C* II" (K
50 4-8 4- 48 + 0i8 -f- 102 4- 90 -= 0 ■+• 48 4- 084 4- 104 4- IH?
Si 840 d’aride oléique donnent 884 de trioléino, 84,545
d’acide oléiqué donneront > de trioléino.
ou---
donnent 88,151
Par conséquent, si 100 gr. d’huile fournissent 88,151 d’oléine, en retranchant ce dernier nombre de 100, on aura la quantité de margarine qui est alors de I 1,809, chiffre correspondant, assez au résultat obtenu en acide, c'est-à-dire que le calcul donne 11,558 d’acide margariquo — quantité très exacte — et que la solution de l’équation prouve que 11,558 d’acide margarique donnent 11,809 de margarine.
En résumé, la composition de l’huile peut être représentée
par :
Oléine.. 88,131
Margarine. . ... Il,809
Ee tourteau d’amandes exprimées fut épuisé par de l’eau distillée froide, et la liqueur fut divisée en deux parties.
La première fut traitée par de l’acide acétique qui précipita toute la matière caséeuse et la gomme, puis la liqueur filtrée fut additonnée d’une grande quantité d’alcool a 90° pou? précipiter EEmulsine qui fut recuemllie sur un filtre et séchée.
Cette albumine végétale dvme lo.v caractères suivants :
En présence de l’amygdaline, l’odeur prussiqûe ne se développe qu’après un laps de temps assez long, et exige une .certaine condition de température pour que cette réaction s’opère.
Sa dissolution dans l’eau se coagule vers ,bü ü . Avec le bicarbonate de soude elle donne un précipité blanc cailleboté.
Avec la potasse elle donne d’abord une liqueur opaline, puis en ajoutant encore un pende potasse, celte liqueur devient parfaitement limpide par suite de la formation de i’albuminale de potasse.
Avec l’ammoniaque pure à 22° elle donne une liqueur d’apparence très louche <pii ne devient pas limpide par l’addition d’ammoniaque.
Avec le b.ièhlorure de mercure, elle donne une liqueur blanche qui ne se elarilie ni par l’addition de l’eau ni avec le temps, puis eu ajoutant quelques gouttes de chlorhydrate d’ammoniaque eu solution, le liquide devient immédiatement limpide. Peut-être est-ce dii à la formation d’un chloroalbuminiate de mercure?
Avec l’acétate de plomb, elle donne un abondant précipité blanc qui ne se dissout pas dans un grand excès d’acide acétique.
Avec une seule goutte d'acide acétique, elle donne un précipité blanc non coagulé, puis en ajoutant un grand excès de cet acide, le précipité se dissout, mais eu conservant a la liqueur un aspect légèrement opalin.
Avec une goutte d’acide azotique pur, on obtient bien une trace de précipité, mais qui se redissent immédiatement.
Avec l’acide chlorhydrique, on n’obtient même pas de trace de précipité.
Avec l’éther, elle donne un précipité comme avec l’alcool.
Il est bon de faire observer que l’Emulsine, employée a ces réactions, était en solution très concentrée.
La seconde partie de la liqueur filtrée, après la précipitation de la matière caséeuse, fut chauffée pour coaguler Léninisme et s’en débarrasser par filtration, finis le liquide fut évaporé en consistance sirupeuse. Désirant connaître la nature dii sucre contenu dans ces amandes,Une petite partie de la liqueur sirupeuse fut essayée avec la liqueur de Feliug, et il ne se produisit aucune réduction de sous-o.vvde de cuivre. Il était donc à penser que la matière sucrée devait être du sucre cristallisable: Pour m’en assurer, une portion de liquide fut additionnée de quelques gouttes d’acide chlorhydrique et portée à l’ébulition.
dette liqueur, essayée de nouveau avec la liqueur ciipropotassique, donna un précipité caractéristique de sous-oxyde de cuivre jaune. Il n’y avait plus à en douter, le sucre était bien du sucre de canne. Restait a obtenir ce sucre cristallisé.
A cet effet, une autre quantité de tourteau d’amandes fut épuisée par l’eau distillée, puis la liqueur débarrassée de la matière caséeuse et de l'émulsine au moyen de la chaleur et de la tiltration, cette liqueur, dis-je, fut évaporée en consistance sirupeuse, finis traitée par de l’alcool pour précipiter la gomme qui fut recueillie et séchée. Le liquide restant était accompagné d’un peu de matière extractive; il fut traité par de l’acétate de plomb pour l’en débarrasser, finis soumis à un courant d’HS pour précipiter l’excès de plomb. La liqueur filtrée et évaporée en consistance très épaisse, donna par le refroidissement une masse grenue cristalline de sucre.
