‹ Étude descriptive de la grande attaque hystériqueChapitre 70 sur 70 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

4“ — Période terminale. Délire post-hystéro-épileptique. Délire de paroles avec hallucinations; quelquefois délire d’action. — Les hallucinations consistent le plus souvent en des visions effrayantes d’animaux : chats noirs, rats, corbeaux, vipères, etc.

III. — Les attaques se succèdent le plus souvent pour constituer Vêtat de mal hystéro-épileptique, qui peut durer plusieurs jours, un mois môme, avec cent attaques et plus par jour.

lY. — Vétat de mal hystéro-épileptique n’a jamais la gravité de l’état de mal épileptique. — Deux faits l’en séparent complètement : 1° la possibilité d’arrêter les attaques par la compression de l’ovaire ou les autres moyens; 2° l’absence d’élévation thermique.

Y. — L’attaque convulsive ainsi décrite n’est pas spéciale aux malades de la Salpêtrière; on la retrouve avec les mêmes caractères chez les malades de la ville, en France comme à l’Étranger.

YI. — A l’état sporadique, comme nous l’observons aujourd’hui, l’hystéro-épilepsie comprend parmi ses symptômes, à des degrés divers de développement, tous les phénomènes qui ont, par leur prédominance et leur exagération, imprimé un cachet spécial aux grandes épidémies.

YIl. — L’hystéro-épilepsie, comme toutes les maladies contagieuses, emprunte les caractères particuliers qu’elle revêt en temps d’épidémie, aux causes et au milieu qui ont créé l’état épidémique.

YIIl. — Cette conception de l’hystéro-épilepsie, et de l’attaque hystéro-épileptique en particulier, permet d’y rattacher la plupart des grandes épidémies convulsives.

IX. — Dans les descriptions classiques de l’attaque d’hystérie vulgaire, ou petite hystérie, on retrouve au moins en germe les éléments de notre description. — La petite hystérie doit être considérée comme une atténuation, ou, si l’on veut, comme l’état rudimentaire de la grande hystérie ou hystéro-épilepsie. — La petite attaque n’est qu’un fragment atténué de la grande attaque.

IIÉSUMÉ ET CONCLUSIONS. 193

X. — La grande attaque d’hystérie peut se modifier de deux façons : 1“ par l’atténuation, la suppression ou l’exagération d’une ou de plusieurs périodes; 2° par l’immixtion des phénomènes habituellement étrangers à l’attaque, comme la catalepsie,la léthargie et le somnambulisme hystériques.

XL — La compression de l’ovaire, l’excitation des zones hyperesthésiées, les interversions du courant électrique, déterminent l’arrêt des convulsions, et le plus souvent ramènent la connaissance, quel que soit le moment de l’attaque où l’on fasse usage de ces moyens.

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