IV. — Son humilité
11. — Connaissant l’ascendant de l’humilité sur les intelligences, et afin de nous engager à profiter de ses enseignements, Jésus cherche à nous attirer par son humilité.
(( Prenez mon joug sur vous et recevez mes leçons, car je suis humble de cœur. »
Mat., xi, 29.
12. — L’humilité en Jésus n’est pas une vertu de circonstance, mais elle fait partie essentielle du mystère de l’Incarnation, où un Dieu, souverain Seigneur du ciel et de la terre, se fait serviteur et esclave.
« Le Fils de l’homme n’est point venu pour être servi, mais pour servir. »
Mat., xx, 28.
13. — C’est dans ce sens que Jésus, en tant qu homme, ne veut recevoir aucun honneur et qu’il n’accepte même pas qu’on l’appelle bon.
<f Pourquoi m’ appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. »
Marc, x, 18.
14. — Jésus se tient vis-à-vis de son Père dans un tel état d’humilité et de dépendance, qu’il se complaît à ne s’inspirer que de ses pensées et
JÉSUS ET LES VERTUS Qu’iL PRATIQUE 223
qu’il reconnaît ne pouvoir rien faire sans lui. Admirable attitude d’un Fils tout-puissant réduit volontairement à l’extrême impuissance.
(( Je ne puis rien faire de moi-même. »
Jean, v, 3o.