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Une atrophie du 4° muscle inter-osseux, une atrophie très nette des muscles de l’éminence hypothénar.
On ne note aucun trouble de la sensibilité.
La face musculaire est normale.
Les mouvements d’abduction de l'épaule sont douloureux mais possibles.
Les réflexes sont vifs.
Un examen électrique pratiqué a montré des chronaxies normales et pas de réactions de dégénérescence.
Le diagnostic de névrite du nerf cubital gauche a été fait ; son étiologie n’a pu être établi.
Chez cette malade, nous avons trouvé, pour une température ambiante de 23°, les températures locales suivantes .
Bras droit Bras gauche malade
Région deltoïdienne... 32°8 3 Pi Bras
Face antérieure...... sn à D 31°6
Face postérieure... ... 28°5 291 Avant-bras
Face antérieure...... 29°8 30°8
Face postérieure... ... 27°6 30°8 Main
RÉ TER ANNEE e 25°9 27°4
Hacerdorsales (2m 26°8 252
Bord Cubital.t 2:00 27°8 28°4
open =.
L'examen des températures locales montre encore ici une hyperthémie locale au niveau des régions innervées par le nerf cubital gauche atteint de névrite.
M. Charles L..., âgé de 59 ans, vernisseur, entré salle Piorry, le 14 février 1935, lit n° 29, pour une bronchite chronique.
A l’occasion de son examen, on note que ce malade présente au niveau du creux sus-claviculaire gauche et de l’aisselle du même côté, des cicatrices de blessures, consécutives à un accident survenu en 1905.
Au niveau du membre supérieur gauche, on note, à première vue, une grosse amyotrophie qui présente différents degrés.
Elle est relative sur certains territoires, où les muscles ne sont pas paralysés : certains muscles de la ceinture scapulaire.
L'abduction de l’épaule est très limitée.
L’adduction est normale dans son amplitude, diminuée dans sa force.
Le grand pectoral est atrophié dans ses faisceaux inférieurs.
Le grand dorsal, le grand dentelé, le coraco-brachéal sont atrophiés.
Au niveau du bras :
Le brachial antérieur et le biceps sont très atrophiés. Cependant la forme musculaire est satisfaisante.
PER, ÉUUME
Au niveau de l’avant-bras : on note une atrophie relative des fléchisseurs et du cubital antérieur. Une amyotrophie absolue.
Au niveau du long supinateur, des 1°” et 2° radiaux, du grand palmaire.
Ces muscles ont totalement disparus*; à leur niveau on trouve une gouttière.
La rotation de l'épaule est impossible.
La pronation est difficile.
Au niveau de la main : le territoire musculaire est intact.
On trouve des troubles de la sensibilité superficielle, une anesthésie totale, absolue du tact, de la douleur, du chaud et du froid : en bande au niveau de la partie externe de l’avant-bras et de la main.
Une hyperesthésie est notée au niveau de la partie externe du moignon de l'épaule et de la face antéroexterne du bras.
Cette zone d'hyperesthésie à un caractère spécial, se propageant à distance au niveau de l'index et du pouce où elle donne une sensation de fourmillements.
Le malade a noté que sa main gauche est plus froide en hiver que la droite.
En été, la main gauche est plus chaude et plus humide.
De plus, on note une sécrétion sudorale intense au niveau du creux de l’aisselle gauche.
Devant l'association et la disposition de ces troubles paralytiques et anesthésiques, on pense à un syndrome radiculaire supérieur.
= Chez ce malade, nous avons trouvé, pour une température ambiante de 21°, les températures locales suivantes :
Côté Côté gauche
droit malade
Creux sus-claviculaires........ 34° 392 Partie supéro-externe du thorax 34° 33°2 Moignon de l’épaule.......... 32° 29°2 Face antérieure du bras ...... 6 A 30° — 2 de l’avant-bras. 30°4 28°4
— — de la main.... 24° 24° Face postérieure du bras ...... 30°2 28°2 — —— de l’avant-bras 29°4 29°4 Face dorsale de la main...... 24° 24°
Les températures locales sont donc abaissées du cÔté malade. L’hypothermie est surtout nette au niveau du bras et de l’avant-bras, dont la plupart des muscles sont atrophiés.
