I. — Soi> état mortel
— Jésus, en associant la double vérité de sa divinité et de son humanité, oppose humblement sa condition mortelle de Fils de l'homme à la permanence de sa demeure dans le sein de Dieu.
JESUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MEME
cr Personne nest monté au ciel que celui qui est descendu du ciel , le Fils de l’ homme qui est dans le ciel. »
Jean, iii, i3.
2. — Venu pour sauver les hommes et leur être en tout un exemple, Jésus embrasse la pauvreté, vit et meurt dans le dénuement le plus absolu.
« Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des nids ; mais le Fils de Y homme na pas où reposer sa tête. »
Mat., viii, 20.
3. — Néanmoins, afin de gagner davantage le cœur des hommes, il veut vivre comme eux, d’une vie ordinaire et commune ; mais comme il est « un signe de contradiction » (Luc, n, 34), il devient, par cela même, un sujet d’hypocrite scandale pour ses ennemis.
Cf Le Fils de Yhomme est venu mangeant et buvant , et ils disent : Voilà un homme de bonne chère et adonné au vin , ami des publi cains et des pécheurs. »
Mat., xi, 19.
4. — Pour donner une intelligence plus grande de la puissance qu’il déploiera dans le Mystère eucharistique qu’il vient d’annoncer, Jésus fait
JÉSUS LE FILS DE l’hOMME
allusion à sa future ascension, tout en affirmant de nouveau sa préexistence éternelle.
« Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter ou il était auparavant ?... »
Jean, vi, 62, 63.