‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 32 sur 105 · FUMEROLLES SÈCHES · texte numérisé non relu

FUMEROLLES SÈCHES

La proportion respective des chlorures de sodium et de potassium peut atteindre 94,30 et 16 pour cent, comme on Ta constaté au Vésuve en 1861 ; mais quand ces deux chlorures existentsimultanément,laproportion de NaCI s'abaisse.

Une faible quantité de sulfates de fer, de potassium, de magnésium accompagne les éléments précédents.

On y rencontre Toxygène et Tazote réunis dans la même proportion relative que dans Tair.

Ces fumerolles se dégagent des laves sans que celles-ci bouillonnent et à proximité de la fissure émettrice : elles se présentent sous Taspect d'une vapeur blanchâtre, produite par évaporation ; peu odorantes elles rougissent, cependant, le papier de tournesol.

Si leur point de production est le centre de la coulée elles ne contiendront pas de chlorures de fer, de manganèse, de cuivre dont la présence ne se manifeste qu'autant qu'elles sortent des petits cônes adventifs, voisins des bords.

Le chlorure de sodium volatihsé par la haute température de la fumerolle se dépose sur les parois froides que rencontre le courant gazeux, et forme à leur surface un enduit blanc.

M. Fouqué pense qu'un amas de carbonate de sodium qui fut exploité dans une crevasse de TEtna provenait non pas d'un dépôt de fumerolles, mais de la carbonatation du silicate de sodium contenu dans la lave.

12. — A Santorin, M. Fouqué rencontra une crevasse remplie d'un dépôt blanc dont voici la composition moyenne :

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