‹ Etude des Températures Locales dans les Névrites et les Paralysies PériphériquesChapitre 9 sur 24 · DUBOIS WA · texte numérisé non relu

DUBOIS WA

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duisent un courant électrique d’une fraction de millivolt.

Les déviations de l’aiguille sont proportionnelles au rayonnement, on les note à partir d’un point qui varie avec l'équilibre thermique de la soudure, jusqu’à un point atteint sous l'influence du courant électrique résultant des variations de chaleur de la peau.

Pour éviter toute cause d'erreurs, tels que les courants de convection d'air échauffé par la peau qui arrivent à doubler les déviations de l’aiguille, on a placéun écran de sel gemme qui est transparent pour toutes les radiations infra-rouges jusqu'à 23 &, représentant presque les deux tiers de l’ensemble du rayonnement de la peau.

Ainsi les courants d’air, ceux de convection provenant de la peau, l'effet de la vapeur d’eau perspirée par voie cutanée n’ont aucune influence sur la pile.

Seul le rayonnement que l’on désire mesurer passe à travers l'écran et ainsi la mesure n'est pas entachée d'erreurs.

On mesure donc avec cet appareil le bilan de rayonnement : en effet, la peau émet un rayonnement infrarouge dont l'intensité totale est proportionnelle à la Æ puissance de sa température absolue, mais elle reçoit à son tour un rayonnement permanent des objets qui nous entourent.

I s'établit un bilan qui varie suivant les points et dont la température de la peau est la résultante.

Basé sur ces principes, l'appareil du Docteur J. SAIDMAN à l'avantage de réduire au minimum les dif-

ficultés des mesures, si gênantes avec les dispositifs antérieurement connus.

En effet, jusqu’à présent, dans les thermomètres à thermo-couples, on utilisait deux couples. L’un réalisant la soudure chaude de l’ensemble consistait en deux fils métalliques, engainés dans une aiguille pour les piqûres dans les tissus, comme les dispositifs clasques de CI. BerxarD et de D’ArRsoNvAL, ou soudés en boucle, comme dans l’appareil de BÉNÉDicT, pour la prise des températures superficielles.

Une autre soudure, dite froide, était placée dans une enceinte à température constante. On mesurait avec un galvanomètre le courant circulant entre les deux soudures et qui était sensiblement proportionnel à la différence de température entre les deux soudures.

Dans la pratique, il fallait procéder à des étalonnages et faire des corrections selon If température extérieure.

La précision du procédé entraînait des difficultés techniques, si bien que l'emploi de la méthode thermo-électrique était resté exceptionnel.

Dans l’appareil de SaïpmaN, le procédé a été simplifié par un dispositif réunissant en un seul appareil les deux soudures avec un porte-électrode maniable.

La soudure chaude est faite entre deux lamelles très minces, d’alliages doués d’un pouvoir thermo-électrique élevé ; ces lamelles assurent un contact assez large avec la surface de la peau ; de ce fait, elles sont mieux échauffées par les tissus et prennent plus exactement leur température.

1er Fees

Par ailleurs, la faible épaisseur, qui ne dépasse guère un vingtième de millimètre, leur donne une faible capacité calorique et les empêche de refroidir la peau.

Tout thermomètre électrique comporte des soudures froides ; dans le dispositif réalisé par cet appareil, celles-ci sont soudées à des masses métalliques volumineuses, qui servent de volant thermique et dont on connaît la température grâce à un thermomètre à mercure. Ce thermomètre possède un gros réservoir occupant tout l’espace compris entre les deux soudures.

Pour connaître la température d’un point de la peau, on applique celui-ci, tenu par une poignée, sur la région à explorer.

On lit au bout d’une dizaine de secondes. La déviaton de l'aiguille du millivoltmètre qui est gradué aux cinquièmes de degré. On connaît ainsi la différence de température entre la peau et les soudures froides qui est donnée par le thermomètre à mercure. Il suffit d’additionner les deux nombres pour obtenir la température cherchée.

Pour avoir des résultats aussi précis que possible, nous avons fait nos mesures point par point, région par région, le malade étant en repos complet ; enfin, nous avons opposé chaque fois la région saine à la région malade.

Grâce à cet appareil et à ces mesures, nous pensons avoir relevé les températures locales exactes au niveau des régions atteintes par les névrites ou les paralysies périphériques.

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