil de bons résultats en employant cette médication dans l'anémie, la faiblesse des suites de couche, la syncope senile, etc. Ces assertions mériteraient qu'on fît l'étude de l'Ipécacuanha à ce point de vue, dans tous les cas elles demandent à être contrôlées. Citons en terminant cette étude les bons effets de l'Ipéca pris à l'intérieur dans Yérysypèle qui au moment de son apparition s'accompagne si souvent d'un état saburral .

Rhumatisme aigu. — Da Costa, de Philadelphie, emploie, dit- il, avec succès la poudre de Dower dans le

rhumathisme aigu. Ceci n'est nullement impossible à admettre quand on songe à l'action antipyrétique de l'Ipécacuanha; effet qui, nous venons de le montrer, a été utilisé avec une certaine réussite dans les fièvres de toute nature.

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