La main, qui est intacte, ne présente pas de variations de température.
M. Edmond R.., âgé de 52 ans, employé de gare, entre le 12 février 1935, salle Piorry, pour une polynévrite alcoolique des membres inférieurs.
Le début de l'affection remonte à décembre 1934,
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il s'est manifesté par des fourmillements, des crampes, de la faiblesse des jambes.
Tous ces symptômes se sont accompagnés de signes d'intoxication éthylique : cauchemars, zOOpsie, tremblement, pituites matinales.
La marche de ce malade est devenue presque impossible.
Le pied droit du malade est tombant, et se porte en varus équin.
Les réflexes rotuliens et achilléens sont abolis.
Le réflexe cutané plantaire se fait en flexion normale.
Les troubles sensitifs sont ici importants : Le malade accuse des douleurs très vives : douleurs atroces, spontanées, continues, entraînant l’insomnie.
Objectivement on note une hyperalgie à la pression des masses musculaires.
On trouve des troubles trophiques :
La peau est sèche, écailleuse, les ongles sont cassants, striés, secs.
Mais on ne note aucune variation de la teinte cutanée.
Il existe une atrophie très nette des muscles des jambes, surtout à droite.
L'examen électrique a montré des réactions de dégénérescence des jambes, extenseurs et péronés.
Chez ce malade, on n’a trouvé aucune altération psychique : pas d’amnésie, pas de confusion mentale.
Ü n’y à pas de troubles sphinctériens.
Une ponction lombaire pratiquée a montré un liquide céphalo-rachidien normal.
Devant l'association de ces symptômes, le diagnostic de polynévrite éthylique a été porté.
Au niveau des membres inférieurs de ce malade, nous avons relevé, pour une température ambiante de 19°, les températures locales suivantes :
Face antérieure :
Jambe gauche Jambe droite
Cuisse : Triangle de Scarpa. 32° 32° Face externe...... - 29°1 30° Face interne .. ..;29°2 3012 Partie inférieure de la cuisse 28°2 29° CANON UE. dont 20° 299 Liber En nt st 258 Arf Face dorsale du pied...... 28°2 28°6
Face postérieure :
Jambe gauche Jambe droite
Partie supérieure de la cuisse 29° 29°6 Partie inférieure de la cuisse 27° 27°6 Creux-popliét 0-4... 26° 26°2 MONO Mere." 2) 26°6 TE
Plante du pied...:........ 25° 27°2
Dans ce cas de polynévrite alcoolique, la mesure de la température locale montre des variations de températures des deux membres.
La jambe droite, la plus atteinte, est plus chaude que la jambe gauche.
LD
Mme Alexandrine S..., infirmière, âgée de 35 ans, entre le 15 mars 1935, salle Lorain, pour une névralgie sciatique gauche.
Le début de l'affection remonte à septembre 1934, par des douleurs aiguës, vives, survenant par crises, qui, bientôt, sont devenues continues et ont obligé la malade à s’aliter le 18 février 1935.
Ces douleurs irradient à la face antérieure des cuisses, au péroné, mais suivent le trajet du nerf sciatique.
Ces douleurs sont continues, plus accentuées la nuit que le jour, elles sont exagérées par la toux, la défécation, les efforts.
On trouve un certain nombre de points de Valleix : points lombaire, fessier, poplité, rotulien.
Le pincement du tendon d'Achille n’est pas douloureux.
L'élongation du nerf sciatique, par les différentes manœuvres de Lasèoue amène une douleur immédiate.
Le signe de Bonnet est positif.
\ l'examen du squelette :
On ne note pas de déformation du rachis.
Le membre malade se place en rotation externe.
La marche est possible, mais l'appui sur la jambe malade est plus faible. |
On ne note aucun trouble de la sensibilité.
Par contre, on note une grosse hypotonie du fessier