Tant qu’à la gomme obtenue par précipitation au moyen de l’alcool, elle donna t >us les caractères de cette substance.
I ne certaine quantité de semences a été incinérée, et l’analyse des cendres a donné les résultats suivants :
De la potasse, de la chaux, de l’alumine, de la magnésie, du 1er (à l’état de protosel,, du manganèse et un peu de silice, ces bases étant à l’état de carbonates, phosphates, sulfates, chlorure et lodure.
Je me bornerai seulement à donner le procédé que j’ai employé pour rechercher la présence de l’iode dans ces cendres:
Une partie fut traitée par de l’acide chlorydrique étendu, puis la liqueur filtrée fut additionnée d’eau de baryte, pour me débarrasser de l’oxyde de fer et des acides phosphorique et sulfurique. La liqueur filtrée fut saturée par du carbonate d’ammoniaque additionnée d’ammoniaque caustique qui précipita i’excès de baryte à l’état de carbonate de baryte. La liqueur surnageante, filtrée, fut évaporée, à siccité et calcinée pour décomposer les sels ammoniacaux. Le résidu repris par un peu d’eau distillée et additionnéd’eau de chlore, donna une couleur légèrement rose en présence de la benzine. .
II n’y a donc pas à en douter, la présence de l’iode existe dans les semences de courges à l’état d’iodure alcalin, et ce résultat vient encore affirmer une fois de plus l’opinion si bien fondée de M. Chatin, notre Directeur, sur l’existence de l’iode dans tous les végétaux.
En résumé, jusqu a présent, nous avons trouvé dans les amandes : de la caséine, de l’émulsine, de la gomme, du sucre de canne, de l’huile en quantité notable et enfin des sels.
Il ne nous reste plus qu’à déterminer la nature du principe actif de cette semence employée comme tœniafuge.
DU PlUXCUMî VCTIF
Si l’on considère un instant la nature de ces amandes, on comprendra facilement qu’en préseheë d’une substance aussi complexe, des difficultés matérielles devaient à chaque instant entraver nos recherches.
La quantité considérable de matière grasse empêchant toute espèce de résultat, il fallut d’abord commencer par s’en débarrasser d’une façon complète.
Pour cela, .'>00 gr. de semences finement pilées furent épuisées par du sulfure de carbone, et la liqueur distillée donna toute la matière grasse que ce dissolvant avait enlevée. Puis le résidu des amandes fut épuisé une seconde fois par de l’éther, et la liqueur, distillée, ne donna aucun résultat apréciable.
Certain que le résidu était absolument privé de substance grasse, la moitié fut soumise à un traitement alcoolique à la température de 70 à Tii 0 pendant un quart d’heure. La liqueur filtrée et distillée au quatre cinquièmes environ donna une liqueur jaunâtre qui, traitée par l’eau distillée, donna un précipité blanc brunâtre.
Le tout fut versé sur un libre, et le précipité fut séché 1 1 redissout dans l’alcool; par l'évaporation, j’obtins un résiiiu ayant tous les caractères d’une résine.
Voici, du reste, les propriétés de cette substance : Sa couleur est,'jaune verdâtre, sa consistance un peu molle, sa saveur est légèrement âcre et amère (l’amertume, qui ne se fait sentir qu’après un moment, est forte et piquante à la fois). Elle est soluble dans i’alcool, l’éther, le sulfure de carbone, le chloroforme, la benzine et les huiles fixes et essentielles.
La quantité de cette résine qui a été isolée est insignifiante relativement à celle des semences employées pour cette recherche, puisque 2o0 gr. n’ont donné qu’un lj2 gramme de produit, au plus exactement 0,45 centigr. Mais si l’on tient compte de la solubilité de cette résine dans les dissolvants qui ont été choisis pour enlever toute la matière grasse aux amandes, on conçoit que cette petite quantité de substance résineuse ne peut être considérable, et que la presque totalité est restée dissoute dans l’huile retirée par le sulfure de carbone. I n simple traitement alcoolique, opéré a chaud sur l’huile, devait confirmer cette hypothèse.
Malheureusement, le résidu de cette opération était accompagné de matière grasse soluble dans l’alcool, laquelle fut précipitée avec la résine par le traitement de l’eau distillée; il fut donc impossible de connaître la quantité exacte de résine pure contenue dans cette huile. Tant qu’aux propriétés de ce précipité, elles sont les mêmes que celle de la résine pure, à part sa consistance très moiie et la tache persistante qu’il laisse sur le papier.
