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| P. DIVÉ. . . . . . . Mathématiques.
Maîtres J. TROCHAIN . . . . . Botanique coloniale. de (MOTTE 0 OBotanique:
Conférences WP: VNIELES SSSR" . Chimie | A. VERGNOUX (Mlle) . . Physique.
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À Monsieur G. REBOUL
Membre correspondant de l’Institut, Professeur à la Faculté des Sciences de Montpellier.
Hommage de respectueuse reconnaissance.
Par PIERRE VIDAL
Agrégé de l’Université.
SOMMAIRE. — Le mémoire est précédé par une introduction : c’est un historique de l’étude des semi-conducteurs qui donne un aperçu des propriétés les caractérisant. Le mémoire lui-même est une étude du carbonate de calcium naturel sous forme de craie. La craie provenant de carrière peu profonde a une conductibilité relativement grande; elle est souillée d’impuretés qui lui confèrent une polarisation spontanée, mise en évidence. La craie extraite d’une carrière profonde a une grande résistivité, elle est beaucoup plus pure que la précédente, n’a pas de polarisation spontanée ; elle constitue un semi-conducteur normal dont les propriétés sont étudiées dans les chapitres suivants :
l. /ntensité du courant. — L’intensité du courant sous tension constante décroît avec le temps et tend vers une limite pratiquement constante. La loi dOhm ne s'applique pas; dès que la tension atteint 300 volts, l’intensité croît beaucoup plus vite que la différence de potentiel appliquée.
II. Répartition des potentiels. — En régime limite apparaît une importante chute de tension à la cathode, tandis que celle produite à l’anode est négligeable. Le sectionnement de la craie et l'introduction d’électrodes intermédiaires modifient la répartition de la chute de tension cathodique, ce qui conduit à admettre que, des ions propres du carbonate de calcium,
seuls sont mobiles les ions CO; —.
ll. Mobilité des ions. — Une première méthode utilise la théorie de J. L. Eck (9) puis celle de A. Gemant (15), qui sont sommairement rappelées ; la courbe des conductibilités-temps permet de déterminer la somme des mobilités initiales des ions. Une extension de cette méthode permet de suivre les variations de cette somme au cours d’une expérience, et, en particulier, de mesurer une conductibilité apparente limite que l’on
montre devoir être la mobilité apparente des ions propres C07 de la
craie.
Une seconde méthode, préconisée par J. L. Eck, utilise le temps au
bout duquel se nroduit le maximum d’un courant d’inversion anodique ou cathodique. Les résultats ainsi obtenus dans des mesures successives sont de plus en plus petits et tendent vers une limite du même ordre que celle de la méthode précédente ; cette limite a la même signification phy-
sique que la précédente. Le passage du courant produit une modification structurale et une épuration du semi-conducteur.
IV. Le dernier chapitre traite deux conséquences de la distribution des potentiels : la barrière de tension cathodique fait, d'une part apparaître un pouvoir rectifiant; d'autre part, une cathode formée par une grille métallique émet un rayonnement complexe de rayons X très mous.
Le pouvoir rectifiant est net entre électrodes symétriques tant que la barrière cathodique de potentiel reste élevée; il existe aussi entre électrodes dissymétriques plaque-pointe.
Le rayonnement n'apparaît que pour des tensions supérieures à un seuil et croît ensuite rapidement avec la tension; il varie comme l’intensité du courant qui traverse le semi-conducteur. Il est étudié avec un électromètre associé à une chambre d'iouisation ; sa longueur d'onde moyenne est déterminée grâce à son absorption par des écrans minces de celluloïd et en utilisant la courbe expérimentale de F. Holweck (17).
Il y a production d’effluves lumineuses entre la craie et les mailles de la grille cathode; une plaque photographique, même enveloppée de papier noir est impressionnée ; ce phénomène est alors attribué aux gaz radioactivés qui prennent naissance au voisinage immédiat de la cathode.
Toutes ces propriétés caractérisent le semi-conducteur normal.
Les résultats établis peuvent être utiles lors de la prospection électrique du sous-sol (terrains calcaires) et servir en géologie à déterminer l'origine ou la pollution d’un échantillon de craie (polarisation spontanée).