ONDE DE TRANSLATION
I46",50 à 216 mètres — constatées entre Arîca et l'Australie, proviennent de ce que l'ébranlement se propage d'autant plus vite que la mer est plus profonde. D'après Laplace, la vitesse est proportionnelle à la racine carrée de la profondeur de la nappe d*eau.
2S« — Les deux tableaux ci-dessous montrent la marche des ondes de translation consécutives au tremblement de terre de Arica I et à Teffondrement de llle de Krakatoa II.
Route saiTÎe par l'onde
Distance en milles marins
Dorée da trajet en heures
Vitesse de l'o^e
en milles marins
par lieare
1 Arica à Gocpiimbo. . . .
1 c Goral
« lies Samoa . . .
« llesChatham. . .
(c lies Opharo . . .
« Honolulu ....
« N. Galles du Sud.
1 Route suivie par Tonde
Distanee en milles marins
Vitesse en mitres par heure
Dorée do trajet en heores
Krakatoa à Nôgapatam . .
|[ f Port de Galles.
1 c Aden • • . .
1 c Ile de France .
tt Port Elisabeth (Cap
« Banc Orange (Horn)
« Socoa . . • .
« Colon (Panama)
34 TREMBLEMENTS DE TEBBE
L'onde de translation se propage sous forme de vagues souvent de grandes dimensions et cause quelquefois des avaries aux navires qu'elle rencontré.
A Krakatoaelle était représentée pardes vagues distantes l'une de l'autre de 600 mètres de crête en crête et d'une hauteur moyenne 'de 10 mètres : on a calculé (') que la quantité de mouvement renfermée dans une portion de ces lames, de SOO mètres de longueur était, pour une durée de 18' — égale à 1 330 chevaux par mëtre carré.
L'onde fit plus que le tour du globe et ne s'éteignit qu'après plus de 20 heures.
S3. — Dans la troisième catégorie, nous rangerons les efTels d'ordre divers produits par les tremblements de terre.
C'est tout d'abord le bruit qui accompagne le phénomène, bruit tantôt semblable à un cliquetis de ferruille, tantôt au roulement du tonnerre, k des grincements explicables par le frottement des deux lèvres d'une faille.
Quelquefois les crevasses du sol laissent échapper des flammes des vapeurs, des jets de sable, de l'eau accompagnée de poissons.
S64. — Les bouleversements du sol, àl'intérieur, donnent lieu à des manifestations diverses: c'est unlacqui s'assèche, une nappe d'eau qui est projetée dans les airs, plus ou moins mélangée à des débris des couches du sous-sol. Un gouffre ouvert par le tremblement de terre se remplit peu à peu d'eau ; le lac Baïkal a été ainsi formé.
Quelquefois, des jets de sable sortent du sol et injectent les fissures des couches, et de ce phénomène que l'on observa à différentes reprises, M. Diller (') conclut que les di/hes de sable que l'on rencontre dans les schistes crétacés
(') VÉLiiN. — Voloant et tremblements de terre. l^J DiLLBR. — Bull. Geol. Soe. of. Am. I. p. 4il.
de la Californie, où les paillettes de mica sont alignées parallèlement à la surface des épontes, devaient résulter d'une injection du sol fendu sous Teffet d'une secousse de tremblement de terre.
25. Phénomènes magnétiques. — Les séismes exercent sur la valeur de la composante horizontale magnétique une action qui se fait sentir à très longue distance.
Ainsi, à Tobservatoire de Zi-Ka-Wei en Chine,le8mai 1902 à7^58 du soir, soit 12 heures après la catastrophe de Saint- Pierre de la Martinique, le magnétomètre bifilaire indiqua tout à coup un accroissement brusque de la composante horizontale et resta agité pendant environ 8 heures.
L*onde magnétique atteignit TEurope.
2^» Oscillations barométriques. — Indépendamment des oscillations barométriques brusques qui se montrent souvent comme signes précurseurs d'un séisme ou
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Matin
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Soir