Malgré ce résultat incomplet, il est bon de dire que ce mélange résineux donna un pouls de 4 gr. GO centigr. pour 40 gr. d’huile employée.
Si Ton se rappelle que TA) gr. 2 d’huile obtenue par le sulfure de carbone représentent 100 gr. de semences, ces 4 gr. G3 centigr. de résidu mixte ajoutés au tiers du poids de la résine
pure fournie par 2o0 gr. de semences épuisées, donneront le poids total de matière grasse soluble dans l’alcool, et de résine pure contenues dans les 100 gr. de graine de courges, soit 4,7o.
La liqueur tiltrée provenant de la précipitation du résidu a'coolique, fut évaporée en consistance d'extrait. Cet, extrait jouissait d’une grande amertume et d’une àcreté très forte.
Le résidu fut dissous dans l’eau distillée et traité par de l’acétate de plomb qui donna nui abondant précipité jaune sale.
Cherchant à établir la nature de ce précipité, le tout fut versé sur un filtre pour le séparer de la liqueur et le traiter par de l’hydrogène sulfuré. !. ■ sulfure de plomb fut séparé par la filtration et la liqueur cbautlée pour chasser l’hydrogène sulfuré resté en excès..
Cette liqueur, essayée au papier de tournesol, donna une r 'action franche lient acide. Cette acidité de la liqueur ne pouvait provenir que de la substance elle-même, c'est-à-dire des amandes soumis ?s au simple traitement alcoolique.
Désireux de connaître la nature de cet acide, la liqueur fat soumise aux essais suivants :
l ne petite partie de la liqueur fut évaporée et chauffée fortement ; il se dégagea une forte odeur de poire cuite, et le ré iidu se charbon».
Traitée par l’acétate de piomb, cette liqueur acide a donné un précipité jaune saie..
L’eau de chaux et le chlorure de calcium en solution ne donnèrent aucun précipité, ni a froid ni a chaud.
L'az itile d’argent donna une liqueur opaline. Avec le perchlorure de fer, ia liqueur prend une coloration très foncée.
Ces déférentes réactions prouvent que cette acidité n’était
due ni à i’un des acides oxalique, malique, citrique ou tartriqae'y ni à de l’hydrogène sulfuré resté dans la liqueur, et tout porte à croire que la nature de cet acide est particulière et le distingue de tous les autres acides organiques.
Due autre particularité que cette liqueur acide a donnée, c'est «pie, additionnée de quelques gouttes d’acide chlorhydrique et portée à l’ébullition elle réduit la liqueur de Fehling.
Que penser de cette réaction? On sait que les glucosides, sous l’iutluence d’une fermentation ou d’un acide, donnent du glucose dans leurs produits de décomposition, et par conséquent réduisent lu liqueur cupropotassique.
Cette réduction de l’oxyde de cuivre par cette liqueur, traitée par l’acide chlorhydrique, proviendrait-elle de la décomposition d’un glucoside? Je n’ose me prononcer sur une semblable question.
Cela dit, passons à l’examen des différentes recherches qui ont été faites à l’effet d’isoler un principe actif autre que la résine :
1° b00 gr. d’amandes pilées ont été chauffés pendant une heure avec de l’alcool à 90° additionné d’acide tartrique. Le tout Fut jeté sur un liltre et le résidu lavé avec de nouvel alcool a 90°. Lu liqueur distillée au IL M. donna un résidu de couleur jaunâtre, accompagné de matière grasse.
Ce résidu alcoolique fut abandonné au refroidissement puis filtré sur un papier llerzélius mouillé par de l’eau distillée a fin de le priver de la matière grasse et de l’évaporer en e msislancé sirupeuse.
line partie de cet extrait alcoolique fut traité par du bicarbonate de potasse pur et pulvérisé. 11 se produisit une vive effervescence, puis le tout fut additionné de cinq fois son volume d’éther.
lue partie de la li pieur surnageante, abandonnée à l’évajjor.ili >M spontanée ne donna aucun résultat. .Ne m’arrêtant pas à cet insuccès, un peu de potasse en solution fut ajoutée au mélangeéthôré et agité fortement; la liqueur éthérée, abandonnée a l’évaporation spontanée, ne donna encore aucun résultat.
line autre partie de l'extrait alcoolique fut traitée comme précédemment, mais avec de l’éther acétique, et l’évaporation de la liqueur ne donna encore rien.
