‹ Etude des semences de potirons et de péponsChapitre 3 sur 5 · DESCRIPTION BOTANIQUE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION BOTANIQUE

DES GENRES CüCURBITA MA XI MA ET CuCURRITA l'EPO

Le genre Cucurhita de la famille des Cucurbitacêes ne comprend guère (pie six espèces de Courges bien définies, ce sont les Cueurbita Maxima, C. Pepo, C. Moschata, C. Melanosperma, C. Perennis et C. Digitata.

De ces six espèces, deux seulement nous intéressent ici, ce sont :

Le sous-genre C. Maxima et le sous-genre C. Pepo.

Le sous-genre C. Maxima, de M. Naudin (1), comprend tous les Potirons qu’il divise :

\. en Turbans ou Potirons couronnés;

2. en Potirons simples ou P. sans couronnes, lesquels sont eux-mômes subdivisés en plusieurs variétés.

Le sous-genre C. Pepo, du même auteur, comprend tous les Pépons qu’il divise en : Courgerons, Citrouilles proprement dites, Giraumons, Pâtissons, Orangin ou Courge orangine, Barbarines et en Coquinelles et cougourdettes, lesquels sont à leur tour subdivisés en plusieurs variétés.

(1) Annales des Sciences naturelles, série IV, tome VI, page 15 et suivantes.

La Tige de ces doux Cucurbita est presque toujours long.ue r .t,rainante et jamais dressée dans le sous-genre Maxim» ; dHe est tantôt longue et traînante, tantôt courte et plus ou moins dressée chez le sous-genre Pepo.

Les Feuilles sont plus ou moins réniformes, à c'nq lobes obtus et arrondis ou aigus et très développés. Les pétioles et le dessous des nervures du C. Pepo sont armées de poils roides cl piquants qui n’ont pas la même analogie avec le C. Maxirna.

Les Pédoncules floraux — mâles et femelles — sont cylindriques dans le genre Maxirna; ils sont plus ou moins prismatiques à cinq angles obtus dans le genre Pepo.

Les V rilles sont généralement rameuses chez le C. Maxirna ; elles sont ordinairement rudimentaires ou même milles dans les variétés à tige courte du C. Pepo.

\ ce propos, nous ne pouvons [tasser sous silence les intéressants travaux anatomiques de notre savant Directeur, M. Chatin, sur l’origine (le la Vrille des Cucurbitacées (1).

La nature de cet, jor^ane a>été longuement discutée par bien des botanistes, et, c’est après les résultats que M. Chai in a obtenus sur la structure comparée.des organes divers de chacun des principaux genres des Giieurbitarées (ju’on a enfin reconnu la véritable origine (Je-cette Vrille,, ;

C'esl-a-dire que la Vrille simple ou le.corps des Vrilles rameuses des Cucurbitacées est toujours de nature axile ou rarnéale; les divisions de la Vrille répondent, les unes à des rameaux, les autres à des feuilles. ■ ■ -

(1) Extrait des Comptes-rendus des séances et Mémoires de la Société de Biologie, notice de M. Ad. Cliatin sur la Vrille des Cucurbitacées.

Le Tube du Calice (!• des fleurs femelles est obeonique dans le sous-genre Maxirna; il est sensiblement pentagonal dans le sous-genre Pepo.

Les Sépales formant le calice sont étroits, linéaires, gr les, quelquefois filiformes ou même avortés chez le premier; chez le second, le calice est caractéristique, sa forme est campai ni lée.

La Corolle est campa nu lée, à lobes réfléchis, d’un jaune vif ou orangé pour les deux genres.

Les Fruits sont, pour le G. Maxirna, de grande ou moyenne taille, le diamètre varie beaucoup, de la grosseur de la tète à un diamètre quelquefois considérable, et la forme typique est celle d’une sphère déprimée. Les placentas sont généralement spongieux ou pulpeux.

Chez le C. Pepo, ils sont de formes très variées, cependant celle ovoïde renversée dorhine; ces fruits sont plus ou moins longs, tantôt lisses ou verruqueux ; la coloration varie autant que la forme, ils sont on de couleur uniforme ou bien mélangés de jaune, vert et orangé, tantôt bariolés, tantôt tachetés. La chaire est toute différente du C. Maxirna, elle est accompagnée de grosses filandres ne disparaissant pas avec la cuisson.

Les graines du G. Maxirna sont d’un bel ovale, entièrement blanches, à margination saillante ou plus ou moins effacée; celles du C. Pepo sont entourées d’un bourrelet échaneré; leur forme est très variable.

(1) Qui, pour M. Naudin, n’est qu'un torus dilaté appartenant au pédoncule.

DE l’EpISPERME

Si l’on considère une semence de Potiron ou de Pépon, on voit qu’elle est formée d’un Episperme composé du Testa et du Tegmen, puis d’une graine homothrope.

Le Testa se compose de :

1. Une pellicule mince, extrêmement fine et incolore, et s’enlevant assez facilement par la dessication ; elle est soluble dans l’eau à laquelle elle donne une consistance un peu visqueuse et se précipite de cette solution en présence des acides;

2. Une couche de tissu fibreux ayant l’aspect d’un duvet serré, on peut même distinguer l’assemblage de ces fibres avec une forte loupe ;

5. Une seconde couche dê tissu spongieux et formant à elle seule le bourrelet qui entoure la graine ;

4. Une membrane de consistance cornée constituant la partie solide de l’Episperrne.

Le Tegmen se compose de :

\. Une couche subéreuse ayant l’apparence du tissu médullaire;

2. L’endoplèvre mince, très verte, contenant beaucoup de chlorophylle. Elle s’enlève facilement des semences fraîches,

à cet état elle semble collée à la partie subéreuse adhérente au Testa, tandis qu’elle reste tixée sur le tégument des amandes sèches.

Toutes ces parties, constituant l’Episperme, forment le tiers du poids d’une semence ou plus exactement 100 gr. de semences donnent 52 gr. d’épispermes et 68 gr. d’amandes.

Voici le résultat des recherches auxquelles l’épisperme a été soumis :

1. 100 grammes d’épisperme ont été épuisés par le sulfure de carbone pour y rechercher la présence de matière grasse. La liqueur distillée donna pour résultat une quantité insignifiante de cette substance et encore était-elle accompagnée d’une grande proportion de chlorophylle dissoute par le sulfure de carbone ;

2. La même quantité d’épisperme fut épuisée par de l’alcool à 00 degrés et la liqueur distillée aux trois quart. Le résidu, contenant beaucoup de chlorophylle, fut traité par l’eau, et au lieu d’obtenir un précipité résineux, comme je le cherchais, je n*eus qu’une simple émultion provenant d’une très petite quantité de matière grasse soluble dans l’alcool ;

3. Une certaine quantité d’épisperme a été incinérée avec beaucoup de soins dans un creuset de platine et les cendres ont fourni à l’analyse : de la Potasse, de l’Alumine, du Fer (à l’état de protosel), du Manganèse, de la Chaux, de la Magnésie, à l’état de Carbonates, Sulfates, Phosphates et Chlorures, et de la Silice.

En résumé, l’Épisperrne ne contient ni résine ni corps gras en quantité notable ou plutôt appréciable.

L’amande est formée :

1. De son Tégument ou pellicule mince la recouvrant immédiatement;

2. De sa Gemmule, composée de deux feuilles rudimentaires; ■ • ». •'

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