II. — Ces décrets sont des décrets d’amour et de miséricorde
3. — C’est l’amour qui a poussé le Père à nous donner son Fils, c’est l’amour également qui inspire le Fils dans l’accomplissement de sa mission de salut.
« Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le
JÉSUS : CE qu'il est venu faire
monde pour condamner le monde , mais pour que le monde soit sauvé par lui. »
Jean, iii, 17.
4. — - Tant que Jésus n’exerce pas son pouvoir judiciaire, comme il le fera au moment du jugement, il ne veut se souvenir que de son rôle miséricordieux de Sauveur.
« Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde pas, je ne le juge pas ; car je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde. »
Jean, xii, 47.
5. — S’il en est qui s’obstinent dans leur aveuglement, ils 11e le font que par un effet de leur malice ; de même que les ignorants qui se laissent éclairer et croient en Jésus, le doivent à leur fidélité à la grâce. C’est ainsi que Jésus est l’occasion pour chacun de se juger par sa propre conduite.
« C'est pour juger que je suis venu en ce monde, afin que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
Jean, ix, 3g.
6. — Toute sa vie Jésus l’emploiera à relever l’humanité de ses ruines et à la guérir de ses maux.
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« Le Fils de V homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
Luc, xix, 10.
7. — Il exercera son action personnelle auprès de ses compatriotes, et c’est dans ce sens qu’il semble restreindre sa mission rédemptrice.
ce Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Mat., xv, 24.
8. — Mais il n’exclut personne des bienfaits de la rédemption, et tout concourt, dans ses enseignements comme dans sa vie et sa mort, au salut de toutes les âmes.
ce Le Fils de l’homme n’est pas venu perdre les âmes , mais les sauver. »
Luc, ix, 56.
9. — Parmi les âmes qu’il est venu sauver, et sans négliger les justes qui ne peuvent l’être que par lui, Jésus s’attache surtout à poursuivre les pécheurs, comme étant ceux qui ont plus besoin de son secours.
Cf Je ne suis pas venu appeler les justes , mais les pécheurs. »
Mat., ix, i3.
10. — Pour convertir les pécheurs, comme pour perfectionner les justes, Jésus demande des
JÉSUS : CE qu’il est venu faire
sacrifices et exige la mort des passions; on ne peut être ses disciples à un titre quelconque, sans déclarer la guerre à sa nature de péché.
« TVe pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix , mais le glaive. »
Mat., x, 34.
11. — Par le fait des obligations sacrées qu’il impose à ses disciples, Jésus devient l’occasion de nombreuses divisions parmi les hommes, les plus proches parents eux-mêmes se tournant parfois en adversaires et en ennemis.
((Je suis venu séparer l'homme de son père et la Jîlle de sa mère , et la bru de sa belle-mère ; et l'homme aura pour ennemis ceux de sa maison. »
Mat., x, 35, 36.
12. — D’ailleurs, pour établir son règne dans les âmes et rendre efficaces les dons de sa grâce, il entre dans les desseins de Jésus de susciter des épreuves et des persécutions qui soient entre ses mains des moyens de purification et de salut.
((Je suis venu jeter un feu sur la terre, et que veux-je sinon qu'il s'allume ? »
Luc, xii, 49.
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