Mutin, le chloroforme, jouis l’alcool anhydre furent essayées, et les résultats furent toujours les mêmes.
2° 200 gr. de tourteau d’amandes exprimées ont été ch au liés avec de l’alcool a 90° aiguisé d’acide sulfurique; le tout fut jeté sur un filtre et la liqueur reçue dans un ballon contenant un pou do chaux hydratée, le mélange fut porté à l’ébullition pour neutraliser l’excès d’acide sulfurique, puis la liqueur filtrée fut distillée jusqu’à réduction d’un très petit volume. le résidu avait une couleur brunâtre, et était accompagné d’un petit précipité blanc.
Ce mélange fut traité par <). S. d’acide sulfurique très étendu, et le précipité ne s’est pas dissout; le tout fut jeté sur im filtre Herzélius, et h li pieur filtrée fut traitée par de l’ammoniaque qui ne donna aucun précipité. Li liqueur fut traitée par du chloroforme, et un.e partie de ce liquide, abandonné à l’évaporation spontanée, ne donna aucun résultat.
Tant qu’a la nature du précipité qui accompagnait le résidu de la cornue, tout porte a croire que ce n’était qu’un sivoii de chaux, du mai is c’est ce que les différentes réactions qu’il a données ont démontré,
£>°La même quantité de tourteau de semences exprimées a été mélangée avec 20 0;() de son poids de chaux éteinte,
puis li) môlaige intime fut épuisé par de l’alcool à 85°. La licjiioîir fut acidulée par l’acide sulfurique avec une légère réaction acide puis distillée.., Le résidu formé d’une liqueur brune, accompagnée d’un précipité blanc fut jeté sur un (litre et la liqueur fut reçue dans un tube; on ajouta du chloroforme et une certaine quantité d’^pimoniaque et le tout fut agité fortement. La couche de chloroforme enlevée et abandonnée à l'évaporation ne donna aucun résidu.
Le précipité accompagnant le résidu de la cornue, n'était autre chose que du sulfate de chaux.
4° Enfin, les 2o0 gr. de semences épuisées, qui avaient servi à la recherche de la résine, furent mélangés intimement avec de la chaux éteinte et chauffés avec de l’alcool à 90° pendmt une demi-heure, puis le"tout versé sur un filtre, et le r é .élu fut arrosé de nouveau par de l’alcool a 90°.
La liqueur filtrée fut distillée jusqu’à un très petit volume, et le résidu fut abandonné au refroidisssment. Un abondant précipité verdâtre s’était formé; tout le résidu fut jeté sur un filtre pour obtenir le précipité.
Ce précipité, examiné, rt donné tous les caractères d’un corps gras accompagné d’un peu de matières colorante verte et de résine; l'expérience suivante justifiera pleinement ce que nous avançons : une petitë- portion de ce précipité fut placée sur une feui le épaisse de papier blanc; en .portant cette feuille au-dessus d’une flamme d’alcool, la matière grasse fondit, s’étala sur le papier en faisant une large tache persistante et transparente, puis au milieu resta la résine séchée et présentant un aspect friable ; sa saveur était ta même (pie celle de la résine provenant du traitement alcoolique.
11 u’y avait donc plus a en douter, cette substance complexe était formée de matière grasse qui avait échappée à
l’action dissolvante du sulfure <13 carbone et autres, puis de la résine accompagnée'd’une matière colorante verte.
Toutes ces recherches dans le but d’isoler un principe actif autre que la matière résineuse obtenue par le traitement alcoolique des se mences, portent à croire a la non-existence d’un alcali lixe; et il est tout probable que les Semences <e Potirons et de Pépôns doivent entièrement leur propriété vermifuge, et surtout tœniafuge, à la petite quantité de résine amère et àcre qu’elles contiennent ; c’est du moins ce que quelques expériences physiologiques m’ont permis de supposer.
Une personne affligée d’un tœnia alla trouver son médecin qui lui ordonna une émulsion de semences de courges faite a,oc (>0 gr. de semences dans 250 gr. d’eau.
Toute l’e.naisiou fut prise d’un seul coup, le soir, avant d j se coucher.
Le lendemain, le malade rendit un assez grand nombre d’anneaux, tous détachés les uns des autres.
Deux jours après, le mèmè médicament fut administré de la môme façon, et le résultat fut semblable au premier.
Enfin, une troisième dose produisit encore le même eîîet, c’est-à-dire un grand nombre d’anneaux désagrégés.
Il faut ajouter que le lendemain matin de chaque administration le malade avait pris 50 gr. d’huile de ricins.
Fatigué de n’obtenir qu’un résultat médiocre, et désireux de se débarrasser de son ennemi, cette personne me pria de mi donner un médicament plus énergique. Sachant que depuis l mgtemps les semences de courges étaient employées avec efficacité contre le ver solitaire, mais sous forme d’électuaire, je voulus essayer si réellement cette propriété tœniafuge était certaine, et je préparai une pâte avec tout le soin désirable, de la façon suivante :
00 gr. de Sdniô;r«es furent pilées et réduites en une pâte cxtrémcment-Ene avéc 50 er. de sucre et un peu d’eau de fleur d’oranger, et ic tout fut additionné d’un peu d’eau pour donner une consistance molle.
Cet éîectuairo fut administré le so : r vers cinq heures, et la personne prit un simple potage dans la soirée.
Le lendemain matin, c'îe prit 50 gr. d’huile de ricins, et d aux heures après elle rendait son tamia en entier, c’est-à-dire avec la tète.
Depuis, cinq expériences nouvelles m’ont donné le même résultat, et en une seule séance le tœnia a été éliminé après l’administration d’huile de ricins, à doses suivant les sujets atteints de ce terrible parasite.
Ces expériences ne viennent-elles pas appuyer l’hypothèse que nous avons émise tout a l’heure, c’est-à-dire que les semences de ourges n’agissent que par leur résine.
Et en e^èt, si nous nous reportons à la propriété que possède cette résine de se dissoudre dans l’huile, et que, d’un autre côté nous considérions ce qui se passe dans l’émulsion de courges, nous verrons que cette dernière n’agit que par la petite quantité de résine entraînée par l’action dissolvante de l’huile et, ce qui vient appuyer cette assertion, ce sont les résulta's obtenus jnr ce genre d’administration des semences, comparés a ceux que donnent les semences elles-mêmes.
En résumé, les Semences de Potirons et de Pépons ont fourni à l’analyse les résultats suivants :
De l’Huile en quantité notable, 59,2 OjO ;
De la Résine Acre et amère, unie à de la matière grasse ;
De la Caséine ;
De lEmulsine;
De la Gomme ;
Du Sucre cristallisable ;
Fn Acile particulier de nature organique.
Des Seis :
De la Dotasse, de la Chaux,, tle la Magnésie, de l’Alumine, du Fer (a l’état de protosel', du Manganèse, de l’Iode, à l’état de Carbonates, Phosphates, Sulfates, Chlorures et lodures et un peu de Silice.
Si les Semences de Courges agissent véritablement comme tœniafuge, pourquoi leur usage en thérapeutique ne succéderait-il pas complètement à celui du Cousso et d’autres anthelminthiques dont l’administration est souvent fort difficile, et les effets quelquefois très incertains.
Certes, je n’ai pas la prétention de vouloir combattre les propriétés curatives du Cousso et des autres vermifuges, mais personne ne contestera les grandes difficultés que toutes les préparations du bravera présentent dans leur emploi médical.
Puisque la Matière Médicale nous offre dans les Semences de Courges une substance ayant l’avantage de pouvoir être absorbée sans aucun dégoût, et dont les effets sont presque toujours incertains, pourquoi irions-nous chercher ailleurs un médicament fort coûteux, tandis que nous avons chez nous un vermifuge dont la valeur intrinsèque est presque nulle?
D’après les résultats qu’ont donné les recherches faites sur ces Semences, la seule préparation qui pût remplacer l’usage de i’électuaire, serait l’huile obtenue par le sulfure de carbone et dosée en capsules gélatineuses ou glutineuses; jusqu’au jour où l’on aura trouvé un procédé pratique pour isoler toute la résine contenue dans ces Semences.
Aux propriétés médicales des graines de Courges, viennent encore s’ajouter les ressources que l’industrie pourrait en retirer. Et, en effet, si nous regardons les différentes propriétés
de leur lmiie, nous voyons, non-seulement que le rendement est considérable, mais encore que cette huile peut trouver son emploi aussi bien dans l’économie domestique que pour tout autre usage commercial.
De nouvelles recherches seraient nécessaires sur la constitution des autres graines de Cucurbitacées, si l’on songe à tous les avantages que l’industrie pourrait tirer de ces Semences si répandues dans le règne végétal, et rejetées avec tant d’inditférouco.
Louis ROUSSE Al .
Vu :
M. RERTHELOT.
Vu, bon à imprimer :
Le Directeur,
A. CHATIN.
Vu et permis d’imprimer :